Hier, j'ai craqué. Trop de fatigue, trop d'épuisement, un pouce en moins depuis lundi, des douleurs, un bébé malade, un fils aîné en pleine crise d'opposition. J'ai perdu patience, j'ai perdu pied. je me suis sentie seule, abandonnée, persécutée.

Je ne sais pas pourquoi, j'ai choisi d'en parler sur les réseaux, de montrer mon désarroi, mes larmes, de me mettre à nu devant vous. Par solitude sans doute, pour que quelqu'un me dise "Ne t'inquiète pas, ÇA VA ALLER". Vous avez été nombreuses à le faire. Des dizaines à me soutenir, à me tendre la main, à me dire qu'on avait toutes des phases d'abattement immense, que j'allais m'en sortir, que si j'avais besoin de parler, vous étiez là.

Je n'ai pas de mots pour vous remercier. Je n'oublierai jamais cette vague de solidarité, cet élan de soutien qui m'a réchauffée et redonné du courage au moment où je touchais le fond. vous avez été tellement nombreuses, que j'ai eu envie de venir parler ici un peu plus longuement de cette relation complexe que je partage avec Bouchu.

Quand Hibou est né, j'ai pleuré de joie, une vraie explosion de bonheur, de l'amour maternel inné, à profusion. Comme tu le sais, il a dû aller en réanimation à peine sorti de mes entrailles. Quand Bouchette est né, l'explosion n'a pas eu lieu. En tout cas pas comme pour la première fois. Je crois que je n'ai pas osé. Trop peur de me noyer dans ce tsunami sentimental pour être à nouveau séparée de ma chair. Un peu après, seuls dans notre chambre, je me souviens de ce moment où, amoureuse, je le regardai pour la première fois avec insistance et de ce sentiment confus que j'ai ressenti, un mélange de bonheur et d'angoisse. Avec son frère, au fil du temps, c'étaient 17 mois de complicité, de rires, de câlins que nous avions partagés, un milliards de rituels, des guilis lors des changements de couches, aux caresses sur le dos avant d'aller dormir en passant par le câlin-brossage de dents. Mais lui, ce bébé-là, je ne le connaissais pas. Je me suis sentie si seule et démunie… Tu viens de moi, je te connais, je t'aime, mais qui es-tu ? Un étranger.

Oui, c'est ce que j'ai ressenti. Je me suis retrouvée face à un étranger. Je ne savais pas ce qu'il aimait, ce qu'il n'aimait pas, comment le prendre ou lui parler. J'avais tout oublié des premiers jours d'Oscar et surtout, ce qui était venu automatiquement pour l'un, ne venait pas pour l'autre. Dès les premiers jours, j'étais comme consternée, démunie face à ce nouveau-né qui venait perturber ma petite vie bien orchestrée, réglée comme du papier à musique.

Evidemment, nous avons voulu cet enfant, moi la première. Je l'ai porté (souvent à bout de souffle d'ailleurs) et attendu pendant 8 longs mois. Pendant ma grossesse, je sentais déjà un lien très particulier, indescriptible se tisser entre nous. Chaque lien mère-enfant est particulier, évidemment, mais ce que je veux dire, c'est que je sentais déjà cette hypersensibilité chez lui, cette communication non-verbale entre nous. J'avais l'impression qu'il me connaissait par coeur. Dans nos conversations, je l'appelais mon bébé sourire, mon bébé soleil. Parce que lui seul savait… Lui seul savait à quel point je l'attendais, je le désirais, à quel point j'avais besoin de lui.

Peut-être que c'était trop pour son petit coeur. Trop d'attentes, trop d'amour, trop de tout. Toujours est-il qu'à sa naissance, le démarrage fut difficile. J'étais préparée à avoir un bébé. Mais pas un second bébé. Comme si je pensais avoir Hibou d'un côté et Bouchette de l'autre, mais pas les deux ensemble. A POSTERIORI (et avec un regard extérieur bienveillant),  je me dis aujourd'hui que peut-être je lui en ai voulu d'être là, de venir mettre fin à l'idylle que je partageais avec son grand frère, de faire voler en éclat la dyade mère-fils qui existait entre nous.

Très vite, j'ai remarqué que Bouchu n'avait rien en commun avec son frère. Le jour et la nuit, comme je te le disais ici. Il se mettait à hurler dès que je disparassais de son champ de vision, dès que je le posais, dès que je sortais de la pièce. Les coliques n'ont rien arrangé. Heureusement le portage et l'allaitement furent (et restent encore aujourd'hui) notre planche de salut, notre terrain d'entente.

C'est assez inimaginable pour celles et ceux qui n'ont jamais vécu pareille situation avec leur enfant. Bouchu est capable de lutter contre le sommeil des heures (des jours ?) durant. On pourrait le laisser pleurer 3 heures, qu'il ne s'endormirait pas pour autant. Il a pleuré de vraies larmes dès ses premiers jours, flots ininterrompus qui roulaient sur ses joues écarlates et ne se tarrissaient qu'une fois dans mes bras (et encore). Refus en bloc de la tétine au profit du sein, où il pouvait rester parfois plus de 3 heures d'affilée (à boire). Des hurlements à chaque manipulation, des sourires très tôt aussi, à chaque prise à bras pour changer sa couche, puis des pleurs stridents au moment de le poser sur la table à langer, l'air de dire "Mais tu m'abandonnes, Maman ! " Impossible de le laisser seul sans qu'il ne pleure toutes les larmes de son corps. Oui, c'est difficile à croire. J'en ai entendu des "Oh mais il finira par se calmer", des "Attends, je vais l'endormir, moi", des "Mais qu'est-ce qu'il a ? Il est malade ?"

Non. Il n'est pas malade. Il n'a "rien". Il est juste lui. Mais à quelques semaines ou quelques mois, il me semble évident que l'enfant est en grande partie le reflet de ses parents : une boule de sentiments, d'émotions, qu'il reçoit, digère et restitue à sa façon. D'où cette question qui m'a longtemps hantée et qui me hante encore "Qu'ai-je fait ? Qu'est-ce que je fais mal ? Pourquoi est-il comme ça avec moi ?".

Comme je le disais, il est extrêmement difficile de concevoir pareille situation si on ne l'a pas vécue. Un enfant demandeur comme Bouchu, ce sont des douches de 5 minutes prises un jour sur deux voire sur trois, de peur de déclencher une crise insurmontable ; des soirées passées à pleurer avec son enfant sur dos, en se demandant qui voudra bien nous porter, nous, harrassée et vidée ; des repas jetés à la poubelle faute d'avoir eu le temps de les manger ; des conversations téléphoniques écourtées voire avortées ; des sorties rêvées mais annulées ; des nuits hachées, ponctuées de cris, de pleurs, de désespoir (oui le mot est fort, mais à la hauteur de mon ressenti). C'est une disponibilité TOTALE et PERMANENTE, une dépossession de son corps, de son âme, une aliénation.

Je l'aime. Je l'aime à en mourir. Et pourtant des fois, c'est lui que je voudrais tuer. J'ai honte, tellement honte de ce sentiment, cette haine que je suis capable de ressentir parfois. Ce moment où il ne reste rien que de la colère noire et de la violence à l'intérieur de moi. J'ai parfois eu des pensées, et même des mots extrêmements durs et violents envers mon (mes) fils. J'ai déjà perdu pied. J'ai honte, mais je me sens coupable aussi. Je suis sa mère, et pourtant je n'y arrive pas. Je n'arrive pas à le comprendre, à l'accepter, à accueillir ses demandes ou simplement sa détresse. Quelle mère agit de la sorte ? Quelle mère est nulle au point de ne pas savoir traduire les pleurs de son enfant ?

J'ai crié. J'ai laissé pleuré. J'ai pleuré. J'ai eu envie de sauter par la fenêtre. J'ai souhaité ne jamais avoir eu cet enfant. Je n'ai jamais connu ça avec Hibou. Ce qui rend cette situation d'autant plus difficile, me fait me sentir d'autant plus nulle et indigne.

Oui, je porte, je donne le sein, je cajole, je reçois le trop-plein d'émotions. Oui je l'aime. De toutes mes forces, même. Mais la question est bien de savoir comment faire quand on a plus de forces justement. C'est facile de dire qu'il faut répondre à ses besoins, combler son réservoir (la blague, il doit être percé le sien, car il ne se remplit JAMAIS, jamais, jamais), être là pour lui. Ça sous-entend que toi, mère, ton réservoir est toujours plein, tu es toujours présente, toujours à 100%. Et bien non. Il m'arrive d'être fatiguée, d'être à bout, d'être AU bout. De ne plus avoir de jus, de ressources, d'énergie, de forces. Plus rien à donner. Oui ça arrive. Je suis peut-être pas normale, ou bien une mère horrible, mais ça m'arrive. Ça m'arrive d'autant plus avec Bouchu qui ne me laisse pratiquement aucun répit. Pas de sommeil réparateur, pas de "pauses" déjeuner, pas de vie sociale, pas de pipi sans hurlements. Parfois même, cette impression d'être harcelée (je t'en parlais ici), ce sentiment qu'il fait EXPRES.

Ma psy (oui je te rassure, je suis folle mais suivie) me dit que c'est NORMAL. Ça s'appelle l'ambivalence des sentiments. Et la haine ou le rejet qu'on peut ressentir (j'ai bien dit "on PEUT", c'est pas obligé, tant mieux si tu connais pas, car je t'assure, y a plus sympa dans la vie) est un pendant à l'amour qu'on éprouve. Comme il n'y a pas de beauté sans laideur, ou de joie sans tristesse, il n'y pas d'amour sans désamour. Alors je me suis dit que j'allais poser ça ici, parce que moi, même si ça n'enlève rien à ma fatigue, à mon désarroi, à ma culpabilité,  ça me rassure quand même de le savoir.

 

A toi, qui es peut-être au bord du gouffre ce soir, sache que tu n'es pas seule, ni folle, et qu'on va s'en sortir. Et même un jour, on en rira, va. Si, si, je te promets.

Share Button

85 comments on “L’ambivalence des sentiments”

  1. Suite a une césarienne très difficile les premiers jours avec ma fille on etez assez difficile. J’avais failli la perdre et je me disai que je devais me protéger résultat un bébé BABI (Bebe Au Besoin Intense) elle a 21 mois aujourd’hui et bébé 2 es prévu pour fin février encore aujourd’hui je ne peut pas aller au toilette seul, elle doit dormir dans la même chambre que moi, se reveil souvent la nuit en hurlant “maman”, je ne peut la laisser a personnes ses crise de pleure non stop jusqu’à mon retour, des douches de 5mn chrono avec elle dans la salle de bain. Je doit avouer que ces plus facile maintenant que quand elle etait bébé mais franchement je me demande comment sa sera avec une deuxième enfant, comment elle va réagir a l’arrivée de sa petite soeur. Courage petit a petit sa ira mieu.

  2. Tu m’as mis les larmes aux yeux. Parce que Bouchu ressemble tellement à m’a Miniloute, du moins les premiers mois (OUI, ça a fini par UN PEU s’arranger), et surtout parce que ce que tu dis résonne tellement en moi… Je voudrais juste te dire que tu es Normale, humaine, bref que tu fais déjà de ton mieux, même si tu dois souvent penser que ce n’est pas assez. Combien de fois j’ai regretté l espace d une seconde ? Le pire c est que pour ma grande ça l’avait fait aussi mais la reprise du boulot et la fin du RGO avaient vite laissé place à une fusion totale. Mais ma petite… Mon bébé sensible, mon pseudo BABI… On a mis longtemps à s apprivoiser, malgré le portage intensif, malgré cet élan d’amour quand tout allait bien et qu’elle dormait ENFIN. Encore aujourd’hui (elle va avoir 18 mois) elle reste hyper exigeante, pleure beaucoup, c’est mon greffon personnel et il arrive souvent que je perde patience, bah oui. Mais honnêtement je ne vois pas qui pourrait garder son calme et sa bienveillance 24/24 avec un bébé comme ça. Surtout en congé parental où on est coupé du monde et tout le temps avec cet enfant qui demande tant d’énergie et de dévotion constante quoi ! Mais de ce que je vois et lis chez toi, ton Bouchou est un bébé qui sourit aussi énormément, tout comme ma Miniloute qui est un bébé qui chante et rit autant qu’elle pleure ! Ils sont heureux, ils sont tristes parfois mais toujours intensément… Et je m’aperçois que c est aussi comme ça qu’on les aime ! je t envoie tout mon soutien et mon admiration (parce que mes enfants à moi ont quand même 3 ans d écart !) et surtout : merci pour cet article.

    • Oui c’est ça, l’impression de ne pas faire ASSEZ, de ne pas faire COMME IL FAUT. C’est tellement pesant parfois… ET “du temps pour s’apprivoiser”, c’est tellement ça !! Et comme tu dis, ce sont des bébés qui vivent tout de façon très très intense, comme s’ils jouaient leur vie sur une tétée, un câlin, un coucher… Tiens, ça me rappelle une maman légèrement hyper sensible sur les bords… 😉

  3. Je me reconnais tellement et reconnais mon fils, mon 1er et seul pour l’instant. J’avoue que je suis un peu angoissée pour le moment à l’idée d’un deuxième. Merci pour ce partage honnête. J’ai aussi trouver soutien et courage grâce aux réseaux sociaux à l’époque. Six mois de dépression post-partum, six mois avant d’aller voir un psy… Aujourd’hui, j’ai encore quelques jours sans mais j’ai fait la paix avec le fait d’être mère. Pleins de bises, toujours

  4. Ce qui manquait avant l’ère des mamans blogueuses, ce sont des mamans qui en parle. Nous n’avons pas été bien préparées à tout ce qui peut se passer avec nos enfants et tout ce qu’on peut ressentir. Au moins maintenant c’est public
    Je n’ai que Poupette, mais l’ambivalence des sentiments je connais. Vouloir ne pas l’avoir eu un infime instant et celui d’après l’aimer plus que tout quand elle vient me faire un câlin bisou.
    Aujourd’hui j’étais en pleine ambivalence, fatiguée par un cumul de plein de choses et une Poupette pleine d’énergie mais fatiguée qui a pourtant refuser de faire la sieste et de me laisser 2h de répit (chez nounou elle dort tous les jours entre 1h30 et 3h, j’ai grave la haine des fois). Alors je n’ai pas été très sympa avec elle après, fâchée et refusant presque ses câlins. J’ai peu joué avec elle tantôt car exténuée et je m’en veux un peu car je ne l’ai vraiment avec moi que le week-end.
    Avoir un mari/conjoint aide quand même. Mais mon dieu je n’ose imaginer être seule tout le temps avec Poupette sans personne pour m’épauler…
    Courage Delphine, les mères parfaites n’existent pas, je ne crois pas qu’il existe une seule mère qui n’ait jamais craqué

  5. Je me retrouve tellement dans ces paroles. Je me retrouve avec 2 enfants de 3ans pour mon garçon avec qui nous avons des rapports amour/haine et oui à 3ans j’ai l’impression par moment de me retrouver face à un ado, il peut être adorable comme provocateur j’ai tout essayé avec lui la patience, l’autorité stricte hurler, parler calmement, expliquer les choses rien, rien n’y fait je l’aime plus que tout mais par fois oui j’y ai penser moi aussi, pourquoi lui, j’aurai voulu ne jamais avoir eu d’enfant puis ce sentiment s’enfuit des que je le vois qu’il sourit… Combien’ de fois ai- je pleuré et pleure encore… Ma dernière bientôt 8 mois hurle à longueur de temps, pleure quand je suis plus la, sieste et nuit hachurée… Tout le contraire ce son frère a son âge qui bizarrement à cette époque était un ange 😉 Fatiguée épuisée je me sens désemparée et me demande bien ce que j’ai loupé ce que je n’ai pas fait comme il faut… Papa est là mais je m’occupe de tout est ne suit pas soutenue… Ma famille vie a 2h30 de route donc autant que je suis seule complètement dévouée à ma vie de maman, mais bon comme je l’entend souvent je ne peut pas être fatiguée au bout du rouleau puisque je ne travaille pas et suis chez moi toute la journée ( je veux bien laisser ma place 🙂 )
    Alors je me dis que petit à petit tout ira pour le mieux.
    Mais au final heureusement qu’ils sont la mes loulous,malgré tout je ne peux pas me passer d’eux.

    Courage.

    • D’où le mot ambivalence… On voudrait parfois les voir disparaître mais en fait non, on ne conçoit pas notre vie sans eux. Je te rassure, mon deux ans a bien entamé sa rébellion-opposition bien chiantos et avec un petit de 9 mois, merci la vie quoi ! L’avantage c’est que je me dis que si j’avais attendu, jamais j’aurais eu le courage d’en faire un deuxième ! 😀 Allez, nous vaincrons !!

  6. Merci encore pour ce joli article plein de vérités et de sincérités. J ai connu ce sentiment ses deux premiers mois. Mon fils était très demandeur. Sur moi jour et nuit. Et puis d’un coup d’un seul il a arrêté après des vacances en famille. Pourquoi je ne sais pas je me demande encore. Il a prit un peu d’autonomie. Et aujourd’hui il a moins besoin des bras. Ca me manque presque (la maso!!!). Mais voila j ai tellement culpabilisé d’avoir eu ces sentiments de rejet. Et aujourd’hui encore lorsque je suis épuisée il m’arrive de ressentir cela. Alors courage à nous ces mamans ambivalente qui ne pourraient pas vivre sans leurs enfants mais qui souhaiterai un peu de répit de temps à autre

    • Oooh que oui que ça va me manquer, c’est bien ça le pire !! Souvent la nuit, quand je le regarde téter en silence, sans même se réveiller parfois, je sens mon coeur exploser tellement je l’aime et je ne voudrais que ça s’arrête jamais. Et puis il y a des fois où quand je l’entends appeler depuis mon lit, je le maudis de devoir laisser la couette pour aller m’occuper de lui… Mais c’est mon job, donner le meilleur de moi, même si parfois ça vole pas haut vu mon état ! 😀

  7. Comme je te le disais, je comprends et je compatis, je suis dans la même situation avec la Bouille en ce moment. J’ai juste envie de me jeter par la fenêtre et elle avec moi. Je l’aime et je la hais. Et je me hais pour ça. Encore ce matin, je me suis dit “mais quel genre de mère je suis…..”
    J’ai peur pour l’avenir, j’ai peur que ça la marque à jamais….

    • Attends que je fasse l’article sur la crise des 2 ans, tellement magnifique ! Bon celle-ci on en entend quand même parler un  peu plus souvent… Je ne sais pas si ça les marquera en bien ou en mal, je pense que c’est ce qu’il y a autour qui fait la différence. Expliquer pourquoi on crie parfois, pourquoi on pleure, on se fâche, etc… On leur apprend aussi le respect des autres et de leurs sentiment de cette façon, les limites, notre humanité. Enfin moi j’y crois…

  8. Mon bébé cœur est aussi très demandeur, très accro à moi aussi.. & oui parfois c’est dur on en peut plus mais on est humain.. Bébé ne me quittes pas ( maintenant quil rampe il me suit partout partout partout accroche à mes pieds à chouiner ) , je ne peux pas quitter la pièce sans cri non plus, la tutute cest aussi mon sein, les réveils x7767287388 la nuit ne m’en parle pas.. Il refuse les couchers avec papa.. Bref c’est lui & moi & cest tout. Un duo rêve mais parfois compliqué à assumé je l’accorde. Parfois je suis aussi fatigué et il m’est déjà arrivé de me dire “mais pourquoi j’ai voulu cet enfant” bien entendu on se reprend vite face à leurs sourires. Mais tout ça est concevable on est maman pas sur humaine!
    Alors je te comprend. Ca m’a d’ailleurs fait mal au cœur de te voir comme ça.. J’aurai voulu te dire ma pauvre comme je te comprend puis on aurait pleurer ensemble en bouffant des suchard ( ).. Bref, je m’egare ! Courage ! Tu n’es pas seule

    • Hahaha merci ! Oui un duo de rêve mais qui empoisonne parfois… Et encore, j’ai cette chance immense d’avoir eu une place en crèche pour Bouchu. Moi qui crois au fait que rien n’arrive par hasard, je pense que cette place nous a sauvé la vie ! Couper le cordon, souffler, lui montrer que d’autres peuvent s’occuper de lui sans que nous soyons perpétuellement en symbiose… Une vraie bouée de sauvetage, vraiment !

      • & bien moi je ne supporte pas que quelqu’un autre que son pere puisse s’occuper de lui.. Ça me bouffe ça me hante ca me détruit.. J’ai fais une démarche pour la crèche pour tenter de couper ce cordon trop bien accroché c’est dur mais progressivement on s’adapte.. Bon sans te dire que le retour de crèche est 1683837637272 fois pire en demande cri et pleurs. Il en me lâche plus du tout apres.. M’enfin! Bon courage

  9. Bonjour, je ne suis pas Maman, mais pourtant ton article m’a interpellé et je l’ai trouvé tellement … saisissant ! Quel courage d’oser déposer ton ressenti dans cet article, d’oser dire les choses, de partager tes émotions, ta culpabilité ! Je pense que nul ne peut juger qui que ce soit, surtout pas une Maman qui veut faire au mieux pour son enfant ! Bravo et courage à toi dans ce combat de tous les jours !

  10. Oh comme cela me parle … Mon fils a été comme le tien, sa soeur avait presque trois ans quand il est né. J’avais rêvé d’un accouchement physiologique après une césarienne programmé pour ma fille,, il a finalement été cauchemardesque (forcément mon fils pesait 5 kg) et je crois que ça a beaucoup rendu notre relation complexe. J’ai lutté pour l’allaiter jusqu’à ces 1an, il n’a fait ses nuits que vers le même âge, il nexdormait que sur moi, j’ai entendu vles même… Je suis psychomotricienne, convaincu des bienfaits du maternage et de l’éducation bienveillante mais moi aussi j’ai eu des craquages nombreux, des phases d’incompréhension total. Aujourd’hui le loustic a 22 mois, il reste un peu beaucoup glue … Il y a encore des jours où je peste encore contre moi même d’avoir pensé qu’en ayant déjà eu un premier je serai à l’aise blaise avec le deuz… Je crois qu’on est finalement normal et que c’est faire preuve d’intelligence d’en être conscient.

    • Mais oui, quelle remise en question quand on voit ses deux enfants si différents ! Je ne me souviens pas m’être dit “c’est bon, je gère la fougère” mais c’était tout comme avant d’avoir Bouchu… Ah ben merci du changement hein ! 😀 Et merci de ton com, qui me rassure sur le fait que toute maternante-bienveillante ait des limites. Je crois aussi que savoir les reconnaitre est déjà un grand pas en avant.

  11. Je n’ai pas pu prendre une douche durant 6 mois ou sans doute plus, sans entendre des hurlements de l’autre côté,là où mon fils criait sans s’arrêter. J’ai détesté me laver pendant longtemps, parce qu’habituellement, enfin “avant lui” je veux dire, c’était mon moment suprême de détente, et ça ne l’était plus.
    J’ai cherché mille raisons, mille culpabilités que je pourrais m’infliger pour ses besoins si intenses et ses demandes jamais satisfaites. J’ai cru avoir des réponses (la séparation à la naissance? le stress durant la grossesse?, etc). Ma psy (on est toutes un peu folles,je crois) m’a énormément aidé à déculpabiliser. Mon fils a maintenant plus de 3 ans, et je peux le dire: “ça va passer”. Il reste une vraie glu avec nous, toujours assez demandeur, mais en contre partie, il est ultra malin et hyper-sensible (dans le bon sens du terme, j’entends par là, qu’il comprend un tas de sacrés choses émotionnelles que moi même je ne perçois pas), il est fascinant, et épatant. Parfois il me donne l’impression qu’il est devin, ultra-lucide. Bref, j’ai cru mourir d’épuisement, j’ai cru finir à l’hosto, mais maintenant, tout doucement, les choses s’arrangent.

    Tu as le droit de ne plus en pouvoir, et de ressentir des émotions négatives, elles ont le droit d’exister ces émotions, elles sont légitimes,les bonnes comme les moins bonnes, elles se comprennent. Prends soin de toi au maximum, chéris toi et sois indulgente avec toi même!

    • Bon sang j’ai pas osé dire que me laver, me coiffer, manger étaient une source de stress, une corvée que je détestais, déjà parce que ce ne sont plus des moments de plaisir et de calme mais aussi parce qu’ils l’étaient avant, ce qui rend ce contraste avec l’ancienne vie encore plus saisissant et difficile à accepter. Oui les émotions négatives existent mais ce n’est pas toujours facile de les laisser entrer, sans y accrocher, de les laisser glisser puis repartir sans devenir aigrie ou méchante au passage… Enfin pour moi hein !

      Bouchu est hypersensible, je le suis aussi et quelque part, je pense que cela ajoute une difficulté supplémentaire car nos émotions sont parfois tellement envahissantes des deux côtés qu’il est difficile de les faire taire pour écouter l’autre. Cela implique aussi que je vois parfois en lui des sentiments que j’ai ressentis et dont j’ai souffert plus jeune, ce qu’evidemment on ne souhaite pas à son enfant, d’où une nouvelle couche de culpabilité… etc. Bref c’est pas facile tous les jours mais merci pour ton message d’espoir ! Plus que 2 ans et 3 mois ! Haha !

  12. Je te suis depuis quelque temps, je commente sur instagram mais je n’étais jamais venu poster ici 😉
    Bonjour, donc!
    Je connais ça, ma fille a une relation compliquée avec le marchant de sable… Comme toi, il m’est arrivé de lui hurler dessus, de regreter de l’avoir eu, il y a même une fois ou j’ai poser sa tête sur le matelas pour l’allonger et que j’ai appuyer un peu fort, juste une seconde… Bref, je n’en suis pas fiere, je regrette, j’en ai pleuré toutes les larmes de mon corps car comme nous toutes, je l’aime d’un amour infini.
    Autant que je l’ai detesté parfois.
    Le manque de sommeil est une torture affreuse que l’on ne comprends que lorsqu’on l’a vie.
    La elle a 13 mois et rien n’est encore gagné (elle refuse la sieste de l’apres midi depuis 3 jours…). L’aquisition de la marche il y a 2 mois m’a laissé avec un bébé qui se reveille toutes les heures pendant 3 semaines.
    C’est long… C’est fatiguant… C’est chiant… Mais ça passe.
    On se vengera quand ils auront 16 ans et qu’il voudront faire la grasse mat’
    Plein de chadoudoux ❤️

  13. Enfin, je me retrouve dans les paroles d’une maman. Et je me sent moins seule. 16 mois de nuits pourries, de siestes minus, de bebe accroché à moi comme une moule à son rocher.
    J’ai pleurer souvent, la nuit surtout alors que je bercé ce bebe qui ne se calme jamais, parfois pendant des heures.

    J’ai crié, j’ai été dure dans mes paroles, avec lui, avec sa sœur aussi. Parce que j’étais à bout de nerfs, à bout de fatigue, à bout de tout ce que je pouvais donner. Je me sentais seule, vide, perdue et très mauvaise mere.

    Avec le temps mon bebe glue se decolle mais le chemin est je pense encore long.
    Mais en tout cas merci, merci de parler de cette ambivalence, de ce sentiments souvent ressentie je pense et dont aucunes mères ne parlent.

    Merci de me redonner confiance et de me faire sentir normale..

    • Oh que oui nous sommes “normales” ! Enfin, j’aime pas trop ce mot car ça voudrait dire que si tu ne craques pas, t’es pas normale. or il y a aussi des Mamans qui ne pètent jamais les plombs. On est toutes différentes, on ressent nos émotions différemment et on les exprime aussi comme on peut. L’essentiel est comme tu dis de ne PAS se sentir SEULE. Je suis souvent dure comme tu dis, je crie, je râle, je me sens seule aussi, vide, perdue et mauvaise mère comme l’atteste mon article… MAIS, dans ces moments-là, je viens ici ou sur les réseaux, je craque et alors le miracle opère, des dizaines et des dizaines de mains tendues, de messages, de mails, de commentaires pour me dire de tenir bon, me dire que je ne suis pas seule, que ça ARRIVE. Je pense que si mon blog peut aider ne serait-ce qu’une seule maman au bord du gouffre, alors il a sa raison d’être. Bref merci à toi de ton com, et non, nous ne sommes pas seules <3

  14. J’imagine que quand nous avons une relation hyper fusionnelle avec nos premiers bébés le petit deuxième arrive et trouble notre équilibre… J’ai ressenti le “cette peau n’est pas la peau de doudou” “est ce que je l’aime autant que lui? Ou l’aimerais je autant ?” J’ai mis 9 mois à l’aimer comme une dingue… Je m’en voulais tellement … Aujourd’hui elle a 21 mois et c’est mon rayon de soleil…. Que j’aime différemment de doudou mais sincèrement autant … Ma louisou… Et notre relation sera unique comme elle l’est avec son frère! J’ai eu le déclic le jour ou je l’ai laissé en garde pdt 2h pour prendre du recul… Elle m’a manqué, sa peau, son odeur … Tu auras ce déclic j’en suis certaine … Saches que tu n’es pas seule ! Courage

    • Haha le truc c’est que j’ai une relation privilégiée avec mon aîné mais beaucoup, beaucoup moins fusionnelle qu’avec le petit. Je n’ai jamais trop ressenti ces questionnements sur l’aimer autant etc… Juste un raz-de-marée de “Mais ?? C’est pas le même modèle ! Merde, comment on fait ?? Parce que moi j’avais tout prévu dans ma petite tête…” C’est pas très clair ce que je dis mais en fait j’étais beaucoup dans l’anticipation et pas dans le “vivre” du coup, faux démarrage. C’est marrant, Gus a eu 9 mois il y a 6 jours et depuis quelques semaines, je me sens totalement différente à son égard, libérée, maternante, aimante… Je pense que mon article n’y est pas étranger. S’autoriser à ressentir, mettre des mots pour enfin lâcher prise… Que ça fait du bien ! 😉

  15. Bravo ! Félicitations ! Waow ! Tu n’as pas idée du nombre de Maman que tu peux aider en écrivant de telles choses ! Si j’avais lu ça 4 ans en arrière je me serais sûrement sentie moins nulle, moins coupable, plus normale ! J’ai vécu cette “horreur” là aussi, cette ambivalence, cette fatigue extrême… Mais je n’ai jamais rien lâché ! J’ai craqué tout pareil que toi, j’ai pleuré, j’ai insulté (oui oui mon tout petit bébé !), j’ai laissé pleurer, j’ai maudit, j’ai demander “pourquoi moi ?”… Mais j’y suis toujours retournée, une fois calmée, avec toute ma patience et toute ma tendresse… Jusqu’au craquage d’après et ainsi de suite ! C’est la plus grande fierté de ma vie ; d’avoir survécu d’une part (), mais surtout d’avoir fini par l’apaiser, lui donner confiance en moi, en lui… Ça a pris en gros la 1ère année de sa vie, mais aujourd’hui à part son hypersensibilité, il n’a aucune séquelles ! Ce qu’ils sont ces 1ers mois ne détermine en aucun cas leur personnalité pour la vie !
    Courage, et bravo pour tout cette amour mais aussi tous ces moments de désespoir !! Nous ne sommes qu’humaines et tu l’illustres parfaitement bien ! Je t’admire et je te soutiens ❤️❤️❤️❤️❤️

    • Oh merci !! ET là, je me revois presque en position de prière, les larmes qui coulent en mode “pourquoi moi, hein ? POURQUOI ?” donc je sais qu’on se comprend ! J’espère un jour réussir à donner à Bouchu cette confiance en lui dont tu parles… J’essaie en tout cas !

  16. Je ressens la même chose mais avec ma grande presque 6ans
    Jusqu’a l’age d’1an elle etait vraiment adorable on ne l’entendait presque pas
    Un bébé de rêve et il y a eu sa première hospitalisation(1 semaine e fièvre a 40°c et au final le jour de sa sortie elle nous a sortie roséole et varicelle)
    Et depuis ce jour la elle est devenu une petite fille colérique capricieuse
    Ensuite il y a eu sa rentrée a l’ecole ou le soir ellle ne voulais pas dormir
    Aujourd’hui cela fait tout juste 1 semaine qu’elle ne fait plus la foire pour dormir le soir
    Alors est ce que c’est parce qu’on lui a dit que si elle arrivait a dormir sans faire le bazard elle pourrai dormir avec son petit frère
    Je ne sais pas.
    Donc on souffle ENFIN le soir (apres 3ans de cris et de pétage de cable le soir)
    Elle n’en reste pas moins colérique et capricieuse avec des periodes de “mieux”.
    Si j’etais plus prêt je viendrai te prêter main forte
    Tout plein de courage
    Bisou

  17. Ton article fait un bien fou! Et les commentaires aussi! Il y a pas mal de bébés dans mon entourage, mais aucun comme mon fils…il ne fait pas du tout ses nuits, il a 13 mois, et j’ai cru défaillir plusieurs fois. J’ai perdu plus de poids que je n’en ai pris pendant la grossesse et j’étais déjà mince avant. Bref, parfois, ça ressemble à un cauchemar, j’ai l’impression de survivre depuis qu’il est là. Alors que je ferais tout pour lui, qu’il est fabuleux, que je ne pourrais pas en être plus fière! La journée il est très indépendant, mais la nuit…
    Bref, merci de nous permettre d’en parler, ça fait vraiment du bien!
    Bises et bon courage!

    • 22 mois ici, et pareil un amour de petite fille très independante, pdt la journée, qui se transforme en démon la nuit tombée… Elle nous fait une bonne nuit sur 3… Et la en plus avec sa petite soeur de 11jrs c dur…

    • Ma numéro deux est pareille, indépendante, autonome, souriante et adorable le jour, par contre absolument toutes nos nuits sont cauchemardesques (je ne m’explique pas cette situation). Elle a 2 ans et demi, ça commence doucement à aller mieux au niveau des nuits même si l’endormissement est toujours trèèèès compliqué. Moi aussi j’ai bien cru devenir folle à cause de la fatigue accumulée. Courage à toutes les mamans (et je crois bien en effet que c’est compliqué à imaginer pour ceux qui ne l’ont pas vécu)

      • Mais le pire c’est que j’en rêve du petit deuz (je crois qu’on ne peut plus rien pour moi là )
        Et oui, le temps passe tellement vite que je suis sure qu’avec le recul on se dira que ça n’a pas duré assez longtemps!

  18. Ton article m’a vraiment émue. Je suis touchée par tant de sincérité et d’honnêteté. En effet ca n’a vraiment pas dû être facile d’écrire (et de publier) ces mots.
    Je ne peux pas comprendre ce que tu ressens exactement, personne ne le peut vraiment d’ailleurs. Mais je compatis énormément.
    Nous avons chacun, chacune nos déboires. Depuis 3 mois j’ai commencé un nouveau travail encore plus stressant, encore plus difficile, encore plus fatigant et encore plus éloigné que le précédant, que j’avais quitté parce que justement je ne m’y retrouvais plus vis à vis de ma fille. Je me disais que je ne passais pas assez de temps avec elle, et les soucis pro déteignaient sur l’ambiance à la maison, à tel point que je me suis éloignée de ma fille comme de mon mari.
    Ce nouveau boulot, c’était une nouvelle page qui demarrait, j’y croyais dur comme fer. Je pensais pouvoir y arriver. Mais c’est là que Nénette a décidé de ne plus dormir la nuit. Elle a d’abord commencé par des réveils à 3h, puis elle n’a plus voulu s’endormir avant minuit/1h. On a tout essayé… Finalement, après 3 mois éprouvants, usants, a aller au boulot les larmes aux yeux en se disant “je vais faire une connerie aujourd’hui”, elle a enfin décidé de dormir convenablement. Et moi de changer de boulot, à nouveau. Il en a fallu du temps, de l’énergie et des larmes. J’ai cru que je ne l’aimais pas assez, que je ne m’occupais pas assez bien d’elle. J’ai passé des mois à me dire que je n’assurais pas en tant que maman. Et les gens avec leurs réflexions et leurs regards accusateurs n’aident en rien, bien au contraire.
    Ca n’a rien à voir avec ton vécu, mon bébé n’a pas été dur à la naissance, ni après. Elle a juste réagi aux changements qu’il y a eu au sein de notre foyer. Mais c’est simplement pour te dire que moi, comme plein d’autres mamans ou papas, je te suis, je te lis, je te soutiens, qu’à travers les commentaires et les likes j’espère t’aider à retrouver un bout de ton sourire et de ton courage, autant que les tiens m’en ont donné. Et je pense que beaucoup d’autres me suivent!
    En effet ça s’améliorera, mais en attendant, et même après, on est tous avec toi. Plein de courage et de soutien!!!

  19. Merci pour ces lignes et ce courage. Je ne connais pas encore ce sentiment que tu décris avec mon fils à naître, mais l ai vécu d une autre façon avec ma mère. A la vie, à la mort. Et même si c est insupportable, qu on pense ne pas pouvoir aller au delà d un stade sans y laisser sa peau, ou bien celle de l autre, que l’imperiosité d un acte radical semble s imposer, qu on n en peut littéralement plus…On tient bon, toujours, et pour la seule raison que la profondeur du gouffre est proportionnelle à l intensité de l amour qui nous relie. Je n ai pas de solution pour t apaiser, mais garde juste cette certitude que dans cette ambivalence des sentiments, ce qui compte c est le mot “sentiments”.
    Bah quoi? tu voudrais pas te transformer en mère automate et froide nan mais oh!!! 🙂
    Non, tu ne pourras pas être “raisonnable” ou mesurée. Et tant mieux. <3

    • Oui c’est ça, la profondeur du gouffre est bel et bien proportionnelle à la montagne d’amour qu’on ressent à leur égard. La difficulté est plus d’en prendre conscience et d’arriver à lâcher prise. Je n’ai pas du tout envie de me couper de mes émotions, j’ai essayé et ça m’a coûté une dépression (et 50 balles de psy toutes les semaines, merci), juste d’arriver à prendre du recul. Car c’est bien ce qui me fait défaut la plupart du temps ! 😉

      • Quelques mois après, je relis ton article (et celui sur l'allaitement…la crèche dans un mois,  l'intuition qu'il va refuser le mixte, voire refuser de s'alimenter tout court…angoisse)  un soir chagrin…et tes mots résonnent encore plus fort. Comme je l'aime, et comme j'ai le sentiment que, du haut de ses presque 4 mois, il en fait "expres" de hurler dès que je tente une pause pipi. Le vénérer comme le plus beau des miracles de ma vie, et, la minute suivante, regretter sa vie d'avant. L'inonder de déclarations d'amour et prononcer des mots qu'on regrette aussitôt. Passer la journée à rêver d'un break, et ne pas pouvoir en profiter sans culpabiliser quand il survient…

        Merci Delphine <3

  20. Merci !
    Je n’ai pas su/voulu/pu dire comme toi mais je la ressens si fort cette ambivalence certains jours…
    Et même si je lutte avec vaillance contre un burn out, je garde l’ambivalence pour le moment. Je ne suis pas assez forte pour lutter contre et je veux garder cet amour fou !

    • Tu sais que ton article a grandement contribué à celui-ci ? Car je me suis posée 5 minutes etje me suis dit, Delphine, c’est toi, TU souffres d’épuisment maternel. N’aie pas honte, ne nie pas non plus, ça ne sert à rien. Accueille, digère, puis avance. ET voilà, je vais pas vite, mais j’avance… alors merci <3

  21. Je viens de lire ton article et….j’ai pleuré! C’est la premiere fois je crois que je pleure en lisant un article sur un blog…et la premiere chose que je me dis c’est:non je ne suis pas seule! Pas seule à penser que je suis une mauvaise mére, que c’est ma faute si mon fils me semble nerveux, qu’il est impatient, qu’il crie….Car en ce moment piouuuu que c’est dur!il dort +ou – bien,se reveille tôt,fait des caprices,des coleres quand on lui dit non,mange très mal alors que chez la nounou il mange bien…
    Et je perds patience,crie,m’enerve,pleure,culpabilise,regrette d’être comme ça. Pourquoi suis je comme ça avec ce petit garçon de 13 mois qui n’a pas demandé à être là? On l’a tant attendu,désiré,rêvé cet enfant. Alors pourquoi c’est si dur par moment? Pourquoi je ne suis pas une bonne mére?sereine et patiente? Car oui j’avoue je ne suis pas une mére poule:/ je regrette même des fois ma tranquilité d’avant! C’est tellement dur d’en arriver à penser ça je trouve.
    On a eu des débuts difficiles avec une fin de grossesse plus tôt que prévue car déclenchée. Je l’ai mal vécue car j’ai culpabilisé de devoir faire sortir ce bébé qui était bien au chaud et ne pas mener ma grossesse à terme a été comme une frustration,un échec. Ensuite on a été séparé dés mon accouchement. Je l’ai eu sur moi quelques secondes et je ne l’ai revu que 16h plus tard car il est partit en neonat. Pas facile de réaliser que l’on est mére dans ces conditions. C’est pour ça que des fois j’ai l’impression d’avoir du mal à m’appropier ce bébé. Et à 1 mois et demi on a découvert les coliques qui ont été une véritable descente aux enfers. Oui oui! Le jour, la nuit…je pleurai et criai dans mon garage pour pas que mon fils me voit tellement je craquai. Je prenai des anxiolytiques et j’ai repris la clope tellement j’etais à bout! J’avai même hâte de reprendre le travail pour me faire un échappatoire! C’est donc ça être mére?!
    Heureusement il y a tous les bons moments de joie et d’amour passionel qui font fondre mon ptit coeur:-)
    Merci pour cet article intimiste et tellement libérateur! Désolé du roman mais ça fait du bien;-)
    Courage<3

    • Je pense que ton com est de loin celui où je me reconnais le plus… Ce sentiment d’être perdue face à soi-même, de ne plus se comprendre, de s’en vouloir encore et encore… C’est “marrant” car ce que tu as vécu avec ton fils, moi je l’ai vécu avec Hibou : séparation à la naissance, néonat, première nuit séparés… Et pourtant notre relation est beaucoup plus fluide que celle que j’ai avec son frère. Comme quoi, il y a un milliards de paramètres qui entrent en compte…

      Non, tu n’es pas seule, et chaque fois que tu en aura sl’impression, reviens ici reprendre une petite dose d’espoir ! :-*

  22. C’est tellement le contraire qui s’est passé, ici!

    Gennaro était ce BABI qui me rendait la vie insupportable tellement il était demandeur et par conséquent fatiguant. Des tétées toutes les heures, à bras, à bras, à bras et … encore à bras, une susceptibilité exacerbée, très peu de sourires et à l’heure actuelle, les demandes sont certes différentes mais elles existent bel et bien et prennent beaucoup de places. Tellement de place que j’en délaisse Elino…

    Lui, tellement différent, calme, dormeur (il a compris à quel point dormir était un cadeau du ciel), souriant en toute circonstance et avec n’importe qui… Tellement tout ça que j’arrive à oublier son existence, que je ne passe pas des heures à le câliner comme je le faisais avec son frère. Tellement tout ça que je m’autorise même à sortir sans lui, à reprendre une formation et à le laisser à ma belle-mère.

    Et j’y pense. Souvent. Je me dis que je suis une mère immonde qui ne s’occupe pas assez de son fils, qui le délaisse. Je n’arrive pas à créer ce lien aussi fusionnel que j’ai avec son frère.

    Et pourtant, je l’aime. Vraiment fort. Je pourrais passer des heures à le regarder sourire, j’ai réappris à aimer l’allaitement grâce à lui.

    Bref, je te souhaite plein de courage avec ton mini car je compatis totalement. On culpabilise, on doit faire face aux remarques désobligeantes, la fatigue est constante, les nerfs à fleur de peau, l’angoisse de sortir aussi. La solution? Il n’y en a pas. Faire comme tu peux, oui. Et tu le fais déjà très bien je pense. Prendre son mal en patience. Mais surtout, prends du temps pour toi TOUT SEULE vraiment. Je ne l’ai pas fait avant ses deux ans et je le regrette vmt.

    • Oui on a inversé nos bébés ! Moi j’ai tellement de mal à “délaisser” Hibou, qui n’a QUE deux ans que c’est hyper dur à vivre comme sensation aussi. Au début, je n’ai pas laissé à Bouchu sa place de nouveau-né, je passais mon temps à le faire attendre, à lui dire “j’arrive” tout en courant m’occuper d’Hibou pour pas qu’il ne se sente lésé. Au final, depuis que j’ai remis un peu d’ordre, je prends très très tr!s cher avec lui mais je retrouve un Bouchu plus serein, apaisé, satisfait tout simplement.

      Quant au temps pour moi… ça fait bien longtemps que je n’y pense plus ! Mais je sens l’envie de plus en plus forte, il ne me reste qu’à franchir le cap !

  23. Comment te dire que ton article m’a touchée en plein cœur.
    Tu a réussi à mettre des mots sur un mal qui me ronge depuis plus de 2ans.
    Pour ma part c’est avec mon aînée que mes relations se sont dégradées lors de la grossesse de mon fils.
    Tu es une femme extraordinaire!
    Et le temps nous aidera à apprivoiser ces flots de sentiments.
    Je t’embrasse bien fort.
    Prends soin de toi

  24. Très bel article plein de sincérité, et merci je me sens moins seule également.
    J’ai deux enfants de 3 ans et 8 mois et cette ambivalence je la ressens également, et la fatigue n’aide pas…Oui il y a des jours où je ne les supporte plus, où je me demande “mais quelle idée d’avoir des enfants, repense à ta vie d’avant comme c’était tranquilleee”, où je culpabilise d’éprouver tant de sentiments négatifs pour ces deux petits que j’ai mis au monde et que j’ai aimer dès le premier regard… Dur dur la vie de parents!
    Courage!

    • La plupart du temps, quand j’arrive à bout, je tente de leur expliquer. Ça ne fonctionne pas toujours, mais des fois ils comprennent, des fois le simple fait de leur dire que j’en ai marre suffit à évacuer mon stress. Bon évidemment, on est pas chez les bisounours hein et il y a des jours où… craquage ! Mais j’en profite pour leur enseigner l’empathie et le respect des autres… c’est toujours ça de pris !

  25. C’est bien de mettre des mots là dessus, bravo, ce n’est facile, mais c’est bien, pour toi et pour toutes les mamans. Je dis bien toutes les mamans, car même sans avoir un bébé aussi demandeur que toi, je pense que l’on a toutes des moments où l’on craque, d’épuisement, de découragement, d’inquiétude, d’isolement, de perte de confiance, à des degrés différents peut être, mais on connait toutes ce sentiment. Merci d’en parler… Et bon courage pour ces passes noires. Tu as raison, tu vas en rire… plus tard !

  26. je suis aussi passée par là, un 2eme bébé bien différent, qui refuse la tétine ne veut que moi, qui ne dort pas, un enfant qui ne veut que moi…. aujourd’hui il a 10mois 1/2 c’est toujours un peu compliqué pour le sommeil, mais j’ai arreté l’allaitement depuis 3 mois parceque j’avais besoin de ne plus etre son “escalve” et de me retrouver….
    des bisous et beaucoup de courage

    • Je connais ce sentiment lié à l’allaitement et pourtant, parfois il m’offre tellement de paix, de tendresse et de répit que je ne conçois pas notre relatiion sans pour l’instant. Un jour oui, évidemment, mais je sens dans mes tripes que tout comme le portage, nous en avons encore besoin lui et moi, pour avancer, doucement, vers cette confiance qu’il nous manque encore ! 😉

  27. Bravo et merci pour tes mots…:) j’ai aussi connu ça avec la naissance de mes jumelles… ce sentiment de ne pas les aimer comme leur grand frère et de leur en vouloir d’être arrivées à deux… aujourd’hui elles ont 2 ans et demi et ça va beaucoup mieux! j’ai réussi à me pardonner d’être juste humaine! Tout plein de courage pour la suite!

  28. Courage! Je crois que tu as bien fait de publier! Cela déculpabilise beaucoup de Mamans qui auraient eu honte de l’ecrire comme tu le fais! Bravo pour ton honnêteté…Perso j’ai connu ces bébés aux besoins intenses et parfois j’ai craqué mais c’est plutôt à moi que j’en voulais. Je n’ai pas ressenti cette haine que tu décris ou plutôt je ‘ai ressentie mais envers moi meme. Merci pour ton courage! Et ton texte!

  29. Merci pour cet article. J’avais les larmes aux yeux en le lisant. Ce que tu décris, je l’ai vécue pour ma première fille.
    C’était très difficile. Des tétées à n’en plus finir et elle hurlait dès que j’essayais de lui retirer le sein, des heures, des journées entières passées en écharpe… Et dès que j’avais le malheur de la poser, des hurlements à n’en plus finir. Elle n’a fait ses nuits qu’à 14 mois.
    Je ne mangeais plus, j’avais le sentiment qu’elle me pompait littéralement mon énergie. J’ai perdu plus de poids que ce que j’avais pris.
    Je l’aimais de manière incontestable depuis sa naissance et pourtant parfois je la détestait. J’aurai parfois aimé ne jamais avoir fait de bébé. Et j’éprouvais immédiatement un immense sentiment de culpabilité. Surtout quand on te dit de profiter, que ça passe tellement vite. Je n’avais qu’une envie…que le temps passe vite!
    Et ce qui était difficile c’était le regard de l’entourage ( forcément, si elle était comme ça c’est parcequ’elle été “encore” allaitée – je l’ai allaitée jusqu’à 20 mois – ou parceque je la portait trop en écharpe).
    Ce qui nous a aidé ça a été la reprise du travail pour moi, un mari aux petits soins et une nounou en or! Grace à elle, j’ai découvert que ma fille pouvait ne pas passer ses journées à hurler.
    Aujourd’hui elle a 26 mois et c’est une petite fille très intelligente, indépendante, souriante… Quand je la vois, je me dis que tout ce que nous avons vécu ont fait que c’est cette petite fille incroyablement épanouie aujourd’hui, et je ne changerai ça pour rien au monde. Même si c’était super difficile.

    Aujourd’hui bébé 2 a 1 mois, et je sens qu’elle est déjà différente de sa grande soeur. Elle est beaucoup plus calme même si elle a elle aussi besoin d’être en écharpe pour pouvoir dormir paisiblement. Je passe tout de même parfois des soirées à pleurer quand j’ai le sentiment de revivre ce que nous avons vécu il y a 2 ans. Mais je sais que ça va être diffèrent et que les choses changent.

    Encore merci pour cet article, ça fait du bien de savoir qu’on n’est pas seule. Courage à toi et à toutes les mamans!!

    • Haha, je vois tellement ma gueule quand on me dit de profiter quand je suis sur le point de me faire sauter le caisson ! Tu as juste envie de crier “DE QUOOOOI ??? Des nuits sans sommeil ? Des crises de larmes ax toilette spour pouvoir pleure TRANQUILLE ? Des maux de dos à force de porter encore et toujours ? De ma voix cassée les jours où je crie si fort que toute la rue doit m’entendre ?” Des baffes, je leur foutrais des baffes !

      Un jour j’écrirais un article où j’expliquerais ma vision du portage (et de l’allaitement) où justement ce n’est pas parce que tu portes que ton bébé est un greffon mais parce que c’est un greffon que tu le portes… Un jour !

  30. Je n’ai qu’une chose à te dire “tout va bien se passer” ce sentiment est commun qui n’a jamais été à bout et a douté. Qui est toujours à 100%… Même avec une seule grenouille il m’arrive après une journée pourrie au taf péter un câble pour un micro caprice je pense que c’est humain. Etre maman c’est souvent s’oublier mais on ne peut pas s’oublier éternellement le corps arrive parfois à un point de non retour… On est maman mais on a besoin de manger de se laver de parler avec des adultes de DORMIR vraiment.
    Je suis en vacances la semaine du 22 février, on s’organiser un gouter si tu veux mon chéri s’occupera des monstres 😉
    Bisous

  31. je ne suis pas maman, mais beaucoup de mes copines oui, dont toi. Je viens de lire ton article qui m’émeut. Et de mon expérience de tata (6 fois), et pour avoir été très présente avec mes belles-soeurs, je peux te dire que tu n’es pas la seule à avoir ce sentiment, qu’il faut en parler et surtout que tu es humaine ma belle. Tu as des sentiments, tu as des émotions et quand tu es mère, il y a toujours quelqu’un sui a besoin de toi. J’ai d’ailleurs partager (sur FB) un article qui s’intitule “quelqu’un a besoin de moi”. Lis-le. Et si tu as besoin de crier de te lâcher, je suis là aussi, je t’aime fort ma zinzifruit et je t’admire d’être une maman et de dire les choses sans tabou <3<3<3

  32. Bonsoir, je me retrouve dans ton post. Surtout avec ma n°2 et mon dernier (4ème) qui étaient tout les 2 très demandeur. On a découvert que ma 2ème avait un RGO et que c’est pour ça qu’elle ne voulait resté que dans mes bras H24 7/7 jours. Heureusement l’allaitement à aidé 😉 Pour mon 4ème pas de RGO mais BABI, ça a été très dur mais maintenant, il a 18 mois et lui qui a été porté depuis sa naissance, jamais de poussette, depuis qu’il s’est marché et qu’il a prit de l’assurance, ça fait 1 mois qu’il ne veut plus être porté et veut marché !! Bon il tête encore, se réveil 2/3 fois la nuit (cododo), impossible de s’endormir seul …
    Mais à côté il est devenu indépendant, joue beaucoup avec ses frères et sœur.
    Bon courage et c’est bien d’en parler et de vider son sac 🙂

  33. C’est la première fois que je laisse un commentaire mais cet article m’a particulièrement touchée et je ne croise pas souvent des personnes qui ont vécu ou vivent “ça” (ou alors personne n’en parle mais je crois que personne ne ferait d’enfant si c’était systématique ). J’ai vécu ces premiers mois difficiles, durs, voir horribles avec mon garçon, seul différence que c’était mon premier mais ca n’aurait sûrement pas changé grand chose… Pourtant il y a eu des bons moments et jai un lien juste génial avec mon bébé jai adoré tous les moments avec lui autant que j’en ai détesté certains. J’ai vu une grande grande différence quand il a commencé à se déplacer seul (à ramper vers 7-8 mois ) et après ca a été de plus en plus cool et aujourd’hui a 17 mois il est juste incroyable ! Incroyablement sage, attentif, à l’écoute, doux et câlin. Les nuits sont encore un peu olé olé parfois mais ça n’a rien à voir avec ce qu’on a vécu et les progrès sont constants. Alors parfois j’ai du mal à croire que c’est le même bébé qui hurlait pendant des heures qui ne voulait jamais être posé qui me faisait pleurer de fatigue de désespoir et de doute. Et aujourd’hui je suis enceinte de mon deuxième enfant, ils vont avoir 2 ans de différence et j’apprenhende un peu…. Je suis tout de même “traumatisée ” par ces premiers moi difficiles même si je sais que chaque enfant est différent et puis ça ne pourra pas être pire ! (Enfin j’espère !!!!) et puis au moins je sais qu’il y a une FIN , qu’un jour tout va bien, tout s’arrête pour prendre la meilleure direction qui soit parce que malgré la fatigue on a pas lâché. Et c’était le but de mon long roman très decousu, je comprends tout ce que tu dis dans ton article, je connais ce sentiment, ces sentiments… C’est dur et il faut s’en remettre. Mais ca va aller , vite, bientôt, ça ira mieux, de plus en plus et tu seras comme une marathonienne qui vient de franchir l’arrivée. “Je l’ai fait !” J’ai survécu sans tuer personne 🙂 alors je te souhaite énormément de courage !!!!
    Coco

    • T’inquiète pas Coco, oui chaque enfant est différent et surtout, ils auront certainement une magnifique complicité, qui n’aurait certainement pas été la même si tu n’avais pas fait d’enfants aussi rapprochés. A mon tour de te dire qu’on survit, sans tuer personne, ça, ça reste à voir ! 😛 😀

  34. Juste merci… Merci de dire tout haut et sans filtre ce qui est difficile à dire, difficile d’admettre. Dans une moindre mesure, janvier est aussi un mois difficile pour moi aussi et ton billet m’a permis de mettre des mots sur ce tsunami d’émotions. Si le cœur t’en dit, je te laisse un peu de lecture. Bises et tu verras, ça passera 🙂

  35. Oui j’arrive après tout le monde et alors ?
    Je suis toujours en décalé sur tout on le sait tous…
    Que te dire que tu ne sais jamais ?
    Je dis souvent que j’aime mes fils autant que je les déteste…
    Dur mais tellement vrai.
    Toi même tu sais comme diraient les jeunes que nous ne sommes plus trop.
    Il y a ce lien invisible dont on parle peu entre les mères à bout aussi… Et je crois que nous c’est plus un lien mais une corde 😛
    Allez, vivement qu’on oublie <3

  36. Moi aussi je débarque un peu tard mais je voudrais te remercier pour tes mots de soutien dans les moments difficiles. Si tu ne partageais pas tes difficultés, je ne t’aurais pas contactée et tu ne m’aurais pas rassurée. Chez George, il y a clairement du mieux mais comme toi, je ne devrais pas trop le poser, ni sortir de son champ de vision. Parfois, je me dis que je n’ai plus de plaisir dans mon quotidien, seulement du devoir. Encore et toujours du devoir… Mais comme je l’ai dit, ça s’arrange. Ses sourires me font complètement fondre… Quand j’arrive à l’endormir et me glisser hors du lit, je peux même passer un peu de temps toute seule le soir, à regarder (le début d’) une série ! Et je m’aperçois qu’il me manque…
    On a commencé notre vie commune très stressés tous les deux. Quand l’un se détend, l’autre se laisse aller aussi (tout comme le reste de la maisonnée). Petit à petit, on va trouver notre équilibre et je vais m’éclater dans la vie comme avant, montrer aux enfants comment ça se dance la life 😉

  37. “peut-être je lui en ai voulu d’être là, de venir mettre fin à l’idylle que je partageais avec son grand frère, de faire voler en éclat la dyade mère-fils qui existait entre nous. ”

    Mon dieu… Ma deuxième n’est pas encore là que j’éprouve déjà ce sentiment et espère être a la hauteur pour chacun d’entre eux sans en perdre une miette !! j’ai tellement peur que la relation fusionnelle que j’ai avec le Tigger n’en souffre !!

    • La relation n’en pâtira pas forcément, par contre toi oui, si tu te mets la pression pour que rien ne change. Evidemment que ça évolue, et c’est NORMAL. Perso j’ai tellement lutté, essayé de me couper en deux, ménager la chèvre et le chou… Au final tout le monde pète les plombs. La solution ? Lâcher prise… :-*

  38. Je suis tombée sur ton blog un peu par hasard et pile sur cet article . Je n’ai pas vraiment de mots, juste beaucoup d’empathie, de soutien et d’ondes positives à t’envoyer 🙂

  39. Waouh, j’avoue au début j’ai été choquée par les mots si durs de vouloir tué son enfant mais après réflexions je me rends compte que peut être moi aussi j’y ai songé mais juste 2 secondes voire 1 ! Rien qu’en lisant ce post, j’ai envie de pleurer parce que je me sens tellement moins seule. J’ai 2 filles, la 1ere est arrivée au bout de 13 ans de tentative (on a laissé faire la nature). Autant dire qu’elle était le miracle qu’on n’attendait plus ! La grossesse et l’accouchement furent magiques. A son arrivée, un sentiment de : c’est moi qui ai fait ça mais j’en fais quoi maintenant ? Et puis, chaque jour un peu plus je l’ai aimée et adorée même. Elle dormait avec nous, je la portais tout le temps, personne ne devait l’approcher, j’étais sa maman louve. Elle grandissait tellement bien, elle était éveillée, elle parlait bien, une petite fille parfaite. Ma 2e fille est arrivée après 2 fausses couches, je n’y croyais pas. La grossesse fut très difficile (alitée au 1er mois et jusqu’au 9e mois). Impossible de m’occuper de ma grande que je laissais chez nounou avec une immense culpabilité. L’accouchement a duré 24h dans des souffrances horribles, son coeur s’est arrêté de battre. Ils l’ont mise en réa, j’ai eu peur mais je lui en voulais déjà de ne pas être aussi parfaite que sa grande soeur, de ne pas me laisser un souvenir d’accouchement comme celui de sa soeur. Au retour de mater, la tête me tourne : je suis maman de 2 enfants alors que je devais être stérile à la base. Je n’ai pas réalisé : j’en ai voulu à la grande d’être jalouse de sa petite soeur, j’en ai voulu à la petite de m’avoir fait perdre 8 mois avec sa grande soeur. Je commence tout juste à réaliser mes colères et mes cris, mon manque de patience. J’en m’en veux d’avoir perdu tout ce temps à leur en vouloir alors qu’elles n’y sont pour rien et qu’elles sont tout ce que j’ai toujours voulu. Nous sommes des êtres humains faits de sentiments et d’émotion, j’ai arrêté de me plaindre et j’ai décidé d’avancer pour elles. Mes filles sont devenues malheureusement mon reflet : elles sont colériques. Il est tant que ça change et que la sérénité règne chez nous. Merci de nous montrer à toutes que ce n’est pas grave d’avoir des sentiments ambigus, que nous n’en sommes pas moins des mamans aimantes. Merci juste d’en parler !

    • En parler, y compris à ses enfants, c’est aussi une partie de la “solution”. On a le droit d’être en colère, on a le droit de faire des erreurs, on a le droit d’être triste. C’est ça la vraie vie. Le plus difficile est de réussir à canaliser ces sentiments, à les exprimer sans violence. En tout cas, c’est pour moi, le plus dur ! Et ils apprennent aussi en nous observant et en nous écoutant.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *