Mon bébé soleil, mon chien-chat, mon rat des bois. Ma glue, mon Raymond, mon Chipogluts.

22 mois que nous sommes comme chien et chat toi et moi, 22 mois que j’ai l’impression d’être sur des montagnes russes avec toi. 22 mois que je me braque, souvent, bien trop souvent quand tu me sollicites.

Et 4 petits, tout petits, mais merveilleux jours que je te découvre.

Un gros dormeur, capable d’enquiller 14 heures de sommeil sans te réveiller.

Un petit cascadeur qui n’a pas froid aux yeux et serait prêt à tout (mais vraiment tout) pour un morceau de COCOYA.

Un grand charmeur qui me fait des bisous et des clins d’œil à gogo.

Un farceur espiègle qui aime me faire rire en faisant le pitre à table.

Une vraie pipelette qui imite tous les animaux et parle sans jamais t’arrêter. Tes mots préférés ? Maman, Cocoya (chocolat), Gakeu (gâteau) et A BAAAAAB (à table).

Un mélomane qui adore la musique et qui danse comme personne.

Un sprinter quand il s’agit d’aller déjeuner, et que je vois ta micro-tête tracer en dodelinant dans le couloir, avec tes cheveux fous tout partout. A BAB, A BAB !

 

Tu étais là tout ce temps-là et je n’avais jamais vraiment vu tout ça.

Oh pardon, mon Gustave, pardon, moi qui croyais te connaître !

Tu es un sacré numéro… Oui, le numéro 2 en réalité. Celui qui n’a jamais eu Papa-Maman pour lui tout seul. Celui qui dès la naissance a dû partager ses jouets, mon temps, et mes bras.

4 jours avec toi et je te découvre. Un petit garçon casse-cou, drôle et aimant. Je te demande pardon, mon Goustouflouss, pardon de n’avoir pas su voir tout ça avant, pardon de passer autant de temps à te dire « non », « attends », « je reviens », « plus tard » et « c’est pas possible ». Pardon d’être souvent énervée à cause de la frustration de ne pas pouvoir répondre à toutes tes demandes… et d’être désagréable avec toi, alors que la frustration est mienne.

Tu as une sacrée trempe et un coffre à percer tous les tympans à 3 km à la ronde. Il m’aura fallu tout ce temps pour voir et comprendre tout ce que tu cachais derrière ça, tout ce que je ne soupçonnais pas. Ta patience, ta douceur, ton humour.

Mon petit Gustave, ces 4 jours rien qu’avec toi ont été un pur délice qui m’aura marquée pour toujours.  Je te promets, mon Gustave, de recommencer, et surtout, je te promets, mon Gustave, d’ouvrir grand mes yeux, mes oreilles et mes bras pour toi. Mon cœur, lui, t’appartient comme à ton frère, depuis la première seconde…

Maman

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2 comments on “Toi”

  1. Que c'est beau ! Je me demande chaque jour si je parviens à accorder autant à l'un qu'à l'autre… Mais ma petite puce (10 mois) profite encore aujourd'hui de ma persévérance au début de l'allaitement que je n'avais pas eu pour son grand-frère. Ça nous fait des moments juste à nous. Et puis, un week-end sur deux et la moitié des vacances scolaires, mon grand va chez papa. Papa est celui de mes deux enfants mais s'est sauvé au début de ma seconde grossesse dans les bras d'une autre et n'a pas reconnu ma puce à sa naissance. Alors même si c'est injuste pour ma fille, si je cache toute ma rage derrière mon sourire, je positive et me dis que pendant ce temps où mon grand n'est pas là, elle m'a pour elle seule… On fait du mieux qu'on peut en tant que maman de toute façon ! 

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