Catégorie : Un peu de sérieux

Des sujets un peu moins pouet-pouet-tape-moi-la-cuisse que sur le reste du blog. Je sais d’avance que ça plaira moins, mais si j’écris ce blog, c’est aussi pour moi les amis ! (Oui c’est très narcissique… mais c’est aussi, et surtout une catharsis*).

* si tu ne connais pas ce mot, je t’invite à ouvrir un dictionnaire, tu pourras ensuite l’utiliser pour briller en société et qui sait ? ça te sauvera peut-être la mise sur le plateau de « Qui veut gagner des millions ? » !

J’y arrive pas

C'est toujours douloureux de se résoudre à regarder la réalité en face quand celle-ci n'est pas belle. Ou du moins quand elle en correspond pas à ce qu'on voudrait, à ce qu'on avait imaginé.

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2 ans

Il y a 2 ans, je me redressai avec difficulté dans mon lit, en pestant, pour aller faire mon 125e et dernier pipi de la nuit.

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Le jour et la nuit

Deux-freres

Depuis quelque temps, je m'interroge. Souvent une même question qui revient : comment peut-on être si proches et si différents ? Je veux bien sûr parler de mes deux fils ! Deux frères, un patrimoine génétique commun et pourtant, tellement, tellement de différences que je me demande parfois si les deux viennent bien du même endroit !

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« Faut que t’arrêtes »

Depuis quelques jours, je rumine. Je ressasse ces mots, cette phrase prononcée par une personne proche il y a environ un an. 

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Le jardin d’enfants

jardin_denfant

Ce matin, on est allés à un cours de portage. Je dis on, parce que j'y suis allée avec Hibou et Bouchette. Arrivés avec presque 30 minutes d'avance (tu la sens la motivation pour l'atelier de portage là ??), on fait un petit tour dans le coin, et je repère de loin un espace vert, peut-être un parc ? Je propose à Hibou d'aller voir, peut-être qu'il pourra jouer en attendant l'heure…

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Le jour où je me suis perdue…

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Tu viens de partir. Pas loin, pas longtemps. Mais mon coeur de maman saigne tellement fort. Un an et demi que mon rôle dans la vie se résume à toi. Et tu n'es plus là.

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Lettre à Hibou

Mon petit Hibou…


Une fois de plus, je vais me coucher et juste avant de fermer les yeux, je regarde ces milliers de photos de toi que j'ai prises jour après jour, au gré de tes facéties, des tes colères, de tes rires…

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Je suis enceinte.

Bon ben voilà, ça y est. Fallait le temps que ça monte au cerveau. Enfin, au cerveau… au coeur plutôt. Oui, je sais, je suis lente, TRES lente. Quasiment 5 mois, c'est plutôt pas mal. Je ne m'en rendais pas compte, mais j'avais VRAIMENT besoin de savoir qui s'était niché au creux de moi pour apprivoiser cette grossesse.

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Reprendre le fil…

Comme souvent, quand je ne sais pas quoi dire, quand les mots me manquent, je me suis tue. Il y a eu tellement de brouhaha, un tourbillon d'images, un flot ininterrompu de paroles, d'infos, d'intox, de commentaires, d'avis, d'injures… Il y a eu l'horreur, puis l'élan d'une nation meurtrie en profondeur, qui se lève et qui marche. Je ne peux pas faire comme si rien ne s'était passé. Mais je n'ai pas envie d'en parler ici. Je ne peux pas faire comme si rien n'était arrivé. Mais je ne peux pas, je ne veux pas, m'arrêter de vivre. Au contraire.

Tu me connais, je suis une hypersensible. Et enceinte. Je te laisse donc imaginer l'impact des derniers événements sur mon moral, mon sommeil, mon alimen… Ah non, elle, elle va toujours bien ! Oh bah quoi, on va pas s'empêcher de rire, non plus ! Rire, c'est ce qui emmerde tant les gens qui aimeraient qu'on ne rie plus de rien. Qu'on ne danse plus. Qu'on ne chante plus. Qu'on ne joue plus. Et bien moi, je les emmerde tous autant qu'ils sont, les extrémistes, les terroristes, les je-vais-te-bouffer-ta-libertistes.

Les attentats de la semaine dernière m'ont un peu (beaucoup) coupé la chique. J'avais envie d'écrire, sur tout un tas de choses. Mais était-ce vraiment important ? Quand d'autres ont été tués pour avoir osé dénoncer des faits d'actualités qui dépeignent si bien notre société ? D'un seul coup, on se sent un peu con là, à déballer sa petite vie, à parler de purée d'épinards et de couches débordantes… Bref, l'envie m'est passée.

Et puis, j'ai réfléchi. Mais si tu te tais Delphine, si tu te plonges dans la morosité, si tu commences à rejeter ce qui te fait vibrer, ce qui te fait rire et pleurer, alors, que reste-t-il ? Ben pas grand chose, mes pauvres ! Donc me revoilà…

Je n'ai pas envie de revenir sur l'horreur, de remuer la merde, comme on dit. Les médias le font très bien sans moi. Simplement, l'horreur de la semaine passée m'a juste mis une grosse claque, qui m'a propulsée des années en arrière et fait repenser à 2 oeuvres que j'ai lues, et qui m'avaient à l'époque vraiment secouée.

La première chose à laquelle j'ai pensé quand j'ai su que l'attentat visait Charlie Hebdo, c'est cette citation extraite du Roman de la Rose, d'Umberto Ecco : "Le rire est le propre de l'Homme". C'est tellement vrai. Si on nous enlève ça, alors… alors, je sais pas moi, mais ça me fait pas envie. Et quand on connaît l'histoire du Nom de la Rose, où des religieux catholiques extrémistes (bah oui, on est à l'époque de l'Inquisition quand même, et oui, des extrémistes, y en a partout, bodel !!) tuent à tort et à travers pour éviter que justement LE livre écrit par un philosophe grec, réputé comme détenant les clefs de la sagesse soit retrouvé et exposé au grand jour, ça donne à réflechir. Autre époque, autre religion, et pourtant… Finalement, ça doit être vraiment humain de vouloir tuer l'humanité (dans le sens de caractéristique qui fait de nous des Hommes).

La deuxième oeuvre à laquelle j'ai pensé, un peu plus tard, c'est cette nouvelle de Dino Buzzati : "Pauvre Petit Garçon". Je ne vais pas m'étendre sur le sujet, parce que la chute est terrible et effroyable et si jamais il vous prenait l'envie de la lire (elle doit faire 3 pages, donc allez-y), je veux pas spoiler ! J'arrive même pas à dire ce que je ressens en lisant ce texte, ni pourquoi j'y ai pensé en de telles circonstances. Rapport au fanatisme, certainement. Et à ceux qu'on pointe du doigt comme seuls et uniques responsables des plaies qui nous accablent alors que je crois fermement en la notion de responsabilité collective. Et en tout un tas d'autres choses, qui mériteraient que j'écrive une thèse. Mais je vous avoue que j'ai grave la flemme.

Enfin, je terminerai juste ce retour sur le devant de ma scène bloguesque en vous disant que de tout le denier numéro de Charlie Hebdo, la caricature qui m'a le plus fait marrer représente Jésus sur la croix, sur une plage avec plein de touristes en train de bronzer. La légende dit "Attention aux coups de soleil", et Jésus appelle à l'aide "Euh… quelqu'un pourrait me retourner ?!". J'ai trouvé ça hilarant. Je suis catholique. Je suis Charlie.

 

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Adieu Berthe

Quelque part en Charente, milieu des années 90. Un déjeuner dans le jardin des grands-parents. "MERDE ! J'en ai encore foutu plein mes lunettes !!" Echanges de regards sidérés entre ma soeur et moi. "Haaaaan Mamouchka !!!! T'as dit merde !!"

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