J'avais tout prévu.

On le dirait à Mamie pour son anniversaire, début novembre. On lui ferait un rébus ou une devinette, avec le nombre 10, pour lui faire comprendre que le 10e serait bientôt là. Papa disait que t'étais un garçon, que la légende veut que je ne donne naissance qu'à des mecs. Mais moi, évidemment, je savais que tu étais une petite fille. Marthe, ou peut-être Suzanne. Ça m'aurait pris des mois, mais j'aurais fini par convaincre ton père, tu sais.

Et puis tout s'est arrêté net, mercredi matin. A peine le temps de me faire à l'idée et déjà je n'ai plus rien de toi. Rien que des crampes qui me rappellent à quel point mon ventre est vide, à quel point j'ai mal.

Oh je ne suis pas à plaindre, je suis jeune, ça arrive bien plus qu'on le croit et j'ai déjà deux beaux enfants en pleine forme ! Je n'ai pas eu à essayer des années durant et tu es parti bien vite, mon bébé. D'ailleurs, je crois bien ton coeur n'a jamais battu. Oui mais alors, pourquoi je me sens si triste ? 

C'est normal d'être déçue, il paraît. Je suis pas déçue. On est déçue quand on veut acheter des chaussures en 39, mais que "Non Madame, j'en ai plus en stock, désolée". Je suis pas déçue. Je suis triste, et je suis seule. Seule, comme peut l'être une mère dont le petit, tout petit lien qui l'unit (elle et rien qu'elle) à son enfant tout juste germé au creux d'elle, se brise. Seule comme peut l'être la maman qui n'a rien dit, parce que "c'est mieux d'attendre". Je ne sais pas si c'est mieux. Si je l'avais dit, peut-être que mes collègues comprendraient pourquoi hier je me suis cachée les yeux rougis derrière mon écran. Peut-être que ma Maman me raconterait qu'elle aussi a déjà eu ça et alors je me sentirais mieux.  Peut-etre que je serais moins seule. Peut-être pas. 

Oui j'ai eu de la chance, la vie est douce avec moi, une famille, un mari, tes deux frères. J'ai tout. Mais je ne t'ai pas toi.

Tu es parti(e) comme tu étais venu(e), d'un coup d'un seul. Pas de Cytotec, pas d'hôpital, pas de curetage. Rien de bien méchant, somme toute. Juste la vie. Alors, pourquoi j'ai l'impression d'être passée sous les poings de Rocky ? C'est juste la vie. La vie qui s'en va ouais, la vie qui ne veut pas de moi. Elle est violente, la vie, des fois.  

5 petites semaines, 7 jours de retard de rien du tout.

Une fausse couche. Précoce et spontanée. Y a bien pire. Il paraît que des millions de femmes y passent, parfois même sans s'en rendre compte. Dommage, pas moi.

Ô cruel cerveau d'homme qui trace et qui s'embrase quand on te dit de ne pas t'enflammer. Les projets qui tourbillonnent, où mettra-t-on ton berceau ? Est-ce que tu arriveras en avance comme tes frères ? Comment on fera pour la voiture ? On sera bien cet été, tous les 5.

Cerveau, cœur et corps. Arrêtez-vous. Rendez-moi mon bébé. 

Qu'est-ce que j'ai raté ? Est-ce que je suis cassée pour toujours ? Est-ce que je saurais faire d'autres bébés ? J'ai peur. 

Il ne me reste rien de toi. Hier en te voyant partir, tout ce que j'ai su dire entre les "Oh non… Non… Non…" c'est "Au revoir". Je veux te dire au revoir, et garder une trace de toi. Je sais c'est égoïste. Mais si j'écris ces mots, c'est aussi pour me souvenir. Demain, dans un mois, dans 10 ans. Au revoir, mon bébé que je n'ai pas su retenir. Au revoir. 

Je ne sais pas si je vais publier cet article. C'est tellement intime, tellement douloureux. Et pour autant, je ne me sens pas légitime dans ma souffrance. Certains ne peuvent pas avoir d'enfants, du tout. D'autres doivent leur rendre visiste au cimetière. Alors j'ai honte. Honte d'avoir raté, de ne pas avoir su garder ce bébé que je désire tant. Honte d'être si triste alors que bordel, y a bien plus grave. 

Mais hier, quand tu es parti(e), que tu m'as laissée, j'ai trouvé du réconfort là, sur la toile. Des milliers de mamans qui ont eu le courage de témoigner, qui ont parlé, posé des mots. Ça m'a fait du bien. Et si moi, mon histoire faisait du bien à quelqu'un ? Ça vaut peut-être la peine d'aller au-delà de cette honte, et de briser mon silence ? Je ne sais pas…

 

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55 comments on “Au revoir”

  1. Oh… j'ai aussi perdu mon bébé précocement il y à 2 mois. Un bébé désiré, un petit frère ou petite soeur pour mon fils. 10 jours de retard, je ne voulais pas y croire, j'ai attendu pour faire le teste. Le lendemain je le perd… mais je m'étais déjà projeté, mon mari était tout content et puis la prise de sang le confirme ainsi que l'échographie… j'ai pleuré tout le week end et après j'ai regardé mon fils et je me suis dit que je ne voulais pas qu'il voit sa maman triste…  les témoignages sur internet m'ont aussi beaucoup aidé. Gros bisous. Et j'espère que bientôt un nouveau bébé s'installera ❤❤❤ 

  2. Tes mots me parlent tant. Je suis triste chaque fois que je lis une maman qui perd son tout petit. Si petit soit il, il était bien là pourtant. J'ai perdu aussi mon bébé, mon tout premier. Je repense à lui souvent, il/elle n'avait que 6 semaines, je ne saurais jamais qui il était. On ne fera jamais sa connaissance. A peine dans notre ventre que déjà tout s'écrit, sa date de naissance, son prénom peut être, les prochaines vacances, etc. Alors, c'est un véritable deuil qui s'enchaine, dur, long, très douloureux… Je te souhaite de doux moments pour surmonter ce dur moment

  3. Je ne sais que te dire dans de tels moments où la solitude et l'amour des siens suffit… Je voudrais juste pouvoir te serrer dans mes bras pour prendre un peu de ta peine et te proposer une épaule amie pour y pleurer. Tu es une si belle et si aimante maman qu'il est certain qu'un bébé viendra de nouveau tenter sa chance et s'accrocher fort à cette vie que tu lui promets.

  4. Coucou ma belle,

    Ton article m'a touché et m'a fait pensé à ce petit être qui est parti trop tôt et auquel je pense encore parfois malgré l'arrivée de bébé 3. A l'annonce de ma grossesse nous nous étions projetés tellement vite que je me suis sentie anéantie  et vide.

    Certains autour de moi on eu des mots durs comme "c'est pas grave tu en as déjà 2" ou "y a plus grave".

    Bien sûr y a plus grave mais je désirais tellement cet enfant, je voulais juste qu'on me laisse le pleurer en paix. 

    Alors ma belle tu as le droit d'être triste, tu as le droit de pleurer. Prends soin de toi et de ta belle famille.

    Bisous. 

  5. Courage ❤ je ne suis jamais passé par là mais non je suis certaine que ce n'est pas rien et que c'est un deuil à traverser… encore plus dur même peut-etre car on le traverse souvent seule avec son chéri. Alors plein de courage à tous les deux. Non ce n'est pas rien, il y a pire mais aujourd'hui tu traverses ton pire et ce n'est pas rien. Au revoir petit bébé. 

  6. Les yeux plein de larmes je t'envoie tout mon soutien, toute ma force aussi pour… pourquoi ? Il n'y a aucun mot dans ces cas là assez fort. On dit qu'on s'en remet, mais on ne sent remet jamais vraiment, ça reste une cicatrice à vif dans notre chair, dans notre coeur qui voulait tellement aimer, tellement rêver, tellement tellement… tellement de chose…

    Le cerveau humain est un sadique qui nous fait d'un amas de cellules une vie imaginée en quelques secondes : ses yeux, ses cheveux, le timbre de sa voix, son impert jaune sur la plage après la pluie (on aime les clichés), sa chambre…Des dessins dessinés d'une chambre imaginée en quelques minutes qui n'aura jamais vu le jour… 

    Le deuil d'une vie qui n'est pas, qui ne sera jamais, parce que même si il y avait, il y en aura d'autres (peut être), rien ne remplacera celle là, cette vie là arrachée à nous à ce moment précis… 

    Il y a un avant et un après, mais rassure toi, même si  la cicatrice reste, elle est visible pour qui sait regarder, on finit par apprendre à vivre avec, comme cette cicatrice qu'on a sur le front, elle fait partie de nous, de temps en temps on l'a touche du bout des doigts en se souvenant… Et on ferme les yeux, grande respiration… 

    Mais il  ne faut pas avoir honte, il ne faut pas se sentir mal vis à vis des autres qui attendent tous les mois de pouvoir eux aussi toucher du bout des doigts avant de se faire aspirer dans les joies des nausées matinales… La douleur n'est pas la même, même si la finalité reste un vide.

    Et oui il y a bien plus grâve, il y a toujours plus grâve pour les autres, mais il faut savoir être à un moment  un minimum nombriliste et se laisser aller à sa tristesse, sinon on ne vit plus, car si il y a bien plus grâve il y a toujours plus heureux que nous…Et non, non dans ces cas là il n'y a que nous qui comptons. Tu as le droit d'être triste, déçu, meurtri dans ton corps et ton coeur…Ca prouve tout simplement que tu es humaine.

    Je suis triste pour toi, pour vous, vraiment et sincèrement. 

    E.

  7. Je crois bien que c'est le premier commentaire que je pose ici… Je suis ce genre de lectrice "fantôme"… Je te lis depuis des années pourtant… Juste un mot pour te dire :  Tu n'a rien raté ma belle, rien de rien soit en sur !! Tu est une super maman aimante, attentionné, pleine de bonne volonté, qui malgré les difficultés à toujours été forte… Ton bébé, tu l'aimais déjà, très fort. Ce n'est aucunement de ta faute si il a decider de s'envoler. Ce que tu récent est légitime, toute femme qui perd un bébé y laisse une partie d'elle. Je ne peux que t'envoyer du courage et des milliers de bisous. Couvre toi de tes hommes, en mode doudous remplis d'amour !! Ils serons te prouver à quel point tu est exceptionnelle et que, si ! Tu peux le faire ! Comme tu la déjà si bien fait 

  8. Oh ma jolie.. Je suis touchée en pleins coeur ta douleurs raisonne en mois.. Je n'ai pas les mots… Je ne les ai jamais trouver pour moi a chaque fois que cet arriver malheureusement.. Mais je t'envoie tous mon amour toute ma tendresse.. 

    On ne ce remet pas toujours de ça mais je te promet qu'on avance.. certes avec un pansement sur notre coeur mais on y arrive.. Courage pleure fort si tu en a besoin c'est normal c'est humain c'est sain.. et recentre toi sur tes 3 amours c'est ce qui compte le plus.. la vie est parfois voir même très souvent injuste mais on tombe et on relève.. je pense fort à toi 

  9. J'ai fait plusieurs fausses couches spontanées. Dont une au deuxième trimestre, qui m'a beaucoup traumatisée. Je ne vais pas entrer dans les détails, tu n'en as pas besoin. Ce que j'ai trouvé le plus terrible, c'est finalement que ça ne soit écrit nulle part. Ça n'existe pas. Ce petit être n'existe pas sur les papiers. Il est parti avant d'avoir le droit d'être inscrit sur un livret de famille. C'est con. Mais il était ma première famille, à moi. Et puis… Faire le deuil d'un rêve… C'est grand un rêve, c'est immense et c'est si beau. Et on est si seule. Ça déchire dedans. C'est intime comme tu dis, si bien que les autres ne comprennent pas pourquoi tant de larmes. Mais promis ma douce, ta douleur va s'estomper, doucement, avec le temps. Elle ne disparaîtra probablement jamais, mais elle va se faire toute petite face aux bonheurs immenses qui t'attendent. Et tu sais quoi ? Tu as le droit d'en faire ce que tu veux, de ta petite crevette rêvée. Tu as le droit d'en faire une étoile ou un ange si tu as besoin. Et personne ne peut te reprocher de souffrir de la perte de cette minuscule vie, si minuscule soit-elle. Toutes les mamans qui attendent, toutes les mamans qui ont perdu un enfant, toutes les mamans qui ont souffert, et même toutes les autres, elles comprendront mieux que personne.

     Je te souhaite un bel arc-en-ciel. Et mille choses encore (douze litres de mojito et une écharpe de portage qui coûte un smic par exemple).

  10. Que dire à part beaucoup de tristesse et des souvenirs qui me remontent à la surface.. Je sais ce que tu peux ressentir.

    J'aurais aimé pouvoir écrire ce beau texte pour exorcicer cette douleur que j'avais au fond de moi. Ce texte me touche énormément  car il est vrai..

    Bcp de douleur, certes , mais tu vas te relever et cette plaie va cicatriser petit à petit.. elle sera en toi, tu y penseras très souvent. Mais tes amours vont t'aider à surmonter cette épreuve. .

    Une personne m'a dit que le petit être que j'ai porté  était là  pour vivre un court instant, c'était son histoire et je me dis maintenant que c'est mon petit ange.. et qu'il veille sur ses frères et soeur. Je lui ai même donné un nom dans mon coeur.

    Je suis de tout coeur avec toi.. Et je me rends compte que ma plaie n'est pas si bien cicatrisé comme je le croyais. Courage,

     

  11. Quel beau texte pour ce tout petit ange. Je n'ai pas de mot pour soulager ta peine. Merci pour ce texte et pour avoir eu le courage de montrer cette soufrance que l'on essaie souvent de minimiser. Je pense fort a toi. Bisous

  12. Courage… mon petit ange c'est envolé il y a sept ans déjà. Elle est partie comme toi.. du jour au lendemain… ou presque… a 9sg… je n'avais meme pas eu le temps d'en parler au papa.. et j'ai eu honte de ne pas lui avoir dit… maintenant elle est presque mon secret moi aussi je me suis demandé si j'arriverai a avoir d'autre enfants… puis mimi hulk et Tigrourson son arrivée pour me rassurer… mais je ne loublierais jamais… dit toi que on est plus malheureuse que les maman qui on un bébé au cimetière… car elle les on peut etre porter plus longtemps se son peut etre plus projetés mais quand elle on besoin elle peuvent aller les voir et leur parler… pas nous. Nos petites filles on disparu pour toujours sans laisser de trace a part dans nos coeurs 

  13. Triste nouvelle. Courage. Soit forte. Ça va allait. J'ai vécu la même chose que toi en novembre 2014 après 9 sa. C'était très dur. Et je suis même passé par la case hôpital. Mais 4 mois après mon petit Gabriel est venu se nicher au creux de mon ventre. Je ne l'ai pas oublié et ne l'oublierai jamais. Plein d'ondes positives et de courage. 

  14. Ma jolie Delphine,

    Je ne suis pas passé par ce chemin mais je voulais juste que tu saches qu'il n'y a pas de raisons de minimiser cette épreuve. Cela me semble tellement éprouvant … surtout parles en si tu en ressent le besoin et il n'y a aucune honte ni aucune gêne à avoir … ce n'est pas non plus parce que ca touche beaucoup de famille que ca rend les choses moins difficiles ! Je tenvoi pleins de chaudoudoux de reconfort

  15. Oh mais…. Ça fait un moment qu à travers tes mots tu me touches beaucoup. Pas nécessairement parce que je vis les mêmes choses non, mais plutôt par empathie, je ressens ton émotion qui déferle dans mes veines comme si c etait moi… Jamais je ne commente, par pudeur, et parce que je me sens un peu bête aussi car les mots qui me viennent spontanément après chaque article difficile de toi c'est "je t'aime Delphine!". Comme une soeur. C'est con et c'est très brut mais c'est ce qui sort de cette boule au ventre lorsque je termine de te lire et ce n est pas la première fois. Alors quitte à passer pour une cinglée cette fois, je te le dis. Et j essaye de te l envoyer cette boule brute et lumineuse d amour et de douceur que j'ai en te lisant. Parce que putain que tu es forte et fragile à la fois. Et je n ai pas de mot pour ce que tu viens de vivre. Juste une présence chargée d'ondes de réconfort, une accolade chaleureuse et un chocolat fumant… 

    Courage, tellement courage… 

  16. Coucou jolie maman triste que j'ai envie de prendre dans mes bras, a qui je donnerai bien un câlin comme celui qu'on donne à son enfant qui a mal … bien sûr que certaines personnes sont dans l'empathie même sans avoir traversé cette épreuve, mais souvent c'est celles qui ont connu le poids de ce fardeau qui comprennent le mieux. Oui c'est fréquent, oui c'est pas si grave, oui tu réessaieras mais ces mots n'ont de sens que pour ceux qui n'ont pas vécu cette indiscible déception, cette si grande tristesse. On m'a dit "c'est le destin, c'est que ca n'allait pas et c'est mieux pour tout le monde". Oui mais moi j'avais déjà imaginé ma vie avec ce petit être, j'avais déjà pensé au prénom et la deco de la chambre … alors comment faire Comme si c'était rien ? Moi j'ai pas su. J'y ai pensé chaque jour, chaque minute pendant des des semaines, des mois. C'était mon premier et j'avais peur de ne jamais réussir. Aujourd'hui ma fille a 4 ans, et le petit etre qui n'a pas poussé dans mon ventre avant elle j'y pense encore. Est ce qu'il aurait ressemblé à ma fille ? Je me le demande parfois. Oui la douleur s'estompe, comme pour tout. Oui on relativise un jour mais jamais on oublie.

    Prends soin de toi, orgies de câlins et de bisous avec tes 2 merveilleux garçons, pleure tout ce que tu peux sous la douche (c'est bon de pleurer sous la douche), souris quand tes bonhommes te feront une grimace, un pied l'un devant l'autre maman boulet et sois bienveillante envers toi. Tu le mérites.

    Bisous doux 

  17. Coucou delphine j ai perdu un petit bébé à 3 mois de grossesse c était le 8 novembre 2010 la date est toujours ancrée en moi même si depuis j ai eu 2 adorables filles mais ce jour là je suis triste je me sens mal car je sais qu il me manque quelque chose tout simplement une petite tête brune le plus dur pour moi et de ne pas avoir de lieux pour penser à lui, de souvenirs. Le seul avantage c est que j en ai parlé et les langues se sont déliees. Bisous delphine

  18. Je suis désolée..

    Je vis actuellement une fausse couche précoce à 4 SA + 3 🙁 pas le temps d'un retard un pshiit et puis s'en va.

    C'est ma deuxième fausse couche cette année à 6 mois pile d'intervalle. Ma fausse couche de mars a été détectée au premier rendez vous gynéco grossesse arrêtée 2 semaines plutôt mais aucun signe pas de crampes pas de saignement direction 2 jours plus tard le bloc pour un curetage. Il aura fallu attendre 3 mois et demi pour retrouver un cycle et encore un pour que cette bulle d'espoir se niche et se fasse la malle encore.

    Je te souhaite du courage certains diront que ce n'est rien même pas un embryon mais ce petit être en construction été déjà quelqu'un pour toi ton troisième tu l'avais imaginé dans votre maison dans votre vie. Prends le temps de le pleurer.

    Des bisous et du courage

  19. Comme je connais ta douleur..en 2012 j'attendais une petite fille je venais d'apprendre le sexe est à presque 5 mois de grossesse et puis tout à coup le lendemain de l'échographie je perds mon bébé fausse couche tardive et la le monde s'est arrêté de tourné pour moi..j'ai tenté de remonter la pente et la nouvelle grossesse et tout se passe bien une naissance parfaite..puis les problèmes reviennent et il s'en est allé d'une maladie incurable à ses 5 mois de vie et la le coup de massue je me dis que la vie s'acharne et que je n'aurais jamais plus d'enfant et que je suis destinée à souffrir.Aujourdhui je souffre encore de devoir aller lui parler sur sa tombe mais après la pluie vient le beau temps et j'ai une petite nana de 2 ans.Je voudrait juste te dire de ne pas désespérer tes garçons sont magnifiques et c'est un plaisir de te suivre et je te souhaite du plus profond de mon cœur que la vie te sourit à nouveau.❤️

  20. Avant d'avoir mes bébés j'ai fait une fausse couche. On l'a su tard, 9 semaines de grossesse. On avait eu tellement le temps de se projeter. C'était violent. J'étais déjà une maman dans l'âme, mais une maman sans bébé. C'est SweetPrincess qui m'a "réparée". Si ce bébé perdu avait été là, elle pas. Alors je ne changerai rien à ce parcours qui a définitivement tué toute innocence vis-à-vis de la grossesse. 

    Prends le temps qu'il faudra pour faire le deuil de ce bébé et de tous ces possibles. Et puis dans quelques temps un autre bébé viendra et le soleil reviendra.

  21. C'est tellement difficile, comme je te comprends..

    J'ai appris après Noël qu'un petit confetti s'était accroché. Après seulement quelques semaines d'"essais". Quel bonheur. Petite echo à 7SA, tout va bien. Puis echo et 3 mois, et là plus rien, il a arrêté de se développé, son coeur ne bat plus. Quelle tristesse. Tenir bon pour le 1er bébé, essayer de ne pas montrer son chagrin. Avoir l'impression que personne ne te comprend… Et passer à autre chose, essayer… Attendre un nouveau signe. C'est si long maintenant… Nous aurions été 4 aujourd'hui. Et nous le serons un jour. Mais quand  ?  

    Bon courage ❤

  22. Une fausse couche précoce, c'est vrai ça arrive à beaucoup de femmes, ce n'est pas la fin du monde etc etc…. mais malgré tout ce que la raison peut dire, le coeur de maman est blessé, les entrailles meurtries et le souvenir toujours là.  Je n'oublierai jamais cette épreuve même si la vie m'a aussi donné 2 beaux garçons et que par "chance" je n'ai connu cela qu'une seule fois.  Je suis persuadée que c'était ma fille que je n'aurai jamais… le temps fera son oeuvre mais tu as le droit d'être à fleur de peau et de te concentrer sur ce qui d'apaisera. Bises 

  23. Bonjour et tout d'abord merci pour totn témoignage. J'ai vécu cette fausse couche précoce, juste après une prise de sang positive qui nous annonçait la venue d'un enfant puis plus rien … Je savais que cette minuscule vie serait une petite fille. J'avais déjà un fils et nous voulions agrandir la famille … J'étais triste mais très très vite, j'ai pensé que si cette petite "vie" me quittait c'est que la nature faisait bien les choses et qu'il valait mieux pour ce futur bébé qu'il "parte" … la vraie vie plus tard lui serait trop dure. Je l'ai accepté  après avoir pleuré. Cette histoire s'est passé, il y a plus de 19 ans, et j'y pense toujours, sans tristesse, car je crois aux anges gardiens et je sais que ma petite fille veille sur le fils que nous avons eu par la suite. Je ne sais pas si je peux t'aider avec mon commentaire. Je te remercie de m'avoir permis de laisser mon témoignage ici. 

    Plein de courage pour affronter cette tristesse. Bisous

  24. Toutes mes pensées… et du courage. Je suis passée par là aussi… on se sent si seule… Même en étant entourée… notre corps et notre coeur de maman sont meurtris…

    J'ai eu "droit" à la prise de cytotec… et des pertes de caillots de sang pendant plus d'un mois… un mois où chaque jour mon corps me rappelait ce drame… au départ on me disait que c'était normal… le 1er soir je ne tenais même plus assise et aucune protection n'était assez absorbante… non ce n'était pas normal, on ne m'avait pas annoncé ça…

    Alors après un mois et demi de pertes qui n'en finissaient plus… je suis retournée à l'hôpital… curetage! Un 14 juillet il y a 7 ans déjà… Et comme si ça ne suffisait pas là rachi anesthésie n'a pas bien fonctionnée… douleur atroce… a jamais gravée en moi. Mais 2 mois après et venue s'installer un petit bébé qui a vu le jour un an jour pour jour à la date où cet autre bébé était sorti de mon corps…. Même si je n'oublierai jamais mon coeur de maman est plus serein aujourd'hui… et ma "câlinette",Comme j'aime appelée ma fille de 6ans, me rappelle chaque jour que la vie peut être belle et que les nuages laissent toujours place au soleil…

    Le soleil reviendra et tu le trouveras encore plus lumineux qu'avant. 

     

    Pardon si je me suis un peu étalée… ce n'est pourtant pas mon habitude… 

     

    Du courage et de la force… Bises

  25. Rien ne peut être plus dur pour une Maman que de faire une fausse couche surtout quand tu as désiré cet enfant au plus profond de ton être. Je n'ai pas vécu cela, mais j'imagine la douleur que tu dois ressentir. J'apporte ma petite pierre à la montagne de soutien que tu as déjà. Je te transmets beaucoup de courage et de pensée que positives pour surmonter cela. Tu n'as pas à culpabiliser, ce sont des choses qui arrivent. Aucun autre enfant ne pourrait remplacer celui que tu as perdu, mais il te reste la possibilité d'en aimer un autre (et ses deux frères) autant que tu aurais aimé celui-ci. Tant qu'il est dans ton cœur, ce ne sera pas un échec. Ne l'oublie juste pas. Courage!!! 🙂

  26. Je suis désolée d'après cette triste nouvelle… je suis passée par là, pour ma première grossesse,à 10 semaines de grossesse j'ai appris que la grossesse s'était arrêtée et que le coeur du bébé ne battait plus. C'était une grossesse extra désirée, attendue et même si je voulais rester prudente évidemment je me suis projetée. Mes espoirs se sont littéralement brisés de fonder une famille. Evidemment l'entourage minimise beaucoup ce genre de choses, " c'est mieux comme ça, c'est la nature humaine, ce n'était qu'un tout petit embryon blabla blabla… cela arrive pour  40% des grossesses, c'est banal sauf quand cela arrive à toi c'est tout sauf anodin.

    oui c'était un petit fœtus de 4 mm, un amas de. Cellules  en somme,mais pour moi c'était mon bébé et je l'aimais tellement. J'ai pleuré des semaines, on se sent si seule, si incomprise. Mon compagnon était là pour me soutenir mais lui même avait du mal a comprendre ce que je ressentais. Et puis l'espoir est revenu, je suis retombée enceinte, et quelques mois plus tard j'ai une merveille de petite fille. Et le même miracle s'est produit une 2 et 3eme fois. Oui je confirme quand on a vécu cela, on a peur et on se pose des tas de queations: "qu'est ce que j'ai fait?, "suis je capable de mener une grossesse à terme? "Etc..

    Le 1er trimestre est très dur à vivre, on n'ose pas se projetter, on a peur que tout s'arrête. Mais on traverse tout cela, on y arrive, La vie continue, pas le choix pour son compagnon, ses enfants, il faut tenir bon.

    plein de courage dans cette épreuve, essayez de puiser de la force auprès de vos enfants, votre mari et j'espère pour vous que bientôt le soleil brillera à nouveau. Il faut garder espoir

  27. Celles qui ne l'ont pas vécu ne peuvent comprendre. Tu sais le genre de phrases de merde du style :"ca arrive dans 3 grossesse sur 5", ou alors "ce n était pas encore un bébé" ou "pourquoi tu te mets dans des états pareils pour un embryon qui n'était qu'un amas de cellules". Pourtant hormonalement tu étais enceinte, ton corps se préparait déjà et émotionnellement tu étais en marche pour une nouvelle rencontre maternelle. Tes sentiments sont normaux et tu as un deuil a mener. A ton rythme et a ta manière. La vie est une pute. Et ce n'est pas parce que tu as pu porter deux magnifiques enfants que tu n'as pas le droit de vivre ce deuil et cette perte pleinement. Oui rationnellement ce n'était qu'un tout petit amas de cellules en devenir. Mais dans le Coeur c'était ton bébé. Tes mots font écho à mon vécu. Et ne laisse surtout personne minimiser ce que tu viens de vivre!

  28. Il y a pratiquement un an, moi aussi j'ai dit au revoir à un bébé, mon premier. Nous l'avons appris à l'échographie du 1er trimestre et deux jours après, j'ai subi un curetage à l'hôpital. C'est dur, même encore maintenant. Je suis a terme de ma seconde grossesse aujourd'hui et je n'ai pas encore accouché. La peur et la tristesse sont toujours là.

  29. Coucou ma belle 

    je suis de tout coeur avec toi car j'ai traversé cette difficile épreuve 2 fois de suite 

    une grossesse de jumeaux (FIV) arrêtée a 12 semaines avec arrêt du coeur de mes bébés 

    la grossesse (FIV)suivante la même chose pour mon autre bébé 

    on n'oublie  jamais mais on avance avec un pansement sur notre petit coeur meurtri 

    Mon petit chou est arrivé 3 ans après et il a su panser mes plaies par son sourire et sa joie de vivre 

    j'ai eu une fille avant mais 2 FC ET maintenant mon petit chou 

    j'aurais a jamais 5 enfants mêmes si il y en a 2 que je peux serrer dans mes bras

    tu seras toujours une mamange et une super maman 

    je suis là si tu as besoin 

    bisous de réconfort 

  30. Il y a 3 ans, j’ai perdu mon bébé. 10SA. Le 4ème de la fratrie. Oui, j’avais ses 2 sœurs, son frère mais pas lui. Parti tout seul, sans bruit et dans la douleur. Il me manque. Aujourd’hui, j’ai son petit frère dans mes bras. Enfin, quand il veut car il a 2 ans. Mais le 22 août 2013 je ne l’oublie pas. Bon courage à vous. Vous n’êtes pas seule 

  31. mes condoléances je suis désolée pour toi. Il y a toujours plus grave dans le monde, bien sur, mais ça n'empêche pas d'être triste ! Et c'est légitime. Je n'ai pas vécu ça mais si ça m'arrive ça m'aura fait du bien d'avoir lu tes mots c'est sur

  32. Je ne commente jamais mais cette fois j'ai tellement pleuré à la lecture de ce texte que je me dois de temoigner moi aussi. Je comprend totalement ce que tu decris, j'ai vécu un curetage il y a tout juste 5ans, suite à la découverte d'un oeuf clair à 5 semaines. Mon petit deuxième s'est installé 5 mois après, mais je me souviens parfaitement de cette douleur tellement intense que l'on a du mal à faire comprendre aux autres. C'est un vrai deuil à faire, celui du bébé que l'on avait déjà imaginé rejoindre notre famille, un bébé qu'on aimait déjà… Pour ma part je n'ai pas ressenti de culpabilité mais un sentiment d'avoir été trahie par mon propre corps qui m'a fait vivre tous les symptômes d'un début de grossesse alors que l'embryon ne s'est jamais développé….

    Notre coeur de maman reste marqué par une telle épreuve, le temps apaise la douleur, mettre des mots dessus également. Je t'envoie tout le courage nécessaire pour te remettre, l'amour de ses proches est le meilleur des remèdes!

    J'en profite pour te dire que j'adore suivre tes aventures quotidiennes, tes garçons sont extras! Et merci de partager ce que tu vis, c'est tellement rassurant de lire quelqu'un de vrai et sincère!

  33. Il n'y a aucune honte à avoir! Bien au contraire, c'est très noble et très courageux d'en parler. Et vous le faites très bien! Avec simplicité, sincérité, authenticité. Et puis, il n'y a pas de petite peine non plus. 

    J'ai du vivre ça trois fois, trois fois avant d'avoir mon premier loulou. Même cinq ans après, j'y pense encore. 

    Vous n'êtes pas seule, ok là tout de suite on ne peut pas toutes vous prendre concrètement dans nos bras, mais on est là! On vous lit, on échange, on témoigne, on console malgré la distance.

    Merci pour ces mots en tout cas, parce que grâce à vous, je fais les deuils de mes trois bébés partis trop tôt à qui je n'ai jamais osé dire au revoir. Merci et plein de baisers de réconfort.

  34. Il y a 14 mois je vivais la meme tragédie. J'avais galérer pendant 10 ans pour avoir mon fils et 2 ans après un cadeau de la vie s'installait en moi pour 2 petits mois. Et puis il est parti et il n'y a pas un jour ou je ne pense pas à lui. Plein de bisous de réconfort.

  35. Je suis triste pour vous et je me reconnais dans vos mots et maux . J'ai appris au mois de mars que le petit cœur qui grandissait en moi avais cesser de battre et que j'allais le laisser partir moi aussi "naturellement".

    je voulais tellement ce bebe, j'ai déjà une petite princesse je voulais croire que c'était un petit prince. 

    Je comprend votre douleur encore aujourd'hui je me dit que si tout allais bien il ou elle devrait bientôt être dans nos bras.

    je vous envoie pleins de bonnes ondes et espère revoir très vite  votre joie de vivre sur insta car je dois l'avouer j'adore vos posts 

    Pleins de bisous à vos princes 

  36. Je suis triste pour toi même si je n'ai pas connu cette épreuve. Plein de courage pour les prochains jours, semaines, mois. Tu avais besoin de poser des mots et je suis sûre qu'ils pourront en aider d'autres. Chaudoudoux 

  37. Bonsoir. 

    Votre texte me touche et en aucun cas vous ne devriez avoir honte. Je vous remercie pour ce texte.

    Malheureusement beaucoup de femmes vivent cette douloureuse épreuve.. Et ça fait aussi écho en Moi, j'aurais aimé pouvoir écrire ces mots sur mes maux, les 1ers signes de l'inévitable, l'attente avec un minuscule espoir qu'on se trompe.. Et finalement tout s'effondre en un instant.. Et ce n'est pas simple de s'en remettre.. car je m'étais projeté.. ça allait être le petit 2ème. . Mais ça ne sera que mon petit ange avec un doux prénom que seule moi connaît. Je me dis qu'il protège et veille sur sa grande soeur et ses petits frères.. 

    Je sais ce que vous vivez, une douleur qui va cicatriser petit à petit; Et vos amours seront là  pour aider à surmonter ce deuil.. Et qui sait ce peut apporter la vie??

    Une personne m'a dit un jour que mon petit ange était là que pour un court instant  et que c'était son histoire.. 

    Mais votre texte me fait comprendre aussi que la douleur d'avoir fait une fausse couche n'est pas si facile à cicatriser et qu'on n'oublie pas. Heureusement la vie vaut d'être vécue et c'est l'amour des siens qui permet  de surmonter les épreuves.

    Je vous souhaite de vous rétablir, de  surmonter cette douleur. Et vous apporte mon soutien. Bon courage..  Et MERCI pour vos mots…

  38. Oh je ne sais pas quoi dire… Je ne l'ai pas (encore ?) vécu, ce n'est qu'une hantise pour moi alors je ne peux que m'imaginer ta tristesse et ton sentiment de solitude. Ils sont légitimes en tout cas et je t'envoie tout mon soutien et mon réconfort, même si c'est si peu de loin, derrière cet écran.

  39. Superbe texte, très touchant. J'ai moi aussi fait une fausse couche avant de tomber enceinte de mon premier garçon. Et j'y pense encore souvent.Courage dans ces moments difficiles. Ce bébé restera dans ton coeur toute ta vie. Et merci de témoigner car le sujet est encore trop tabou.

  40. Désolée d'apprendre une aussi triste nouvelle… 

    Je pourrais dire que la douleur s'en va avec le temps mais ce n'est pas vrai. J'ai vécu ça aussi il y a 9 ans maintenant. Ça me semble tellement loin mais aussi si proche. Je me revois encore à 10 sa apprendre la mort de mon bébé étoile… Son coeur s'était arrêté un moment avant de l'apprendre, mais bébé restait accroché à moi et ne voulait pas partir … 

    Nous avons un fils de 2 ans et demi, mais parfois quand je le regarde jouer seul, je me dis qu'il aurait pu avoir un grand frère ou une grande soeur de 8 ans pour jouer avec lui … Ça fait toujours mal au coeur après tant d'années, mais on apprend à vivre avec et on se contente du bonheur présent. 

    Je vous souhaite plein de courage pour traverser cette épreuve 

  41. Oh je suis si triste pour toi….

    Tes mots me touchent. J'ai fait une FC spontanée avant d'avoir mon fils. Je comprend tes mots, ta peine….

    Je t'embrasse! Saches que tu n'es coupable de rien.

  42. Une petite vie, tout un monde des possibles qui s'offre à notre esprit et une petite sensation secrète au creux de nous… cruel. Si la sensation disparaît personne ne s'en rend compte. Le château de cartes s'écroule dans la tête. Il n'y a pas d'explication. Pas de solution. C'était cette petite vie-là et aucune ne s'équivaut.

        D'autres petites vies te rendront visite. C'est obligé. Tu crois quand même pas avoir tant étudié la communication bienveillante pour rien ! Le destin t'enverra encore de quoi rêver / sourire / t'entraîner / criser / salir des mouchoirs à la porte de l'école maternelle. Si tu y crois (et tu y crois) achète une boîte de mouchoirs en papiers à tes prochaines courses. La vie a besoin qu'on lui montre notre confiance. 

    (Bon après tu peux l'utiliser AVANT les trois ans du bébé putatif, bon sang qu'il est laid ce mot… C'est le geste qui compte).

    Personnellement j'ai changé de voiture quand j'ai décidé que je voulais trois enfants (et que mon homme avait décidé l'inverse, au passage… mais il s'adapte vite à ma force de conviction). Résultat, une fois que j'ai eu techniquement de la place pour trois, comme par hasard…

    Du bonheur, du bonheur. Je te souhaite ça. Sans rien effacer. Juste repenser aux petites vies avec un demi-sourire attendri. 

  43. En Juin 2006, ma grand-mère est morte. Je me souviens être partie avec des serviettes dans mon sac, parce que ça faisait longtemps que je n'avais pas eu mes règles. J'ai porté le deuil. Que des vêtements noirs. Lui dire au revoir à l'hôpital, rentrer chez moi. Revenir pour les obsèques. Les rattrapages de mon année de fac. Et puis D. qui va chercher des croissants un samedi matin «tu passes à la pharmacie chercher un test de grossesse ?» Oh punaise, il est positif, positif, on va avoir un bébé. Au revoir les vêtements noirs, de la couleur, de la couleur, la vie, la vie est là !!! Le lendemain soir, ce dimanche, en fin d'après-midi, la vie s'en allait aussi subitement qu'elle était apparue. Le deuil de ma grand-mère a «gobé» ce deuil là. Mais j'y pense parfois. Qui aurait été ce bébé de couple d'étudiants. Si c'était une petite fille (comme toi, je ne sais faire que des garçons, trois !!!). J'y ai pensé il y a un jour ou deux, étrange coïncidence.

  44. Tellement triste pour toi … un écho douloureux ici aussi …

    Bref, peu importe les stats dont on se contrefout quand on le vit, … Peu importe quand nos bb s'envolent, on y laisse des plumes… Tu as le droit d'avoir mal et de le dire… Je vais me permettre de te dire qch qu'une amie m'a dite : "ce bébé signifie que tout est possible et que cela fonctionne"

    Cela n'atténuera pas le manque, le sentiment de vide… Mais il permet de voir un coin de lumière dans ce merdier qui met à terre.

    Plein de bisous

  45. J'ai 2 garçons de 10 et 7 ans et il y a 4 ans on a décidé d'avoir un 3ème et dernier enfant avec mon Chéri. En Juillet 2013, j'arrête la pilule et je ne suis enceinte qu'en février.

    Lors de la première écho morpho, le 12 Mars 2014, le coeur de notre bébé ne battait pas, il avait cessé de vivre à 5 SA… Ca a été tellement douloureux… et attendre 2 semaines supplémentaires pour qu'ils fassent le curerage car il ne partait pas seul a été difficile aussi…

     

    L'été qui a suivi, j'étais de nouveau enceinte et même si je ne voulais pas m'emballer, on ne peut que déjà s'y voir avec le bébé… j'ai fait une première écho où on a vu l'embryon, où on a entendu son coeur battre, on était rassuré ! 

    Et puis écho morpho le 26 et un petit coeur qui s'était de nouveau arrêté…

    Dans la nuit du 27 au 28 j'ai été prise de contractions, je faisais une hémorragie et la poche était coincé donc je souffrais le martyr. Je n'ai jamais eu autant mal de ma vie ! J'étais une vraie sauvage dans la voiture qui nous conduisait à l'hôpital, je poussais des cris de bête… et puis ils ont percé l poche et la douleur s'est arrêté instantanément et ils m'ont fait le.curetage dans la foulée.

     

    Évidemment après ces deux pertes, je ne voulais plus entendre parler d'un petit troisième, je preferais qu'on reste tous les 4, c'était bien aussi d'avoir des enfants autonomes qui grandissent.

     

    Et puis en Novembre 2015, un test de grossesse positif, en janvier 2016 un coeur qui bat bien et un bébé qui grandit et grossit correctement.

    Aujourd'hui Ruben a 14 mois et si l'attente fût longue, je suis mille fois récompensée depuis. Mais il y aura toujours mes Petites Lueurs… et je pense à Elles chaque 12 Mars et chaque 28 Août…

     

    C'est une perte et une douleur qui ne s'oublient pas. Ils n'ont vécu qu'en nous et pour peu de temps mais ils prennent une place immense dans nos coeurs…

  46. Ma chère Delphine, j'espère que tu me pardonneras ma familiarité. Ce n'est pas la première fois qu'un de tes posts me touche. C'est même la deuxième fois que je commente ici alors que je ne commente jamais nulle part normalement. Tu as une manière de retranscrire ton vécu qui va directement au coeur, d'autant plus si ton vécu est partagé. Merci de contribuer à la levée de ce tabou autour des fausses couches. Plus on sera nombreuses à partager notre vécu, plus les prochaines bénéficieront d'un soutien adapté.

    En découvrant ton histoire ce matin, j'ai été très touchée et comme beaucoup d'autres lectrices, très triste pour toi, pour vous. J'ai vécu une fausse couche il y a presque 2 ans (dans 21 jours, oui, on retient la date…). C'était après avoir eu mon premier enfant et avant mon deuxième (dans ma tête, je pense toujours 3ème…). Mon petit dernier ne serait pas là si cette grossesse avait pu être menée à terme. Et pourtant, ça ne me console pas. J'en pleure encore aujourd'hui rien que de l'écrire.

    Ce petit bébé, si désiré, j'avais eu le temps de l'imaginer pendant les 11 semaines passées ensemble. J'ai aussi eu droit à toutes sortes de remarques probablement bien intentionnées mais pour certaines, vouées surtout à calmer le malaise des autres plus que ma peine. Non, à 11 semaines, mon bébé n'est pas qu'un "tas de cellules". Non, je n'en aurai pas 12 autres. C'est elle (moi aussi je suis sûre que c'était une petite fille) que je voulais, elle qui me manque, elle qui m'a été enlevée…

    Je suis contente que tu aies pu trouver du réconfort auprès de ton mari, de tes ami(e)s et de professionnels de la santé, c'est très précieux.

    Je pense très très fort à toi, à vous.

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