Non tu ne rêves pas, voici mon 312e come-back ici. Comme une envie de printemps, de renouveau. Je sors de l’hiver et je m’ouvre à nouveau.

Depuis toute petite, j’ai toujours détesté le silence. Dans les conversations, dans la rue, dans ma tête. Le silence me faisait peur, il fallait remplir ce vide insupportable, le meubler, vivre. Pour moi le silence c’était la mort.

Et puis j’ai vieilli. J’ai compris que quand quelque chose meurt, quelque chose d’autre naît. C’est tellement beau le silence. Dans les conversations, c’est un moment de répit, on en reste en connexion avec l’autre, sans rien dire. Dans la rue, c’est d’un seul coup des odeurs ou une lumière qui viennent parler (en silence :D) à nos autres sens. Et dans ma tête, c’est… la PAIX, enfin.

J’ai été si avide, si cupide de la vie que je passais à côté sans la vivre. Je n’ai pas fini, ce n’est que le début de mon odyssée, je le sais, mais je me sens si différente, si nouvelle. J’ai d’abord arrêté d’être matérialiste. Mais j’ai continué longtemps à être avide, frustrée, aigrie. De sentiments, de vie. Je passais mon temps à meubler, à remplir. Quand j’ai compris que je ne pouvais pas combler le vide avec des objets, je l’ai comblé ici et sur les réseaux avec des mots, des images. J’ai voulu le comblé avec une vie qui n’était pas la mienne et un enfant qui a su me faire entendre que non, pas comme ça, pas maintenant (ma petite Marthe…).

Parfois cela me faisait du bien, parfois non. Mais dans tout ça, il n’y avait pas de place pour le SILENCE, pas de place pour MOI.

Aujourd’hui, quelque chose s’est inversé. Je ne cours plus. J’attends, j’accepte. C’est curieux, étrange, nouveau. Et c’est bon. Je n’ai plus peur. Ni du silence, ni des autres, ni de moi-même.

Je me suis tue pendant des semaines, et ça m’a fait un bien fou. Je n’étais pas recroquevillée dans ma coquille comme d’habitude. Non, juste en mode veille, en attendant ce regain d’énergie qui me permet de revenir aujourd’hui. Que c’est bon d’apprendre à se connaître, mais encore plus, à se respecter et à s’aimer.

Dans une alternance de bruit et de silence, je suis là, je suis à la fois la plage et la vague, je me sens si bien. A ma place. Ma place à moi.

Share Button

2 comments on “Et puis le silence”

  1. Wahou. punaise!
    En fait, je me retrouve très fort dans ce que tu décris, sauf que moi je n’en suis (malheureusement) pas encore la. J’ai toujours peur du vide – Et même du silence – Et surtout de la solitude. J’espère pouvoir un jour profiter du moment, de la vie et ne pas courir après quelque chose d’autre, de plus, du futur… merci pour cet article 🙂
    Et bon retour ! (Et aussi Félicitations !!!)

  2. En lisant ton article, j’avais l’impression d’être en effet face à l’océan, face à une vague qui viendrait s’échouer sur le sable pour en repartir plus forte, plus puissante… Alors je suis ravie de te revoir par ici, de te sentir en paix avec toi-même, apaisée, sereine et heureuse.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *