allaitement-snu

Je l'ai voulu. Je l'ai rêvé, même. Ce moment où on ne serait plus en symbiose, ce moment où il me lâcherait enfin la grappe. Enfin, le sein, plutôt.

Et pourtant… J'ai beau être soulagée, j'ai beau être sûre de moi, je suis triste. Je suis triste et j'ai peur. La fusion a pris fin, l'exclusivité aussi. Je n'ai plus les pleins pouvoirs. Je ne suis plus la mère nourricière, mon bébé est sevré. Rien que d'écrire ces lignes, je sens ma carapace se mettre en place, le déni arriver. Non mais non, c'est pas fini. Si je veux, demain je lui redonne le sein, et tout redevient comme avant.

Sauf que. J'ai essayé, vois-tu, un peu, "pour voir". Mais Bouchu n'en veut plus. Il boude, il ME boude. Il suffit que je lui propose le sein pour que ça se termine en hurlements de colère pour lui, en pleurs de frustration et d'humiliation pour moi. Donc bon. Une fois, deux fois, trois fois, je suis pas maso, j'ai arrêté de proposer.

Mon coeur s'est brisé en mille morceaux, moi qui croyais que l'allaitement mixte serait si facile, si fluide. C'était sans compter sur le caractère bien trempé de mon fils, ni ma propre lassitude. J'ai été fatiguée d'allaiter, ça oui. C'est fatigant d'ailleurs, il faut bien le dire. Mais un jour la fatigue est devenue lassitude, la tétée est devenue corvée.

Oh bien sûr, pas toutes ! Il y a toujours cette tétée si douce, si parfaite, celle qui te remotive pour 3 mois supplémentaires, et autant de réveils nocturnes. Il y a toujours cette crève ou ce bobo que tu arrives à soigner d'un simple coup de sein et où tu te demandes ce que tu ferais sans. Ben j evais te le dire, tu ferais.

Car évidemment, j'ai voulu passer à l'allaitement mixte, évidemment Bouchu m'a plus ou moins envoyée chier, et évidemment, 10 jours plus tard, il s'est tapé le combo gagnant varicelle + poussée dentaire. Moi qui me sentais déjà inutile depuis la fin de l'allaitement, je me suis sentie nulle et coupable.

Entendons-nous bien, je SAIS que je ne suis pas inutile, que le mon rôle ne se limite pas à donner le sein mais quand tu le fais de façon naturelle et irréfléchie depuis le premier jour, depuis 11 mois, et que d'un seul coup ou presque, tu n'as plus cette solution, tu te sens… démunie, perdue.

Si tu me suis depuis quelque temps, tu auras compris que ma relation avec Bouchu est… spéciale. Très forte, très passionnelle, tumultueuse même. Nos sentiments l'un envers l'autre sont extrêmement puissants et exacerbés, et l'allaitement était notre havre de paix, notre terrain d'entente.

Et puis un jour, j'en ai eu marre. Enfin c'est pas venu d'un coup hein. Mais un jour, je me suis sentie prisonnière, esclave. Esclave de ce lien lacté pourtant si fort, si doux, si adoré. Bref, oui, je suis schizo. Tu savais pas encore? Ben bienvenue dans ma vie !

Donc quand j'ai pris la décision de lever le pied parce que je sentais que j'étais en train de me perdre, en train d'y laisser ma peau (et donc celle de mes enfants puisqu'une mère au bout du rouleau n'est pas forcément bénéfique pour ses moutards, n'est-il pas ?), j'ai été SOULAGEE. Mais aussi PERDUE (et triste et nostalgique, mais c'est encore autre chose). Le saint-sein était notre réponse à tout, notre remède, notre câlin, notre monde, notre bulle.

Difficile d'en sortir, de s'ouvrir. Bouchu, lui est ravi. il s'est mis à ramper, à parler, à jouer avec les autres. Des choses qui auparavant ne l'intéressaient pas vraiment et qui font que le cap est moins difficile à passer pour moi, qui suis si fière de mon petit.

Mais bon sang, que c'est dur de ne plus avoir ce contact charnel, de ne plus sentir ses mains sur mon sein, de ne plus sentir son petit corps se détendre et se ramollir peu à peu tout contre moi. Que c'est dur de le voir pleurer et repousser cette partie de moi qu'il a tant aimée et de n'avoir rien d'autre à lui proposer que mes mots et mes caresses. Bouchu n'est PAS un enfant câlin. Il aime être porté, il aimait téter. Mais rester posé sur moi et profiter de l'instant présent : "tu rêves Maman ?!". Que c'est dur de ne plus voir ses yeux se révulser et sa bouche s'ouvrir pour boire le divin nectar, que c'est dur de ne plus entendre ses petits grognements d'impatience et d'envie à l'approche du sein. Que c'est dur…

Je sais que mon rôle de Maman ne s'arrête pas à l'allaitement, je SAIS. Mais au bout de 11 mois de tétées, c'est flippant d'arrêter et de se dire "et maintenant ? on fait quoi ? on fait comment ? je suis qui ? tu m'aimes ?". prendre la décision d'arrêter, c'est aussi une grande responsabilité (pour ma part), peut-être que lui aurait souhaité continuer 11 mois de plus. Peut-être aurait-il eu BESOIN de plus (coucou la culpabilité – oui parce qu'être maman = faire des choix pour son enfant = se sentir coupable quoiqu'on fasse, hein, sinon c'est pas drôle)… mais je pense, et c'est ce qui a motivé ma décision finale, qu'il a surtout besoin d'une maman présente, aimante, disponible, plus reposée et mojns au fond du trou. Bref, à un moment donné, j'ai choisi, j'ai tranché : je dois aller mieux, et lui, il ira bien. Si ça passe par l'arrêt de l'allaitement, alors so be it, comme disent les English.

Il y a aussi ce moment où tu signes l'arrêt de mort de la mère louve. Enfin, presque, faut pas déconner non plus ! Je serai TOUJOURS une mère louve ! Mais la fin de l'allaitement, c'est ce moment où Mamie peut donner un biberon, où Maman peut se barrer boire un coup (ou 2 ou 10) avec les copines, où Papa peut -enfin- se lever la nuit. C'est d'ailleurs le comble du pradoxe : j'ai voulu lever le pied notamment pour pouvoir dormir la nuit et au final, je me sens frustrée de ne plus être "celle qui se lève coûte que coûte parce qu'on peut pas faire autrement". (Je t'avais prévenue pour la schizophrénie hein). C'est ce moment où tu n'es plus INDISPENSABLE.

On est d'accord, une Maman est toujours indispensable à son bébé. Mais si tu as allaité, et si tu as aimé ça, alors tu comprendras ce que je veux dire. Il y a ce lien viscéral, cet instinct animal qui te lie à ton enfant et qui passe par le sein. Eh oui. Moi je le ressens puissance 10 00 ce lien, alors le fait que je l'aie rompu, ben… aïe.

Je ne sais pas trop comment terminer ce roman, mais il est tard (oui 22h38 c'est HYPER tard quand tu as deux gosses de moins de 3 ans qui te font la misère le soir et/ou la nuit) et j'ai beaucoup pleuré. Je suis fatiguée. Je vais aller me coucher, en regardant cette photo sur ma table de nuit, ma préférée de Gustave et moi.

Et demain, ça ira mieux.

 

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19 Comments on C’est fini

  1. Comme je comprends! J’ai eu la même chose pour doudou (mais bien plus tôt, le pic des 6 mois non identifié) et à moindre échelle, le sevrage forcé de la bulle il y a presque 3 mois… Tu as fait le bon choix pour votre sérénité, mais je comprends cettz.ambivalence. Que dire à part: “jte caline fort” et “putain profite de tes nuits et envoie papa!”. Allez mère louve, c’est le début d’un nouveau chapitre tout aussi beau et aussi riche, n’en doute pas ♥♥♥♥♥

  2. Je ne sais pas trop quoi dire, quoi trop écrire…
    Mais je t’envois plein d’ondes de douceurs parce que ton texte m’a émue aux larmes…
    Cela fait 15 mois que j’allaite mon fils et il y a des jours où j’ai aussi envie de tout lâcher et d’un autre côté l’autre soir au moment du coucher mon tout petit a refusé de prendre le sein et j’ai cru que mon coeur allait se briser…
    Ca n’a duré que quelques minutes comme s’il n’était pas prêt à aller se coucher et que du coup il ne voulait pas prendre sa dernière tétée.
    Mais ces quelques minutes m’ont semblé durer une éternité….
    Je te fais plein de bisous, prends soin de toi, de vous!

  3. Ce sentiment je l’ai ressenti quand Ouistiti est tombé malade un mois après le sevrage. Je me suis demandé si c’était lié et je me suis retrouvée complètement paumée quand je ne réussissais pas à l’apaiset quand la douleur le réveillait en hurlant.
    Jusque là, les chagrins, les bobos, les fièvres (…), je les calmais avec une tétée et là je ne savais plus comment réagir. Je me suis retrouvée comme une idiote qui aurait eu son fils dans les bras pour la première fois.
    Mais je t’assure qu’on trouve des parades. Pour les câlins, le mien a toujours été un koala, même en dehors des tétées et je suis sûre que vous allez trouver vos propres repères.
    Je te confirme que le sommeil va énormément vous aider. Ici, tout le monde est plus zen, les journées comme les nuits se passent tellement plus facilement que j’en ai presqu’oublié que je n’avais pas eu de nuits à multiples réveils depuis 2 ans.
    Plein de bisous ma belle, et n’oublie pas, tu es tout sauf une maman inutile.

    PS : en mai, on se fait notre goûter, c’est OBLIGATOIRE <3

  4. Je me suis reconnue dans la quasi totalité du texte. Ma fille qui a 1 jour de plus que ton petit dernier, a été sevrée il y a plus d’un mois. J’ai tenu 10 mois en poussant au maximum (je n’avais plus assez à la fin) même les jours où je n’avais simplement “pas envie” ou envie de faire autre chose comme prendre un bain par exemple. J’ai pleuré 2-3 jours avant et même encore après.
    En y repensant, je me vois, ce dernier soir (à ses 10 mois pile), lui expliquant calmement lors de la dernière tétée, que ce serait la dernière mais que je serai toujours là pour elle, le jour comme la nuit, maintenant comme plus tard. On est maman, on est indispensable et c’est ce sentiment qui nous permet d’avancer et de nous sentir fière joue après jour.
    Je me suis sentie débile de pleurer mais quand j’ai sentie les larmes couler, j’ai compris que quelque chose prenait fin. Et des fois j’ai encore du mal. Alors quand le pédiatre me dit que tout va bien, je me sens rassurée, quand je vois papa qui se jette sur le bib du soir pour lui donner et me dire qu’il adore ca, j’en suis heureuse

    Ça me manque parfois…bien sûr ! Et puis je me remémore les petites dents de ma fille et ça me passe ^^

  5. Il est 1h42 ,bb est malade et du coup réveillé ce qui n’arrive casi jamais … Je le console puis m’installe et lui donne la têté … Et la je tombe sur l’article ben merde alors très touchant , c’est vrai c’est épuisant mais tellement beau, tellement bon … Je pense que j’aurais aussi un manque le jour ou l’on arrêtera.
    Tendre pensée

  6. Je comprends… Mon petit dernier refuse le sein à corps et à cris depuis lundi soir… 10 mois de symbiose qui ont brutalement pris fin. Je m’adapte pour passer à autre chose mais c’est dur…

  7. Oh que cela me rappelle des souvenirs! Dur dur de voir ce lien que l’on croit rompu. Mais après quelques mois et la continuité dans le portage nous gardons cette relation unique petit bonhomme adore se blottir contre ma poitrine et c’est là qu’il se réconforte et s’endort quand il en a besoin.merci et bravo pour ce texte; tu as su trouver les mots! Et cela parlera sans doute à toutes les mamans qui se trouvent dans cette situation

  8. Merci Delphine pour ce beau texte. Je me retrouve, retrouve mon Boubou dans ce que tu racontes. Nous, la relation fusionnelle n’a duré que 6 mois. Sacha avait faim, j’étais fatiguée (lassée?), j’ai cru également pouvoir embrayer sur un allaitement mixte, mais comme vous deux, mon bébé n’a plus voulu de mon sein, de ce sein qui l’avait nourri depuis sa naissance. Ca brise le coeur.. Mais d’un côté je me sentais retrouver une autre partie de moi qui s’était endormie depuis la grossesse et ça fait du bien aussi!

    Nous avons recréé une autre relation, en continuité avec celle crée par l’allaitement. Je continue à être celle qui le nourri principalement (maman full time) et nous avons nos petits rituels. Les doudouces que nous nous faisons dans la main sont restées et même renforcées… Pareil que toi, mon enfant chéri ne fait pas (encore) de gros câlins, mais à force de lui dire “bisous” en lui bouffant les joues, il commence à me faire de grosses bavouilles et faire “mouak”..

    Quoi qu’il arrive nous sommes des mamans et aux yeux de nos enfants, l’amour qu’on leur donne est ce qu’il y a de plus beau..

  9. Que je me retrouve dans cet article, merci ! car c’est exactement ce que j’ai vécu il y à 10 jours avec ma fille de 14 mois.

    Quand je lui ai proposé le sein “pour voir” et qu’elle a essayé de me mordre puis m’a fait non de la tête, j’ai eu mal dans mon petit cœur et c’est à cet instant précis que j’ai compris que c’était vraiment fini… Et aujourd’hui quand je la voit tenir toute seule ce grand biberon de lait qui n’est pas le mien ben j’ai toujours un petit pincement…

    On sait qu’il ne faut pas culpabiliser d’avoir arrêté car on a pleinement rempli notre part du contrat à ce stade mais ce n’est pas si facile quand même…

    Il faut du temps pour surpasser cette nostalgie et trouver autre chose pour tenter de recréer ce lien spécifique à l’allaitement entre la mère et l’enfant.

    Ah pas facile tous les jours d’être une maman, on cherche à bien faire en toutes circonstances, peut-être trop des fois… Courage à vous !

  10. Moi je t’admire d’avoir tenu 11 mois! Mon 1er je l’ai allaité 1 mois, trop difficile, mal conseillé, pas aidée… Mon 2e je l’ai allaité 4 mois ça aurait pu durer plus longtemps mais mon père a fait un AVC, le choc de la nouvelle a coupé ma lactation, quand s’est revenu, il n’en voulait plus…
    Bien sur que c’est difficile, bien sur qu’on se pose toujours 1000 et une questions quand il faut prendre une décision pour eux et moi aussi la nuit je finis toujours par me lever alors que l’homme était prêt à y aller… c’est ça être mère, une bonne mère.
    Pour les câlins, mon aîné est pareil, il en fait pas, c’est dur, alors quand il en demande un peu importe ce que je suis en train de faire, j’arrête tout et je prends!
    Courage, vous allez trouver autre chose pour avoir votre dose d’amour.

  11. Magnifique article.
    Beaucoup d’émotions partagées dans ce joli récit.

    Je comprend tes “peurs” et frustration..
    Ça fait 13 mois que j’allaite bébé cœur.
    & je me demande comment vais je le consoler quand il se fera mal ? Ou quil sera malade ? Comment vais je faire pour l’endormir sans la tetee calin. Sans ces moments qui n’appartiennent qu’à nous..

    Beaucoup d’interrogations en ce moment à propos de tous ca..

    Peur de me sentir nulle et inutile sans cet allaitement. Ce lien qui le lie à moi ..

    Tu es une maman qui déchire!
    Pleins de bisous à vous.

  12. 2ans et demi d’allaitement des haute des bas mais tjrs sans prises de têtes et ça continue encore….jusqu’à quand aucune idée.
    Tout ce que je peux te dire c’est qu’à certains moments ma puce a boude mon sein (a partir de 10 mois). Au début je me disais ça y est c’est fini (et la tristesse qui va avec) j’ai en revanche jamais complète av des bib j’étais plutôt yaourt et repas solide bien évidemment. Et elle a repris d’elle même d’un coup et ma fait et me fait tjrs des journées ou elle tête énormément et d’autres pas du tt! J’ai tjrs un peu de lait mais pas bcp ce qu’il lui faut!
    On peut décider d’arrêter d’allaiter, nos enfants aussi mais parfois c’est juste une petite pause!

    • Salut, je sais pas si tu va me répondre vu que le poste date un peu mais j'avais une question. Jallaite mon fils de 14 mois et je suis enceinte de 5 mois et depuis quelque jours il c'est mis à boudé le sein et je me demandais après combien de jours le réflexe de tété disparais et si tu as continué à lui proposer le sein ? Merci 

      • Non, moi j’ai arrêté pendant sa grève parce que c’était mon idée de départ. SI tu es enceinte, tu devrais demander conseil à une conseillère en lactation car parfois la lactation peut baisser, le goût du lait changer… etc et je ne suis pas assez calée pour te répondre. Normalement une grève classique s’arrête au bout de 2-3 jours, mais là c’est à mon avis lié à t agrossesse donc le mieux serait de consulter une professionnelle : 😉

  13. Déculpabilisons nous !!!
    Je pense que l’on fait ce que l’on peut… Mais avec tout notre cœur.
    Nous ne sommes pas parfaites sinon nous serions inhumaines.
    Gustave (très beau prénom) a besoin d’une maman épanouie sein ou non.
    Et il ira bien.
    Prenez soin de vous !!!

  14. Coucou je suis ton blog depuis peu ! 

    J'aime bcp se que tu écris. Et je lis cette article au bon moment. Mon fils a 14 mois il est allaiter comme pour toi c'est un lien fort et depuis quelque jours il boude le sein et je suis pas prête et peur que notre relation change je sais pas comment être mère autrement. Comment a-tu fais, comment a-tu fais pour crée un autre lien et comment tu as fais pour aller mieux ?

    J'espère que tu trouvera le temps de me lire et de répondre merci beaucoup

    • Tu sais, la complicité ne s’arrête pas au sein ! Et heureusement pour les mamans qui ne peuvent ou ne souhaitent pas allaiter. Ici, l’allaitement s’est terminé il y a quelques mois mais j’ai encore des moments de nostalgie, des moments où il est inconsolable et où je me dis que tout serait plus facile si je pouvais encore lui donner le sein… Mais à côté de ça, depuis le sevrage, il tient assis, se met debout, rampe, va voir ailleurs, il rit quand je le chatouille et adore le coucou-caché. Plein de choses qu’on ne faisait pas avant, quand on passait notre temps à fusionner au nichon. Ne t’inquiète pas, d’autres choses vous attendent, toujours plus fortes et pleines d’amour <3

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