Catégorie : Un peu de sérieux

Des sujets un peu moins pouet-pouet-tape-moi-la-cuisse que sur le reste du blog. Je sais d’avance que ça plaira moins, mais si j’écris ce blog, c’est aussi pour moi les amis ! (Oui c’est très narcissique… mais c’est aussi, et surtout une catharsis*).

* si tu ne connais pas ce mot, je t’invite à ouvrir un dictionnaire, tu pourras ensuite l’utiliser pour briller en société et qui sait ? ça te sauvera peut-être la mise sur le plateau de « Qui veut gagner des millions ? » !

Ce vide au creux de moi

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On est le matin. J'écris jamais le matin. Souvent, j'aime me poser, réfléchir 100 fois à ce que je vais écrire, comment je vais le tourner. Mais pas là.

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C’est fini

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Je l'ai voulu. Je l'ai rêvé, même. Ce moment où on ne serait plus en symbiose, ce moment où il me lâcherait enfin la grappe. Enfin, le sein, plutôt.

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La culpabilité de la multipare

Avoir des enfants rapprochés, quand c'est un choix mûrement réféchi (=> si ça l'était, on en serait pas là !), c'est génial. Bon c'est aussi parfois bien chaud du luc, mais je veux décourager personne, alors je vais pas m'étendre sur le sujet.

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Et briser mes chaînes

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Peut-être que si je me pose là et que je réfléchis longtemps, très longtemps, j'arriverais à me souvenir de ce moment où j'ai glissé vers l'oubli, la négation. Mais je n'en suis même pas sûre.

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Trop ou pas assez

Je crois que très peu de personnes peuvent se rendre compte de ce que vit une Maman au foyer. Enfin, je veux dire, en dehors des mamans au foyer elles-mêmes. Et encore, je ne pense pas que toutes partagent ce sentiment que je ressens aujourd'hui.

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We Love Prema 2 – En route pour l’aventure !

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Tu t'en doutes, si je tombe l'attelle le temps de rédiger un article, c'est que c'est IMPORTANT. Et bah dans le mille, Emile ! Aujourd'hui, je brave la poucechotte attitude pour te parler de l'opération "We Love Prema 2", lancée par l'association SOS Préma.

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Maman

Maman,

Je t'ai adorée. Je t'ai maudite. Je t'ai jugée. Je t'ai aimée. Je t'ai rejetée.

Maman, j'ai cru te connaître mais la vérité c'est qu'aujourd'hui, je crois qu'on ne connaît sa mère qu'en devenant mère à son tour.

Je sais cet amour indicible que tu as ressenti quand je grandissais bien au chaud à l'intérieur de toi. Je sais cette vague qui t'a frappée de plein fouet quand je suis enfin sortie, au bout de 9 longs mois d'attente. Je sais ce besoin viscéral de donner le meilleur de toi, jour après jour.

Je sais ces nuits sans sommeil, ces moments de désespoir, mais aussi ces câlins et ces baisers, ces instants de grâce uniques, magiques. Je sais ces seins lourds, gorgés de lait, tétés amoureusement par un bébé assoiffé de tendresse.

Je sais cette peur chevillée à ton corps depuis ma naissance de me voir un jour souffrir. Je sais ce souhait de pouvoir me protéger coûte que coûte pour que jamais rien ne m'atteigne. 

Je sais cette fierté éprouvée aux premiers pas, aux premiers mots, aux premières lectures, au premier tour à vélo, à l'obtention des diplômes et du premier emploi.

Je sais cette sensation d'avoir le coeur brisé en mille morceaux quand je suis partie de la maison. Je sais cette satisfaction doublée de crainte de me voir amoureuse.

Je sais ce lien extraordinaire, unique et indéfectible qui nous unit. Celui qui unit une mère à sa fille. Celui qui aujourd'hui m'unit à mes fils.

Aujourd'hui Maman, je te connais enfin. Et je taime.

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L’ambivalence des sentiments

Hier, j'ai craqué. Trop de fatigue, trop d'épuisement, un pouce en moins depuis lundi, des douleurs, un bébé malade, un fils aîné en pleine crise d'opposition. J'ai perdu patience, j'ai perdu pied. je me suis sentie seule, abandonnée, persécutée.

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Nouvelle moi

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Bonjour vous ! Ce matin, j'ai posté une photo de ma nouvelle coupe sur Instagram, avec une légende de 12 pieds de long pour dire à quel point je me sentais bien. Tu me connais, je sais PAS faire court. Enfin en l'occurence si, j'ai su faire court en ce qui concerne… mes cheveux !

Et oui, tu ne le sais peut-être pas, mais j'ai la phobie des ciseaux, du coiffeur, et de tout ce qui se rapporte de près ou de loin à tout changement capillaire. Mes cheveux longs, je me les trainais depuis une éternité, depuis ma vie d'avant. Mais si, tu vois bien, le avant/après être maman. Bref, zéro coupe depuis 3, 4, peut-être même 5 an, je t'avoue que je ne sais même plus.

Je fantasme depuis toujours sur les cheveux longs, et j'ai été traumatisée (à plusieurs reprises) par des échecs capillaires cuisants (genre coupe à la garçonne sur cheveux bouclés, comment te dire ??). J'ai mis DES ANNEES à obtenir une longueur qui me satisfasse. Tu comprendras que je suis donc TRES TRES frileuse à l'idée de changer de tête. Tellement frileuse que je ne men rendais même pas compte à quel point ma crinière était devenue un poids, un carcan.

J'avais au départ envie, puis besoin de cette chevelure longue pour me sentir moi, me sentir protégée, en sécurité. Mais de refuge, elle est devenue prison. Là tu te dis "Mais putain, elle est complètement barrée celle-là, elle parle JUSTE de tifs". Ouais, mais n'empêche, mon rapport avec moi-même, mon physique, mon image est… complexe. Mais je crois qu'on est toutes un peu comme ça non ? Moi, j'ai PAS confiance en moi. Je me trouve pas affreuse, mais je suis loin, bien loin d'être un canon. En tant que boulet, j'ai pas la classe non plus, celle qui fait que même avec un sac poubelle, tu rayonnes. Non, moi je fais attention à ma coiffure, mes sourcils (hein Lalie !) et quand une personne me regarde avec un peu d'insistance, je me sens vite très mal à l'aise, en finissant toujours par me demander ce qui ne va pas chez moi.

Avec mes deux grossesses et mes bébés, j'étais protégée. Enceinte, tu es dans une sorte de cocon et même si t'es moche, cernée, flasque, nauséeuse et au bout du rouleau, tu as toujours quelqu'un pour te dire "Ma qué tou es belle ma chéééériiiieee". Pratique. Entre Hibou et Bouchette, j'ai pas vraiment eu le temps de me remettre sur les rails, je voulais pas, je le sentais pas. Il me fallait mon deuxième bébé. J'ai enchaîné et comme par miracle, j'ai perdu tous mes kilos de grossesse (ou presque, à 3 près), 5 ou 6 mois après la naissance de Bouchette, là où je n'avais rien perdu 9 mois après la naissance d'Hibou. J'ai commencé à me remaquiller, à me faire belle, à avoir ENVIE.

Et l'autre soir, à la veille d'un événement très angoissant pour moi, je me suis regardée dans la glace, avec mon sempiternel chignon perché sur le haut de mon crâne et… BLASITUDE. Y a un truc qui n'allait pas. J'en ai eu MARRE. Il FALLAIT que je coupe. Je n'y pensais pas, enfin pas trop, jusqu'à ce moment-là où c'est devenu une évidence, un besoin irrépressible.

Bon. En tant que trauma du cheveu, j'ai appris à ne pas couper DE SUITE. Toujours un temps de réflexion, TOUJOURS. J'ai donc coupé… 12 minutes 39 secondes plus tard ! J'avoue que si je n'avais pas eu mon amie Audrey pour me pousser au cul, je trainerais peut-être encore ma perruque avec moi. J'y suis pas allée de main morte. J'ai pris les ciseaux, une grande respiration et COUIC. Au moment où les lames ont tranché cette masse informe et triste, j'ai senti un POIDS énorme s'envoler de mes épaules. Truc de dingue. Oui, oui, je sais, c'est futile à mort. Ridicule, même.

Mais si tu es comme moi, que tu doutes de toi en permanence, que tu fais ton possible pour te trouver jolie mais qu'un regard ou une phrase peuvent ruiner ta confiance en toi en quelques secondes, alors je suis sûre que tu me comprendras. Se sentire belle, légère, se sentir SOI. Avoir CONFIANCE. Ça n'a pas de prix.

Coïncidence ou pas, à chaque grande étape de ma vie en terme de "maturation", j'ai coupé mes cheveux (la coupe garçonne d'ado prépubère ne compte pas). Au divorce de mes parents. J'avais les cheveux très longs. J'ai tout coupé, et je me suis sentie belle. Et légère. A 12 ans, je renaissais. Au moment où j'ai su que mon futur mari était l'homme de ma vie. Quand la pole a révolutionné ma manière de voir les choses et a commencé à fissurer cette carapace construite méticuleusement année après année. Et aujourd'hui.

Tu vois, je coupe si rarement mes cheveux que je me souviens de toutes les fois où je l'ai fait, ou presque. Aujourd'hui, je suis Maman, je suis moi, je suis où je dois être. Je révise mon CAP tant bien que mal. Je vais changer de route. Pas de vie, juste de chemin. Et je me sens tellement, mais tellement mieux.

C'était l'article fille du jour (voire de l'année, voire de quinquennat hein) ! Et toi, ça t'est arrivé de changer d'un seul coup dans un sursaut de lucidité ? T'as kiffé ou t'as regretté ?

 

 

PS : si tu as les cheveux bouclés, OUBLIE les coupes courtes. Mais VRAIMENT, ok ?

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Passer son brevet de secourisme

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C'est officiel, je suis secouriste. Je me sens tel un petit scout, tout intimidé et en même temps très fier de faire partie de la grande famille des Saint-Bernard. Oh, je sais, y a pas de quoi se faire mousser hein, je suis pas non plus devenue chirurgien cardiaque ou neurologue. Je n'ai d'ailleurs pas encore sauvé de vies à ce jour. Mais n'empêche, hier, j'ai passé toute la journée avec les formateurs de la Croix Rouge de Clamart. J'ai passé le PSC1, autrement dit, le brevet de secourisme.

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