briser-ses-chaines

Peut-être que si je me pose là et que je réfléchis longtemps, très longtemps, j'arriverais à me souvenir de ce moment où j'ai glissé vers l'oubli, la négation. Mais je n'en suis même pas sûre.

Parce que c'est une pente douce, agréable même. On devient mère. Une révolution. Jusqu'alors nombril du monde, nous voilà éperdument amoureuse d'un petit être tout neuf dont la responsabilité nous incombe. C'est lui le centre de notre monde désormais. Rien d'autre ne compte, rien d'autre n'a d'importance. On se lavera demain. On rappellera cette copine quand on aura le temps. On ira chez l'esthéticienne un autre jour. Ce n'est pas IMPORTANT.

Evidemment, toutes les mamans ne passent pas par là. Mais moi, j'ai pris tellement de plaisir dans cette aventure qu'est la maternité que je balayais tout d'un simple revers de la main. "Ce n'est pas grave", "je vais le faire", "laisse tomber, je m'en occupe", "je penserai à moi demain".

Sauf que.

2 ans et demi plus tard, je suis là, dans le cabinet de ma psy à défoncer sa boîte de Kleenex, parce que, "vous comprenez, Docteur, je m'occupe de TOUT, tout le temps. De tout et de tout le monde sauf de moi. Mais moi, moi, qui s'occupe de moi, bordel ?!!" Il y a deux sentiments qui se mêlent. Ce sentiment de tout faire pour les autres alors que les autres (qui d'ailleurs ?) ne font rien pour moi. J'ai appris à me débrouiller seule depuis que je suis petite. Me demande pas d'où ça vient, je sais pas. Je raque 50 balles tous les mardis pour peut-être un jour avoir la réponse. Ou pas. On s'en fout d'ailleurs. Toujours est-il que j'ai le syndrôme de "tout est sous contrôle" et de "laisse-moi faire parce que si tu fais, c'est pas comme je veux et ça me file des boutons". Je suis prise à mon propre piège. J'ai envie de hurler "MAIS AIDEZ-MOI, putain, aidez-moi, aveugles que vous êtes, vous voyez pas que je suis au bord du gouffre ?!!!". Mais quand on me propose un coup de main, je suis toujours celle qui dira "non mais ça va, je GÈRE" avec un sourire tout moisi. Pourquoi ? Si je savais, ma Brenda, si je savais ! Si je savais, j'en serais certainement pas là…

Le deuxième sentiment, beaucoup plus profond, intime, personnel, c'est celui de tout faire pour tout le monde mais de ne rien faire pour MOI. C'est simple, que ce soit ma reconversion pro ou le reste, c'est mission impossible. Mon cerveau est complètement baisé, je crois. Il me laisse pas faire ce que je veux. Enfin, il a bon dos mon cerveau, parce qu'en vrai, je ne sais même pas ce que JE veux. Pas la Maman. Pas la femme. Non moi, Delphine, je veux quoi ? Ben je sais PAS, bordel de cul.

Ah qu'elle est douce la pente de l'oubli personnel, pavée de bisous, de câlins, de "maman" sussurés à mon oreille, de sourires en tout genre. Mais qu'il est amer le constat, au bout de deux ans, de se dire "mais… qui suis-je ?" !

J'avais des amies (j'en ai encore mais si loin… dans ma tête j'entends), j'avais une passion (la pole), je faisais du sport, ça m'arrivait même d'aller me faire faire les ongles ou épiler la teucha de temps en temps pour ne pas ressembler… à rien.

Ah qu'elle est douce la pente de l'oubli personnel, pavée de joggings, de baskets, de gilets difformes et de cheveux gras ! Mais qu'il est amer le constat, au bout de deux ans, de voir son reflet dans le miroir et commencer à flipper que son mari vous trouve dégueulasse et finisse, un jour, par vous dire "je pars, j'ai trouvé mieux".

Je ne regrette rien. Ni mes deux enfants, ni le temps que je leur consacre. D'ailleurs, y a rien à regretter car je ne me suis aperçue de rien, rien à regrette car je n'ai pas voulu voir, pas voulu entendre les "prenez soin de vous, c'est important", "faites-le, vraiment, sortez, pensez à autre chose". Toujours ce même revers de la main, ce haussement d'épaules, ce sourire moisi "tout ce que je fais, je le fais pour eux, rien d'autre ne compte".

Ben si. Car si moi, leur Maman, je ne suis personne, alors eux, ils sont qui ? JE compte, bon sang, JE compte. J'ai coupé mes cheveux. Je savais que ce geste était annonciateur d'une nouvelle ère. Je ne savais pas quelle forme prendrait la métamorphose. Je sais juste que j'ai ressenti cette liberté, cette légerté. C'est rien et en même temps tellement tout, de se sentir soi, se sentir libre.

J'ai coupé mes cheveux et j'ai décidé d'arrêter d'allaiter Bouchu. Exclusivement du moins. J'aime trop nos tétées câlins pour y renoncer demain. Mais les tétées de nuit, les tétées à l'heure du bain d'Hibou, les tétées quand j'ai chaud, les tétées dans le bus, les tétées "Vite grouille-toi, ça me saoule", je n'en veux plus. Oui tu as bien lu. J'aime allaiter. C'est dans mes tripes. Et pourtant, j'en ai eu des tétées "ça me saoule". De plus en plus. Quand est-ce que l'allaitement est devenu une contraire, une aliénation, une corvée subie en silence ? Je ne sais pas. Je ne m'en suis pas aperçue. Une fois encore, j'ai balayé tous les regards, toutes les remarques avec condescendance parce que "ils ne peuvent pas comprendre".

Sauf qu'à un moment donné, à trop vouloir que TOUTES les décisions viennent de soi, on finit par y laisser sa peau. A un moment donné, quand ton mari te dit que tu devrais peut-être passer à autre chose, il ne le fait peut-être pas pour récuperer sa femme et ses nibards (qui ressemblent plus à des poires tapées angevines qu'à des seins d'ailleurs) mais peut-être bien pour l'aider. A trop vouloir que toutes les décisions viennent de soi, on ne voit même plus les mains tendues. Ces mêmes mains qu'on attend désespérément en se disant "Mais ils font quoi tous ? Ils voient pas que j'ai besoin d'aide ?!!".

Le truc c'est qu'on essaie de m'aider, mais "laisse, parce que je GÈRE, tu vois". Sauf que.

Non, Maman ne gère plus. Pschitttt poufffff boum. C'est la dé-pression (le burn-out, l'épuisement maternel, comme tu veux). La maman est toute cassée. La maman pleure. La maman fait la gueule tout le temps. La maman ne fait que crier. La maman n'ose plus sortir, elle fait des malaises et des crises d'angoisse dehors, et la nuit, dans son lit. La maman dit stop. La maman comprend que c'est allé trop loin, qu'elle est allée trop loin sur cette pente de l'oubli.

Ah, qu'elle est douce et facile à descendre, cette pute de pente. Mais qu'elle est dure et longue à remonter (salope) !

J'ai coupé mes cheveux et j'ai souri. J'ai arrêté d'allaiter à 100% et j'ai respiré. Et ce soir, je me suis acheté ce parfum qui me faisait tellement envie depuis presque 1 an. Un an que j'ai passé à me dire "c'est con, personne ne me l'offre alors que j'en rêve !", "mais pourquoi personne ne me l'offre alors qu'il me ferait tant plaisir ?".

J'ai eu ma réponse ce soir : c'était à moi de l'acheter. Et de briser mes chaînes.

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37 Comments on Et briser mes chaînes

  1. je me retrouve un peu dans ce que tu dis.. j’ai adoré allaité mais mes enfants (les 2 ont tétées toutes les 2 h) et a un moment j’ai eu besoin de recuperer mes seins, pour moi , enfin ce qu’il en reste
    et puis pour les 2 j’ai été au chomage devenir mere au foyer sans l’avoir voulu, subir la situation ça a été trés dur et la je me vis encore
    j’ai de la chance de m’occuper de mes enfants, au frais de a princesse aka le chomage, mais il ya tellement de choses que les gens ne voit pas, on a ses enfants tout le temps, alors oui c’est chouette mais ça veut dire aussi qu’on a aucun moment de libre pour soi, et puis tout le reste
    j’avais suivi ton envie de passer le cap mais que tu ne pouvais pas le stage, j’espere que tu arrivera a trouver ta voie
    moi je dois reprendre le boulot dans 2 moi, avec cette petite angoisse de “vais-je y arriver apres tout ce temps”

    bon courage et des bizoo aussi (parceque franchement ça fait du bien)

  2. J’ai l’impression de voir ce qu’il va se passer ici dans quelques mois … Je suis à la fin de ma grossesse, je fais encore tout moi même à la maison (pas que chéri ne veuille pas m’aider, mais je ne veux pas le laisser faire). Sauf que je râle comme un putois les jours où c’est plus difficile et que j’ai besoin d’aide, ces jours où je veux qu’il me prenne l’aspirateur des mains sans me demander si j’ai besoin d’aide ou la permission…

    Vouloir tout faire soi même c’est bien et la pire des choses en même temps. C’est une bonne chose de s’en rendre compte, le premier pas pour s’en sortir.

    Courage ^^

    • J’ai tout fait jusqu’à mes deuxc accouchements, TOUT. Porter le premier le 13 kilos dans nos deux étages, le changer car pas encore propre, les courses, nettoyer la baignoire à 4 pattes, repasser debout… Tout. Et si je peux te donner un conseil : apprends à déléguer MAINTENANT, ce sera déjà ça de fait ! 😉

  3. Je ne sais quoi dire réellement. Mais le seul mot qui me vient c’est égoïstement (je pense) MERCI. Merci pour ce partage, Merci de m’avoir tant fait ressentir que je ne suis pas seule à avoir ce besoin de contrôle qui mènent à L épuisements, Merci d’avoir mis des mots sur ce que je n’arrive pas réellement à expliquer (en meme temps je ne le comprend meme pas moi même).
    Bref Merci c’est tout je crois… (Et desolée que ca m’ai fait du bien :-/
    Bonne soirée et plein de courage à vous.

  4. Pareil je me retrouve aussi….
    Qu’est ce que je fais? Quelle décision prendre? Partir ou rester? Changer de vie ou continuer comme ça?
    L’allaitement : tu as écris ce que je pensais mais n’osais dire Merci
    Donc je ne suis pas la seule on est même plusieurs ça fait du bien!!!!
    J’aimerais avoir cette facilité à écrire pour peut être me sentir mieux alors je te lis pour m’aider :Merci

    • Oui on est même baucoup, je crois ! J’adore allaiter et je ne sais pas au juste quand c’est devenu une corvée en fait. Mais je me rends compte aujourd’hui que j’aurais dû lever le pied, il y a un moment déjà…

  5. J’ai l’impression d’avoir fait un bon en 2010. J’aurais pu écrire tout ça. Angoisse jusqu’à l’agoraphobie, psy, petit hamster dans la roue à pété le fusible un jour. J’ai tout envoyé chié et j’ai décidé de vivre.
    Je ne pouvais plus rouler 5m sur autoroute la veille je faisais 200 bornes le lendemain. … bref c’est dur ce que tu vis je le sais que trop bien….

  6. Et oui, il arrive un moment où quand on ouvre les yeux un matin (lequel?) on s’aperçoit que nos bébés grandissent ou plutôt ont grandit… où ils deviennent plus autonome, plus solitaire, plus eux que nous quoi ! et finalement c’est le moment où l’on doit se retrouver -un peu- en tant que femme. Plus ils vont grandir et, plus tu auras envie de ré – devenir la toi d’avant. .. courage, il en reste des années avant de les voir quitter le nid

    • Au contraire, je pense que c’est pas une question de les voir grandir et devenir autonome, parce qu’à ce moment là il suffirait d’attendre 5 ou 6 ans et tout irait bien. Or moi, c’est MAINTENANT que j’ai besoin de souffler, prendre l’air, me retrouver. Plus j’attends, plus je m’enfonce et c’est pas une bonne idée…

  7. Comment je me retrouv dans ton texte je suis e plein dedans je m’en veut d’être comme ca mais je vois que je ne suis pas la seule j’adore passionnément mes enfants mais comme tu dit :bordel cul ! !!!! J’aimerais pouvoir soufflé de tps à autre et qu’on m’aide pour de vrai

  8. Oh la la, tu me parles tellement ! J’ai craqué le we dernier avec une envie de “disparaître” piur qu’on ne me demande plus rien, ni rien me reprocher ! J’ai dit que je voulais qu’on me mette sous perf pour quelques semaines.
    J’ai la chance inouïe de travailler. Certes cela me bouffe une énergie folle mais j’ai eu le droit à un arrêt de travail pour épuisement.
    Je te souhaite de remonter cette foutue pente ! Je te suis, je suis là.
    (Je suis sûre que le pull trop large et délavé c’est la nouvelle tendance sexy ! )

    • Ah oui sous perf. Moi je voudrais plutôt partir dans le repaire secret de Batman, genre la super cave cachée, où personne ne me trouverait et où on me foutrait la PAIX, pour que je puisse DORMIR et me laver et faire pipi tranquille. Juste penser à MOI et personne d’autre !!

  9. courage à toi, tu es sur la bonne voie, ça se sent entre les lignes. Je comprends très très bien ce que tu vis et as vécu, et en effet, la pente dangereuse est très très douce. C’ets très intime et délicat à dire, surtout qu’on ne se connait pas du tout 🙂 mais ton homme a aussi un rôle à jouer là dedans pour ne pas te laisser glisser… Il va falloir lui laisser prendre les rênes (meme si ce n’est pas facile, ni pour toi, ni pour lui). C’est aussi à lui de jouer maintenant !
    plein de bises d’encouragement…

  10. Au fur et à mesure de la lecture je suis dit “merde mais c est ça!” pour ma part c est le début de la pente mais c est ça..
    “t’inquiète je gère” hummm merci, j imagine que ça doit faire du bien de le sortir mais ça fait un coup de jus de lire bon courage et merci!

  11. Avoir réussi à faire ce constat c’est déjà une étape de franchie! Alors tu n’est peut être pas en haut de la pente et tu n’a peut être pas encore toutes les clés pour ouvrir ce chemin, mais avec ces mots et ce constat, tu as réussi à stopper cette “descente”! Tu es au pied de cette pente, et tu vas réussir à la remonter! Même si il faut du temps! Le résultat c’est ce qui compte !!! Courage!

  12. Il y a quelques temps je me posais la question un peu inverse parce que j’ai eu l’impression d’être une femme avant d’être une mère. J’aime mes enfants plus que tout. Peut être que mon parcours de vie rend les choses différentes alors je suis très touchée, une fois encore, par ton billet. Prends soin de toi, ne t’oublié pas, tu seras toujours une maman formidable même si tu prends plus de temps pour toi. Des bisous et viens dans mes bras que je te serre très fort et te couvre de gros câlins

  13. Coucou ! Je tombe sur ton article ce lundi matin, et il me serre le coeur… Je suis convaincue que tu es sur la pente ascendante. Le cadenas est cassé, la porte est ouverte. Continue… C’est super ce que tu fais pour toi et pour tes enfants. Et dis-toi que s’ils ont une maman bien dans sa peau et dans sa tête, ce sera tout bénéfice pour eux !
    Si tu veux te changer les idées, ma porte belge est grande ouverte aussi ! Gros bisous

    • Et oui, mais le truc c’est qu’on sait tout ça, que si on s’oublie, on finit par ne pas être épanouie, et si on est pas épanouie, alors nos enfants non plus… On le sait et pourtant… on se laisse glisser sur cette pente douce amère ! Merci pour l’invit en tout cas, je note ! 😀

  14. Superbe article!
    Emouvant et drôle à la fois par moment.
    On vit ce que tu vis en même temps, et même sans être maman, on s’y retrouve!
    Bon courage pour remonter cette salope de pente! Accroche-toi 🙂

  15. Et voilà pour une fois que j’étais prête (habillée ET maquillée) à l’heure ce matin, pendant que ma puce fait la sieste je lis ton article et je pleure…du coup jvais devoir me repeinturluré la tronche!!! Parce que oui , tu n’es pas la seule à avoir ce genre de sentiments…imagine toi tu vois une psy pour t’aider et moi…bah je suis psy!LOL…c’est quoi l’adage déjà? les cordonniers sont toujours les plus mal chaussés? Et pourtant j’ai qu’un bébé à m’occuper…et pourtant au contraire de toi je délègue beaucoup au papa, qui donne le bain, donne à manger le soir…Moi j’ai le beau rôle je l’allaite et la couche et je fais un boulot qui me plait!! Mais voilà ces dernières semaines je rentre tard, trop tard, pour voir, nourrir et cajoler mon bébé qui me le fait payer en me faisant la gueule et m’ignorant les deux matinées que j’ai de libre avec elle…ce weekend elle a même fait une gréve de tétée et là je me suis écroulée. Je me suis sentie rejetée, inutile!! Et pourtant depuis 1 an, je l’ai allaité jour et nuit et le midi à la crèche; je tirais mon lait au taf sur le temps de la récrée au détriment de ma pause café!! Tout ça pour ça?? Tout ça pour la voir s’éclater avec son papa et me snober du regard quand je lui tends mes bras pour, moi, avoir un câlin qui me réconforte!!! Moi non plus, je ne fais plus de sport, boxer avec des nichons pleins de lait ça le fait moyen et surtout avec 15Kg de trop, aller chez l’esthéticienne? c’est qui ça déjà? donc plus de piscine, plus de Sauna…et pourtant j’en rêve de cette journée aux saunas allemands (entièrement nudiste je précise!!), je prends même pas le temps d’aller chez le médecin…un an que j’en ai pas vu…Alors mon petit plaisir c’est de traîner sur internet et de lire ton blog et ceux d’autres, qui livrent leur moment de désarroi et me font sentir moins seule!!!! Alors juste MERCI!!!! MERCI d’être honnête, d’écrire tes moments difficiles, c’est vraiment cathartique pour moi et pour certainement pleins d’autres nanas!!!!

  16. Merci Delphine, de poser si bien des mots sur ce que tu ressens, sur ce que je ressens déjà, et ce qu'à coup sûr je vais ressentir d'ici quelques mois/années… J'ai 23 ans, jeune mariée, pas encore d'enfant, mais ce désir est si présent que je passe les 3/4 de mon temps libre sur insta et sur des blogs, quasiment que de mamans. Je prends donc aujourd'hui le temps de remonter un peu plus loin sur ton blog, et je tombe là dessus. Et BIM ! Prends toi ça dans la tronche ma grande, tu vois ce qui t'attends si tu ne lâche pas un peu prise.. Parce que oui, je suis une dingue du contrôle, la moitié des taches je ne laisse pas mon mari faire de peur que le résultat ne me convienne pas, et quand bien même j'accpete de le laisser faire (comprendre, j'ai pas le choix parce que je pars au taff et que lui commence plus tard, on a des invités ce soir je veux que la maison soit ok donc je le laisse faire à contre coeur), je lui laisse une liste détaillée des choses à faire et de comment les faire… Et là, je lis ton article, et je me dis que j'ai intérêt à me méfier le jour où j'aurais des enfants si je ne veux pas sombrer. En tous cas, cet article est très réaliste, et très lucide. La lucidité, c'est le premier pas vers l'acceptation, et donc j'espère un peu de bien-être pour toi… Cet article a quelques mois, j'espère que tu es un peu apaisée depuis… Et aussi que ce nouveau départ pro t'aidera à penser à toi 😉

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