TBC- semaine 7

La dernière fois que j'ai parlé TBC (oui, je sais, je suis un peu chiante avec mon TBC, mais bon, que veux-tu, je raconte ma vie ici, et comme tu sais, elle est passionnante), je venais de terminer la semaine 4, et je ne me sentais plus pisser. J'étais tellement fière d'avoir tenu, d'avoir fait un tiers du chemin. Et me revoilà. J'ai fait plus de la moitié. Moi, Delphine, la molle de la guibolle, la fille qui baisse les bras souvent, très très souvent.

La fille qui a commencé il y a 7 semaines en se disant "A quoi bon, de toutes façons, tu tiendras pas 3 jours ma vieille". Et puis petit à petit, c'est devenu un combat contre moi-même et mon laisser-aller, une histoire de fierté. Passées les premières séances dans le stress du chrono, la jalousie et la démotivation de "putain mais elles y arrivent toutes et pas moi", j'y ai pris goût. Enfin, au TBC, pas vraiment ma foi. Mais mes séances de sport, où je transpire, où je ne pense à rien, où je m'occupe de moi, ça oui. J'ai relâché la pression, j'ai renoué avec mon corps et ces sensations qui me manquaient tant depuis l'arrêt brutal de la pole et du running en juillet 2013 pour cause de gestation hibouesque.

3 ans quoi. Franchement de l'écrire me fait mal au cul, je vous le dis. Je n'ai jamais été sportive. Au collège, j'oubliais exprès mes affaires pour ne pas avoir à faire de sport. Jusqu'au jour mémorable où cette pwute de prof nous a fait jouer ma mailleure amie et moi au basket, en chaussettes stp. Après ça, je n'ai curieusement plus oublié mes affaires. Au lycée, j'ai fait très fort, même si je m'en serais évidemment bien passée, une opération du genou entre la 1e et la terminale a fait que je me suis retrouvée dispensée de sport au bac. Bref, tu vois le topo. La meuf qui se cachait derrière chaque brin d'herbe, chaque micro caillou pendant ces fucking tours de stade en athlétisme, c'est moi.

Et un jour, sur un coup de tête, à 27 ans, je suis sortie du boulot, direction la pole dance. J'ai pas pris de cours d'essai, j'ai pas payé à l'unité. Non, moi qui ne connaissais rien de rien, moi qui haïssais le sport, j'ai payé cash 10 cours d'un coup. 250 euros en billets de 10 et de 20, tu les sens passer, crois-moi. En rentrant chez moi, j'ai pleuré des larmes de sang. J'étais nulle, je n'allais pas y arriver, j'avais foutu 250 balles par la fenêtre. La prof, c'était une malade, une tortionnaire, un robot. Le lendemain, j'ai dû annuler tout ce que j'avais de prévu pour le week-end tellement je souffrais, mais VRAIMENT. Mon corps était une plaie béante. Et pourtant. C'était trop tard, j'étais mordue, contaminée. Petit à petit, j'ai polé, une fois par semaine, puis deux, puis tous les jours. J'ai acheté une barre pour en faire chez moi. Je polais le matin, le soir, je me levais plus tôt pour faire des pompes et des assouplissement avant d'aller bosser, j'ai installé une barre de traction. J'ai commencé à courir aussi, pour améliorer mon cardio. J'ai fini par donner des cours, moi la nulle en sport, la dispensée, la sécheuse de cours de gym. Comme quoi.

Des trucs de malade quand on connait mon passif. Tout ça pour dire que tout peut arriver. Mais vraiment. Il suffit juste de trouver LE truc qui nous motive. Ma première motivation pour faire le TBC était que j'ai payé 40e pour un putain de pdf, et que donc, j'allais le faire, et jusqu'au bout, parce que 40e c'est pas rien quand même. Ma seconde motivation, ça a été ce déclic quand je me suis prise en photo dans le hall de ma copine. Le facteur déclenchant dirons-nous. Ma troisième motivation, c'est de remonter sur une barre et de prendre du plaisir comme avant, sans être trop freinée par un corps qui ne me suit pas dans mes délires.

Quand parfois je suis fatiguée, ou patraque, que j'ai juste envie de me poser dans le canap et que je commence à me dire "Oh, je le ferai demain…" je repense à toutes ces raisons qu'i m'ont fait commencé et ça me donne la force de continuer. J'avance petit à petit, séance par séance, abdo par abdo, squat par squat. Curieusement, depuis mon déclic de la semaine 4 et cette séance où j'ai juste pensé à m'amuser, les séances sont beaucoup plus faciles (forcément, je compte pas vraiment, je fais les exercices que je peux, comme je peux, ça aide à garder la patate) et agréables. Le plus dur étant vraiment de s'y mettre.

Dans un monde où on a tout, tout de suite, le Top Body Challenge est un VRAI challenge dans le sens où il faut savoir se montrer patient, persévérant, confiant, constant et discipliné. Pas facile avec tous ces nouveaux comportements dont nous avons l'habitude. Je suis fière d'avoir eu cette patience, d'avoir persévéré, de m'être dépassée. C'est dur, oui, et long aussi, mais quel bonheur de voir nos efforts se mettre à payer, enfin !

C'est tout bête mais je remets depuis 1 semaine et demi une vraie tenue de sport. L'habit a beau ne pas faire le moine, moi dès que j'enfile ma brassière, je sens cette âme de battante et de sportive renaître en moi. J'arrive de plus en plus à regarder mon reflet quand je m'exerce, pas par narcissisme, non, mais pour corriger mes positions et optimiser mes efforts.

Ce même reflet que je regarde aussi parfois un peu plus longtemps le matin, en me disant "Ah oui, quand même". Parce que d'un seul coup (je trouve), mon corps s'est sculpté. Cela fait un moment que je ressens les bienfaits d'une activité physique, que ce soit sur le plan physique ou moral. Mais je ne voyais rien. Et la balance non plus. L'autre jour, ma maman m'a dit "Tu as bien maigri dis-donc !!" Non. Je n'ai pas perdu un gramme. Mais par contre, je me suis raffermie. Et depuis la semaine 6, je ressemble carrément moins à une bouteille d'Orangina avec toute sa pulpe en bas. Et ça tu vois, ça a de quoi me motiver pour les 5 toutes petites semaines qu'il me reste. Ca et ce moment où, aprèss la dernière séance de la dernière semaine, je pourrai enfin dire "je l'ai fait".

TBC semaine 7 Total corps

Share Button

2 comments on “Top Body Challenge – semaine 7”

  1. Bravo, super fière pour toi… Je regardais mon ventre ce matin apres grossesse (bébé à 7 mois!) et je me dis il faut que je refasse mes abdos. Non, ce n'est pas une histoire de poids. J'ai perdu 8kg par rapport à mon poids avant grossesse mais c'est pour me raffermir. 

     

    J'étais assez sportive au lycée mais j'ai tout arrêté après. Ensuite, j'ai rencontré mon fiancé et il allait à la salle de sport régulièrement… On y allait ensemble jusque 4 fois par semaine, je faisais pas mal de velo… Et voilà, grossesse arrive et j'ai été malade comme un chien pendant 9 mois… 

    Bref, ce long commentaire pour te dire que tu me donnes envie de me remuscler, de me raffermir… Et te voir, avec tes deux enfants, sachant qu'ils sont malades, et tu t arrives. Alors non je ne vais plus à la salle de sport, mais je peux faire des exercices dans mon salon!! Yes I can!!

    merci pour la motivation et encore félicitations !! 

     

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *