Quand je ne serai plus fatiguée par toutes ces nuits sans sommeil.

Quand je ne serrerai plus vos petites mains moites et potelées sur le chemin de l'école.

Quand je ne verrai plus de barquettes à la fraise ni de Prince au chocolat en ouvrant mes placards.

Quand je ne me retournerai plus 100 fois pour vérifier que j'ai bien fermé la barrière de la cuisine.

Quand je n'aurai plus mal au dos à force de vous porter.

Quand je ferai pipi tranquille, sans devoir jouer aux Playmobils ou lire une histoire depuis la cuvette.

Quand je ne vous caresserai plus en passant mes doigts dans vos longs cheveux.

Quand je boirai mon thé encore chaud.

Quand je ne serai plus assourdie par le vacarme de vos "Maman !! Mamaaan !" incessants.

Quand je n'aurai plus ni biberons, ni Doliprane en sirop dans mes tiroirs.

Quand je n'aurai plus peur d'attraper une conjonctivite ou une gastro en un baiser.

Quand je ne choisirai plus vos petits habits tous les soirs pour le lendemain matin.

Quand vos bras ne seront plus mes plus beaux bijoux autour de mon cou.

 

 

Quand ce temps-là viendra, tout me manquera.

Alors, pour ce soir, et pour quelques temps encore. Laissez-moi mes nuits sans sommeil, laissez-moi ces petites voitures dans mon sac à main, laissez-moi vos miettes sous la table et vos éclats de rire. Laissez-moi profiter de chaque instant avec vous, mes fils, mes amours.

 

Je vous aime tellement.

 

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7 comments on “Quand”

  1. Ton article est tellement touchant. 

    Ici aussi parfois on crie trop, on blâme, on laisse laisse filer les rires par l'agacement…  Puis on s'en veut, on y repense, on pleure, on s'excuse. On fait un tour en mangeant des bonbons et ça repart plein de bonnes résolutions jusqu'à la prochaine crise. 

    Courage tu es une maman en or.  Et tes fils seront fière de toi et de ceux que tu auras fait pour eux. 

    Aller allons sniffer du petit cou, et trifouiller des cheveux tout doux.  En espérant que les prochains jours seront plus doux. 

    Des bisous 

  2. Trop mimi! Oui des fois on a cette nostalgie d'avance…Remarques bien que déjà, dès qu'on a enfin un peu de temps pour nous et qu'ils ne sont plus dans nos pattes, il ne se passe pas si longtemps avant qu'ils commencent déjà à nous manquer…Tout le paradoxe parental!

  3. Avec l'amoureux on se demande souvent ce que l'on pouvait bien faire avant d'avoir des enfants, et comment on a osé dire qu'on était fatigué ^^ Tous ces petits moments et ces petites choses remplissent nos vies de tant de bonheur même si au moment T chouineries, fatigue et frustrations aidant on ne s'en rend pas toujours compte. Profitons en 🙂

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