J'avais tout prévu.

On le dirait à Mamie pour son anniversaire, début novembre. On lui ferait un rébus ou une devinette, avec le nombre 10, pour lui faire comprendre que le 10e serait bientôt là. Papa disait que t'étais un garçon, que la légende veut que je ne donne naissance qu'à des mecs. Mais moi, évidemment, je savais que tu étais une petite fille. Marthe, ou peut-être Suzanne. Ça m'aurait pris des mois, mais j'aurais fini par convaincre ton père, tu sais.

Et puis tout s'est arrêté net, mercredi matin. A peine le temps de me faire à l'idée et déjà je n'ai plus rien de toi. Rien que des crampes qui me rappellent à quel point mon ventre est vide, à quel point j'ai mal.

Oh je ne suis pas à plaindre, je suis jeune, ça arrive bien plus qu'on le croit et j'ai déjà deux beaux enfants en pleine forme ! Je n'ai pas eu à essayer des années durant et tu es parti bien vite, mon bébé. D'ailleurs, je crois bien ton coeur n'a jamais battu. Oui mais alors, pourquoi je me sens si triste ? 

C'est normal d'être déçue, il paraît. Je suis pas déçue. On est déçue quand on veut acheter des chaussures en 39, mais que "Non Madame, j'en ai plus en stock, désolée". Je suis pas déçue. Je suis triste, et je suis seule. Seule, comme peut l'être une mère dont le petit, tout petit lien qui l'unit (elle et rien qu'elle) à son enfant tout juste germé au creux d'elle, se brise. Seule comme peut l'être la maman qui n'a rien dit, parce que "c'est mieux d'attendre". Je ne sais pas si c'est mieux. Si je l'avais dit, peut-être que mes collègues comprendraient pourquoi hier je me suis cachée les yeux rougis derrière mon écran. Peut-être que ma Maman me raconterait qu'elle aussi a déjà eu ça et alors je me sentirais mieux.  Peut-etre que je serais moins seule. Peut-être pas. 

Oui j'ai eu de la chance, la vie est douce avec moi, une famille, un mari, tes deux frères. J'ai tout. Mais je ne t'ai pas toi.

Tu es parti(e) comme tu étais venu(e), d'un coup d'un seul. Pas de Cytotec, pas d'hôpital, pas de curetage. Rien de bien méchant, somme toute. Juste la vie. Alors, pourquoi j'ai l'impression d'être passée sous les poings de Rocky ? C'est juste la vie. La vie qui s'en va ouais, la vie qui ne veut pas de moi. Elle est violente, la vie, des fois.  

5 petites semaines, 7 jours de retard de rien du tout.

Une fausse couche. Précoce et spontanée. Y a bien pire. Il paraît que des millions de femmes y passent, parfois même sans s'en rendre compte. Dommage, pas moi.

Ô cruel cerveau d'homme qui trace et qui s'embrase quand on te dit de ne pas t'enflammer. Les projets qui tourbillonnent, où mettra-t-on ton berceau ? Est-ce que tu arriveras en avance comme tes frères ? Comment on fera pour la voiture ? On sera bien cet été, tous les 5.

Cerveau, cœur et corps. Arrêtez-vous. Rendez-moi mon bébé. 

Qu'est-ce que j'ai raté ? Est-ce que je suis cassée pour toujours ? Est-ce que je saurais faire d'autres bébés ? J'ai peur. 

Il ne me reste rien de toi. Hier en te voyant partir, tout ce que j'ai su dire entre les "Oh non… Non… Non…" c'est "Au revoir". Je veux te dire au revoir, et garder une trace de toi. Je sais c'est égoïste. Mais si j'écris ces mots, c'est aussi pour me souvenir. Demain, dans un mois, dans 10 ans. Au revoir, mon bébé que je n'ai pas su retenir. Au revoir. 

Je ne sais pas si je vais publier cet article. C'est tellement intime, tellement douloureux. Et pour autant, je ne me sens pas légitime dans ma souffrance. Certains ne peuvent pas avoir d'enfants, du tout. D'autres doivent leur rendre visiste au cimetière. Alors j'ai honte. Honte d'avoir raté, de ne pas avoir su garder ce bébé que je désire tant. Honte d'être si triste alors que bordel, y a bien plus grave. 

Mais hier, quand tu es parti(e), que tu m'as laissée, j'ai trouvé du réconfort là, sur la toile. Des milliers de mamans qui ont eu le courage de témoigner, qui ont parlé, posé des mots. Ça m'a fait du bien. Et si moi, mon histoire faisait du bien à quelqu'un ? Ça vaut peut-être la peine d'aller au-delà de cette honte, et de briser mon silence ? Je ne sais pas…

 

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22 comments on “Au revoir”

  1. Oh… j'ai aussi perdu mon bébé précocement il y à 2 mois. Un bébé désiré, un petit frère ou petite soeur pour mon fils. 10 jours de retard, je ne voulais pas y croire, j'ai attendu pour faire le teste. Le lendemain je le perd… mais je m'étais déjà projeté, mon mari était tout content et puis la prise de sang le confirme ainsi que l'échographie… j'ai pleuré tout le week end et après j'ai regardé mon fils et je me suis dit que je ne voulais pas qu'il voit sa maman triste…  les témoignages sur internet m'ont aussi beaucoup aidé. Gros bisous. Et j'espère que bientôt un nouveau bébé s'installera ❤❤❤ 

  2. Tes mots me parlent tant. Je suis triste chaque fois que je lis une maman qui perd son tout petit. Si petit soit il, il était bien là pourtant. J'ai perdu aussi mon bébé, mon tout premier. Je repense à lui souvent, il/elle n'avait que 6 semaines, je ne saurais jamais qui il était. On ne fera jamais sa connaissance. A peine dans notre ventre que déjà tout s'écrit, sa date de naissance, son prénom peut être, les prochaines vacances, etc. Alors, c'est un véritable deuil qui s'enchaine, dur, long, très douloureux… Je te souhaite de doux moments pour surmonter ce dur moment

  3. Je ne sais que te dire dans de tels moments où la solitude et l'amour des siens suffit… Je voudrais juste pouvoir te serrer dans mes bras pour prendre un peu de ta peine et te proposer une épaule amie pour y pleurer. Tu es une si belle et si aimante maman qu'il est certain qu'un bébé viendra de nouveau tenter sa chance et s'accrocher fort à cette vie que tu lui promets.

  4. Coucou ma belle,

    Ton article m'a touché et m'a fait pensé à ce petit être qui est parti trop tôt et auquel je pense encore parfois malgré l'arrivée de bébé 3. A l'annonce de ma grossesse nous nous étions projetés tellement vite que je me suis sentie anéantie  et vide.

    Certains autour de moi on eu des mots durs comme "c'est pas grave tu en as déjà 2" ou "y a plus grave".

    Bien sûr y a plus grave mais je désirais tellement cet enfant, je voulais juste qu'on me laisse le pleurer en paix. 

    Alors ma belle tu as le droit d'être triste, tu as le droit de pleurer. Prends soin de toi et de ta belle famille.

    Bisous. 

  5. Courage ❤ je ne suis jamais passé par là mais non je suis certaine que ce n'est pas rien et que c'est un deuil à traverser… encore plus dur même peut-etre car on le traverse souvent seule avec son chéri. Alors plein de courage à tous les deux. Non ce n'est pas rien, il y a pire mais aujourd'hui tu traverses ton pire et ce n'est pas rien. Au revoir petit bébé. 

  6. Les yeux plein de larmes je t'envoie tout mon soutien, toute ma force aussi pour… pourquoi ? Il n'y a aucun mot dans ces cas là assez fort. On dit qu'on s'en remet, mais on ne sent remet jamais vraiment, ça reste une cicatrice à vif dans notre chair, dans notre coeur qui voulait tellement aimer, tellement rêver, tellement tellement… tellement de chose…

    Le cerveau humain est un sadique qui nous fait d'un amas de cellules une vie imaginée en quelques secondes : ses yeux, ses cheveux, le timbre de sa voix, son impert jaune sur la plage après la pluie (on aime les clichés), sa chambre…Des dessins dessinés d'une chambre imaginée en quelques minutes qui n'aura jamais vu le jour… 

    Le deuil d'une vie qui n'est pas, qui ne sera jamais, parce que même si il y avait, il y en aura d'autres (peut être), rien ne remplacera celle là, cette vie là arrachée à nous à ce moment précis… 

    Il y a un avant et un après, mais rassure toi, même si  la cicatrice reste, elle est visible pour qui sait regarder, on finit par apprendre à vivre avec, comme cette cicatrice qu'on a sur le front, elle fait partie de nous, de temps en temps on l'a touche du bout des doigts en se souvenant… Et on ferme les yeux, grande respiration… 

    Mais il  ne faut pas avoir honte, il ne faut pas se sentir mal vis à vis des autres qui attendent tous les mois de pouvoir eux aussi toucher du bout des doigts avant de se faire aspirer dans les joies des nausées matinales… La douleur n'est pas la même, même si la finalité reste un vide.

    Et oui il y a bien plus grâve, il y a toujours plus grâve pour les autres, mais il faut savoir être à un moment  un minimum nombriliste et se laisser aller à sa tristesse, sinon on ne vit plus, car si il y a bien plus grâve il y a toujours plus heureux que nous…Et non, non dans ces cas là il n'y a que nous qui comptons. Tu as le droit d'être triste, déçu, meurtri dans ton corps et ton coeur…Ca prouve tout simplement que tu es humaine.

    Je suis triste pour toi, pour vous, vraiment et sincèrement. 

    E.

  7. Oh ma jolie.. Je suis touchée en pleins coeur ta douleurs raisonne en mois.. Je n'ai pas les mots… Je ne les ai jamais trouver pour moi a chaque fois que cet arriver malheureusement.. Mais je t'envoie tous mon amour toute ma tendresse.. 

    On ne ce remet pas toujours de ça mais je te promet qu'on avance.. certes avec un pansement sur notre coeur mais on y arrive.. Courage pleure fort si tu en a besoin c'est normal c'est humain c'est sain.. et recentre toi sur tes 3 amours c'est ce qui compte le plus.. la vie est parfois voir même très souvent injuste mais on tombe et on relève.. je pense fort à toi 

  8. Oh mais…. Ça fait un moment qu à travers tes mots tu me touches beaucoup. Pas nécessairement parce que je vis les mêmes choses non, mais plutôt par empathie, je ressens ton émotion qui déferle dans mes veines comme si c etait moi… Jamais je ne commente, par pudeur, et parce que je me sens un peu bête aussi car les mots qui me viennent spontanément après chaque article difficile de toi c'est "je t'aime Delphine!". Comme une soeur. C'est con et c'est très brut mais c'est ce qui sort de cette boule au ventre lorsque je termine de te lire et ce n est pas la première fois. Alors quitte à passer pour une cinglée cette fois, je te le dis. Et j essaye de te l envoyer cette boule brute et lumineuse d amour et de douceur que j'ai en te lisant. Parce que putain que tu es forte et fragile à la fois. Et je n ai pas de mot pour ce que tu viens de vivre. Juste une présence chargée d'ondes de réconfort, une accolade chaleureuse et un chocolat fumant… 

    Courage, tellement courage… 

  9. Avant d'avoir mes bébés j'ai fait une fausse couche. On l'a su tard, 9 semaines de grossesse. On avait eu tellement le temps de se projeter. C'était violent. J'étais déjà une maman dans l'âme, mais une maman sans bébé. C'est SweetPrincess qui m'a "réparée". Si ce bébé perdu avait été là, elle pas. Alors je ne changerai rien à ce parcours qui a définitivement tué toute innocence vis-à-vis de la grossesse. 

    Prends le temps qu'il faudra pour faire le deuil de ce bébé et de tous ces possibles. Et puis dans quelques temps un autre bébé viendra et le soleil reviendra.

  10. Je suis désolée d'après cette triste nouvelle… je suis passée par là, pour ma première grossesse,à 10 semaines de grossesse j'ai appris que la grossesse s'était arrêtée et que le coeur du bébé ne battait plus. C'était une grossesse extra désirée, attendue et même si je voulais rester prudente évidemment je me suis projetée. Mes espoirs se sont littéralement brisés de fonder une famille. Evidemment l'entourage minimise beaucoup ce genre de choses, " c'est mieux comme ça, c'est la nature humaine, ce n'était qu'un tout petit embryon blabla blabla… cela arrive pour  40% des grossesses, c'est banal sauf quand cela arrive à toi c'est tout sauf anodin.

    oui c'était un petit fœtus de 4 mm, un amas de. Cellules  en somme,mais pour moi c'était mon bébé et je l'aimais tellement. J'ai pleuré des semaines, on se sent si seule, si incomprise. Mon compagnon était là pour me soutenir mais lui même avait du mal a comprendre ce que je ressentais. Et puis l'espoir est revenu, je suis retombée enceinte, et quelques mois plus tard j'ai une merveille de petite fille. Et le même miracle s'est produit une 2 et 3eme fois. Oui je confirme quand on a vécu cela, on a peur et on se pose des tas de queations: "qu'est ce que j'ai fait?, "suis je capable de mener une grossesse à terme? "Etc..

    Le 1er trimestre est très dur à vivre, on n'ose pas se projetter, on a peur que tout s'arrête. Mais on traverse tout cela, on y arrive, La vie continue, pas le choix pour son compagnon, ses enfants, il faut tenir bon.

    plein de courage dans cette épreuve, essayez de puiser de la force auprès de vos enfants, votre mari et j'espère pour vous que bientôt le soleil brillera à nouveau. Il faut garder espoir

  11. Celles qui ne l'ont pas vécu ne peuvent comprendre. Tu sais le genre de phrases de merde du style :"ca arrive dans 3 grossesse sur 5", ou alors "ce n était pas encore un bébé" ou "pourquoi tu te mets dans des états pareils pour un embryon qui n'était qu'un amas de cellules". Pourtant hormonalement tu étais enceinte, ton corps se préparait déjà et émotionnellement tu étais en marche pour une nouvelle rencontre maternelle. Tes sentiments sont normaux et tu as un deuil a mener. A ton rythme et a ta manière. La vie est une pute. Et ce n'est pas parce que tu as pu porter deux magnifiques enfants que tu n'as pas le droit de vivre ce deuil et cette perte pleinement. Oui rationnellement ce n'était qu'un tout petit amas de cellules en devenir. Mais dans le Coeur c'était ton bébé. Tes mots font écho à mon vécu. Et ne laisse surtout personne minimiser ce que tu viens de vivre!

  12. Il y a pratiquement un an, moi aussi j'ai dit au revoir à un bébé, mon premier. Nous l'avons appris à l'échographie du 1er trimestre et deux jours après, j'ai subi un curetage à l'hôpital. C'est dur, même encore maintenant. Je suis a terme de ma seconde grossesse aujourd'hui et je n'ai pas encore accouché. La peur et la tristesse sont toujours là.

  13. mes condoléances je suis désolée pour toi. Il y a toujours plus grave dans le monde, bien sur, mais ça n'empêche pas d'être triste ! Et c'est légitime. Je n'ai pas vécu ça mais si ça m'arrive ça m'aura fait du bien d'avoir lu tes mots c'est sur

  14. Il y a 14 mois je vivais la meme tragédie. J'avais galérer pendant 10 ans pour avoir mon fils et 2 ans après un cadeau de la vie s'installait en moi pour 2 petits mois. Et puis il est parti et il n'y a pas un jour ou je ne pense pas à lui. Plein de bisous de réconfort.

  15. Oh je ne sais pas quoi dire… Je ne l'ai pas (encore ?) vécu, ce n'est qu'une hantise pour moi alors je ne peux que m'imaginer ta tristesse et ton sentiment de solitude. Ils sont légitimes en tout cas et je t'envoie tout mon soutien et mon réconfort, même si c'est si peu de loin, derrière cet écran.

  16. Oh je suis si triste pour toi….

    Tes mots me touchent. J'ai fait une FC spontanée avant d'avoir mon fils. Je comprend tes mots, ta peine….

    Je t'embrasse! Saches que tu n'es coupable de rien.

  17. Une petite vie, tout un monde des possibles qui s'offre à notre esprit et une petite sensation secrète au creux de nous… cruel. Si la sensation disparaît personne ne s'en rend compte. Le château de cartes s'écroule dans la tête. Il n'y a pas d'explication. Pas de solution. C'était cette petite vie-là et aucune ne s'équivaut.

        D'autres petites vies te rendront visite. C'est obligé. Tu crois quand même pas avoir tant étudié la communication bienveillante pour rien ! Le destin t'enverra encore de quoi rêver / sourire / t'entraîner / criser / salir des mouchoirs à la porte de l'école maternelle. Si tu y crois (et tu y crois) achète une boîte de mouchoirs en papiers à tes prochaines courses. La vie a besoin qu'on lui montre notre confiance. 

    (Bon après tu peux l'utiliser AVANT les trois ans du bébé putatif, bon sang qu'il est laid ce mot… C'est le geste qui compte).

    Personnellement j'ai changé de voiture quand j'ai décidé que je voulais trois enfants (et que mon homme avait décidé l'inverse, au passage… mais il s'adapte vite à ma force de conviction). Résultat, une fois que j'ai eu techniquement de la place pour trois, comme par hasard…

    Du bonheur, du bonheur. Je te souhaite ça. Sans rien effacer. Juste repenser aux petites vies avec un demi-sourire attendri. 

  18. Tellement triste pour toi … un écho douloureux ici aussi …

    Bref, peu importe les stats dont on se contrefout quand on le vit, … Peu importe quand nos bb s'envolent, on y laisse des plumes… Tu as le droit d'avoir mal et de le dire… Je vais me permettre de te dire qch qu'une amie m'a dite : "ce bébé signifie que tout est possible et que cela fonctionne"

    Cela n'atténuera pas le manque, le sentiment de vide… Mais il permet de voir un coin de lumière dans ce merdier qui met à terre.

    Plein de bisous

  19. J'ai 2 garçons de 10 et 7 ans et il y a 4 ans on a décidé d'avoir un 3ème et dernier enfant avec mon Chéri. En Juillet 2013, j'arrête la pilule et je ne suis enceinte qu'en février.

    Lors de la première écho morpho, le 12 Mars 2014, le coeur de notre bébé ne battait pas, il avait cessé de vivre à 5 SA… Ca a été tellement douloureux… et attendre 2 semaines supplémentaires pour qu'ils fassent le curerage car il ne partait pas seul a été difficile aussi…

     

    L'été qui a suivi, j'étais de nouveau enceinte et même si je ne voulais pas m'emballer, on ne peut que déjà s'y voir avec le bébé… j'ai fait une première écho où on a vu l'embryon, où on a entendu son coeur battre, on était rassuré ! 

    Et puis écho morpho le 26 et un petit coeur qui s'était de nouveau arrêté…

    Dans la nuit du 27 au 28 j'ai été prise de contractions, je faisais une hémorragie et la poche était coincé donc je souffrais le martyr. Je n'ai jamais eu autant mal de ma vie ! J'étais une vraie sauvage dans la voiture qui nous conduisait à l'hôpital, je poussais des cris de bête… et puis ils ont percé l poche et la douleur s'est arrêté instantanément et ils m'ont fait le.curetage dans la foulée.

     

    Évidemment après ces deux pertes, je ne voulais plus entendre parler d'un petit troisième, je preferais qu'on reste tous les 4, c'était bien aussi d'avoir des enfants autonomes qui grandissent.

     

    Et puis en Novembre 2015, un test de grossesse positif, en janvier 2016 un coeur qui bat bien et un bébé qui grandit et grossit correctement.

    Aujourd'hui Ruben a 14 mois et si l'attente fût longue, je suis mille fois récompensée depuis. Mais il y aura toujours mes Petites Lueurs… et je pense à Elles chaque 12 Mars et chaque 28 Août…

     

    C'est une perte et une douleur qui ne s'oublient pas. Ils n'ont vécu qu'en nous et pour peu de temps mais ils prennent une place immense dans nos coeurs…

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