Depuis quelques jours, je rumine. Je ressasse ces mots, cette phrase prononcée par une personne proche il y a environ un an. 

Un an et je n'ai toujours pas digéré, un an et j'ai toujours mal. Quand je suis devenue Maman, je suis restée égale à moi-même, un petit bisounours bien naïf, pour ne pas dire niais et pétri d'illusions. Après une grossesse sous antidépresseurs (dont je te parlais ici) et une naissance compliquée pour mon Hibou (ici), je pensais que l'heure du répit était arrivée. Je pensais que le monde ne serait que bienveillance, amour et douceur de vivre.

Enfin le monde… je suis peut-être niaise, mais pas complètement folle. Quand je dis monde, je pense à MON monde, mes proches. Parce que faudrait vraiment être née de la dernière pluie pour croire que quand tu deviens Maman, le monde devient paix et amour. C'est un peu tout le contraire. Y a ceux qui pensent que tu fais chier avec tes gosses, ceux qui trouvent qu’allaiter c’est naze, ceux qui ne comprennent pas pourquoi tu as fait un "futur chômeur de plus" (si, si, on me l'a dit, for real), ceux qui te disent qu'il faut laisse pleurer, ceux qui te regardent avec des yeux de merlan frit quant tu portes en écharpe… Bref TOUT est sujet à critique, jugement, condamnation.

Mais en vrai, je le savais et je m'en foutais. Ce que je n'avais pas anticipé tu vois, c'est que ça vienne de l'intérieur. De près, de très près. Oh évidemment, je m'attendais à quelques conseils non sollicités de la part Mamie, à quelques remarques agaçantes du style "oh mais il a des coliques, tu as essayé de le masser ??" Nan nan, je le regarde juste souffrir en me tournant les pouces (sic). Mais je ne m'attendais pas à avoir mal. A être jugée par mes proches. Et pourtant… 

Tu me connais, je HAIS le conflit, je suis miss consensuelle (je t'en parlais déjà ici, remember ?) et je suis pour la paix des ménages, la liberté de chacun et le monde des bisounours. Inutile de me dire que c'est pas possible : JE SAIS. Mais j'ai envie d'y croire. Je refuse de prendre parti pour des sujets aussi PERSONNELS et délicats que l'allaitement, le portage, le cododo, le maternage… bref la parentalité quoi. A mon sens, il y a autant de façons d'être parents qu'il y a d'enfants sur cette Terre.

Tout ce que je sais, c'est que MOI j'aime l'idée du maternage, moi ça ME convient, et c'est ce qui ME rend heureuse. Et je ne saurai que trop répéter cette phrase d'une immense sagesse prononcée par une SAGE-femme (tiens tiens étrange comme appellation n'est-ce pas ?) : un enfant heureux est un enfant dont les parents sont heureux. BASTA. T'as envie d'allaiter ? Fais-le. Tu ne conçois pas de partager ta chambre, ou pire encore, ton lit, avec bébé ? Ne le fais pas. Tu aimes embrasser la bouche de ton bébé, comme son nez ou ses joues, juste parce que c'est doux, parce que c'est amour ? Fais-le ! 

Fais ce que tu sens, ce que tu aimes, ce que tu es. Et C'EST TOUT. Primi, multi, même combat. Ça m'a pris deux enfants pour comprendre que j'étais une maman maternante. J'aime allaiter. J'aime porter. J'aime avoir mes fils près de moi. Et je compte bien allaiter, je compte bien porter, je compte bien profiter d'eux le plus longtemps possible. Pourquoi ? Pas par égoïsme, mais parce que j'ai enfin compris et accepté que ce qui était bon pour moi, ce qui me rendait heureuse, était bon pour eux.

Alors oui, il y a des personnes qui ne comprendront pas que j'allaite mon fils a 12 mois, 15 mois, 18 mois. Oui, il y a des personnes qui trouveront que Bouchette devrait être dans son lit, dans sa chambre depuis longtemps. Oui, il y a des personnes qui me taxeront de folle ou de tarée quand je porterai mes deux enfants en même temps. Oui, il y aura des personnes qui me traiteront de laxiste parce que je refuse de coller des baffes à mes fils. 

"Faut que t'arrêtes". Quelle tristesse, quelle amertume quand je repense à ces mots. Un jour, Hibou n'avait pas encore 6 mois, une personne très proche, un membre de ma famille m'a dit "il faut que tu arrêtes" en parlant de mon allaitement… Je n'ai pas su quoi dire. Je sentais au fond de moi que cette décision NOUS regardait Hibiu et moi et personne d'autre, je sentais que moi j'avais encore envie, et que lui avait encore besoinnde cet échange. J'ai été très choquée par cette intervention. Je me rens compte avec le recul que ça m'a fait mal. Parce que derrière cette phrase, il y avait un jugement. Un truc du style "ça ne se fait pas d'allaiter plus de tant de temps, c'est MAL." Un jugement qui disait "tu es une mauvaise mère".

Cette simple phrase a précipité un sevrage que j'aurais souhaité bien plus tardif (mais je ne le savais pas et ne l'assumais pas non plus). Évidemment, il n'y a pas mort d'homme. Je vais bien. Hibou va bien. Mais n'empêche, 1 an après j'ai encore la gorge qui se serre en y repensant car ce n'était pas ce que JE voulais en tant que Maman. Ça m'a pris un an, une longue année pour comprendre que les BONS choix sont ceux que nous faisons NOUS avec notre coeur, pas ceux dictés par le regard ou les propos (déplacés) des autres, proches ou moins proches. 

Ça m'a pris un an pour comprendre que si nous agissons avec bienveillance et bon sens, alors, nous ne pouvons pas nous tromper. Cela ne veut pas dire que nous sommes intouchables et que nous ne commettons aucune erreur, non. Juste que nous donnons le meilleur de nous-mêmes à ceux qui comptent le plus pour nous : nos enfants. Ça m'a pris un an pour comprendre que les mauvaises mères sont celles qui refusent de s'écouter et d'écouter leurs tripes.

Pardon pour cet article brouillon mais je reste encore affectée par cet épisode de ma vie, j'espère avoir quand même réussi à vous transmettre le message que je voulais. Faites-vous confiance QUELS QUE SOIENT VOS CHOIX. Écoutez-vous, toujours. Et tout ira bien. 

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42 Comments on “Faut que t’arrêtes”

  1. Merci de me donner la parole car moi j’ai un truc sur le coeur depuis…14 ans….
    Je n ai pas réussi à allaiter mon premier bébé car la personnel de la clinique n a pas voulu s embêter a m aider à mettre en place l allaitement que je souhaitais ardemment et donc lui a donné des biberons contre mon consentement mais comme j etais au lit avec césarienne, je ne pouvais pas les forcer à faire ce que je souhaitais. Et tout se passait dans mon dos J en etais malade. Du coup j’ai tellement insisté quand même sur mon désir d allaiter que je suis restée a la clinique une dizaine de jours au lieu des 6 jours prevus pour voir la sage femme et mettre en place Mon allaitement. La sage femme vient m aider mais mon bébé avait été tellement corrompu par ces ´´bonnes femmes ´´ et leur pu*** de biberon, que ça a été impossible à mettre en place. Il s etait déjà habitué à l écoulement sans effort de la tetine du bib. Oh les putes!!! Avant d accoucher, je n avais jamais imaginé que l on puisse se faire voler son allaitement et bien si on pouvait oh punaise !….
    Et bien quand la deuxième 16 mois plus tard à pointe le bout de son nez, bon je n avais pas changé de gygy donc même clinique mais la j etais prête à défendre mon allaitement bec et ongles…et puis j avais lu les ouvrages les plus sérieux sur le sujet. La team maman et papa etait prête au combat. Bref tout ça pour dire que j’ai eu mon allaitement avec ce merveilleux deuxième petit être et que j avais été si frustrée par le manque du premier, qu il a duré 3 ans. Bien entendu, j en ai entendu des choses…mais nous lors de la canicule et ses milliers de morts, je vous rappelle, c etait en plein mois d août 2002/3 il me semble, on etait génialement bien. Quand ma fille avait chaud et soif de lait ou de calin ou bref de douceur maternelle, elle avait tout à disposition.
    Alors quand un pédiatre m a dit, mais pourquoi vous faites ça madame, alors qu elle peut boire à la tasse?,(je venais de déménager et donc nouveau pédiatr). Je lui ai dit ben moi j imite les animaux. Les vaches viennent pas acheter du lait humain pour nourrir leurs veaux, moi je suis mon instinct.
    J ai changé de pédiatre. Tu as tellement raison quand tu dis de suivre son intuition et d ecouter son ressenti face à son bébé. Ils nous disent des choses, à nous seules leurs mamans.

    • Ouaaaah, 14 ans ! Comme quoi, quand ça fait mal, ça reste hein… Ma pauvre, je trouve ton histoire super triste pour ton premier allaitement. Hibou a eu des soucis à la naissance et nous avons odnc été séparés de suite et toute la première nuit. J’avais dit “je veux allaiter, amenez-le moi quand il aura faim s’il vous plait… “on m’a répondu “Oui, oui…” sauf que personne ne me l’a amené et qu’ila eu des bib cette nuit-là ! Bonjour le respect des patientes quoi ! Et ça fonctionne aussi dan sl’autre sens, quand on force des mamans qui ne veulent pas allaiter à mettre leur enfant au sein… bonjour les dégâts !

      Et je note ta répartie sur les animaux, que je trouve excellente !

  2. Très joli texte. Je crois que chaque maman qui a allaité a entendu ça et son contraire, en tout cas j’en fais partie et je ressens chacun de tes mots. Par contre, comme je suis une bonne connasse, plus on m’a dit ça, plus j’ai souhaité allaiter longtemps, comme pour les faire chier (surtout belle-maman off course!) et le résultat, est 11 mois de bonheur lacté avec mon Ptitchat. Je te souhaite des moments exceptionnels de maternage avec tes deux amours.

    • T’as de la chance d’avoir ce côté “connasse” comme tu dis ! Moi aussi je peux l’avoir, mais quand tu sens que te sproches te lâchent et te regardent de travers, tu te sens seule et donc affaiblie et donc tu te retrouves à arrêter ton allaitement alors que tu n’en avais pas envie… Bref, le mode connasse est enclenché pour Bouchette !! Mouahahaha !

  3. Bonjour,
    Je t’ai découvert via IG, et je suis Fan ! Etrange comme état d’esprit “Etre Fan” ! Très cliché mais je m’en fou !
    J’ai vécu la même chose, les reproches, les “tu devrais faire comme si ou comme ca “. Il ne devrais pas faire si, il devrais être comme ca !! Mais M**** quoi ! Je n’ai pas eu le courage ou encore la force de dire non aux gens qui m’entouraient ( ma belle mère, la grand mère de mon homme, ma mère…) pour leurs dirent : Mais occupe toi de ton C** et laisse moi faire comme je le sens !
    J’ai loupé la complicité avec mon fils, j’ai loupé mon allaitement, bref j’ai loupé les 3 premières années de mon fils. A cause des dictats de notre société ! Car les mères de l’an 2015, doivent gérer son enfant, sa carrière, sa maison et encore être souriante et sexy pour son homme ! Une Working Mother !
    Mais non, on ne peut pas tout faire !!! on ne peut pas avoir une maison impeccable a chaque fois, car un enfant joue, rit, mange son gâteau (Tu les voient les miettes qui tombent, hein tu les voient ! )Bah oui tu les voient !
    Bref pour te dire qu’ il n’y a que toi qui connait ce qui a de mieux pour toi et tes enfants ! L’avis de ta famille, des gens autour de toi, laisse les de coté, pour profiter de chaque petit bonheur avec tes enfants, ton homme !
    Il m’a fallu pratiquement 1 an pour commencer a lâcher prise, a prendre du recul sur moi, pour me libérer de cette emprise et de profiter de chaque moment et instant que je retrouve avec mon fils ! P*****, que je l’aime mon doudou ! Alors moi la manique de la propreté et du ménage a fond ou tu peux même manger par terre, ca c’est fini ! Ma maison est propre, mon linge aussi, mais j’ai appris et j’apprends encore !
    J’ai commis des erreurs pour mon 1er, je l’espère que je ne le ferrais pas pour le 2ème (s’il décide a venir !! hein, car pour le moment ce n’est pas le cas !). Je veux profiter de chaque instant comme si c’était les derniers ! Et faire du cododo, du portage, l’allaitement, du maternage ! Voila de devenir MOI !
    Plein de gros Bises et continue comme tu es !!!
    Virginie.

    • Ton témoignage me touche car il me parle vraiment ! Je n’ai pas la sensation d’avoir raté quoique ce soit avec mon Hibou et heureusement, j’ai juste l’impresion de m’être trahie moi-même pour faire plaisir aux autres (ma croix !!), pour ne pas choquer, pour ne pas entrer en conflit. l’avantage du 2e bébé c’est que tu n’as plus tout ça, ça te donne de la force et justement le courage qu’il nous manque parfois à nous, les “gentilles choses consensuelles” pour dire aux gens “ça te plait pas ? Bah c’est pareil et je t’emmerde !”

      Je te souhaite très vite un magnifique +++ et qu’un joli bébé vienne agrandir votre famille !

  4. Jai adoré ton article, et comme je t’ai compris j avais en idée ce genre d article qui le tiens particulièrement à coeur !!
    Continue à faire comme tu le souhaite soit une maman maternante qui rends heureuse tes enfants et toi qui te pousse à aller de l avant!
    Bisous

  5. Tout ce que tu fais, vu de l extérieur me paraît empli d amour et de douceur. Tu as raison et ne t ecorches pas plus le coeur a attendre des approbations sur ton maternage. Tu n as besoin d aucune approbation sauf de toi même bichette. Bonne journée.

    • Je vais faire de ta phrase un mantra : je n’ai besoin de l’approbation de personne sauf de moi-même, je n’ai besoin de l’approbation de pers…. à répéter 25 fois tous les soirs avant d’aller me coucher ! Merci pour ces belles paroles !

  6. Merci merci merci et encore merci tiens pouf, je te suis depuis déjà quelques mois et je dois dire que je me sens de plus en plus chez moi sur ton blog. J’ai adoré cet article que je n’ai pas trouvé brouillon du tout, je le trouve très sensé, bourré d’émotions vraies, et on se sens prises au tripes par ce que tu racontes. Je suis énormément d’accord avec toi, et avec moi ça a été l’inverse. Je me suis tuée à allaiter choupette ici parce que je voulais le faire et je savais que c’était ce que JE voulais, mais un allaitement super difficile m’a rendu complètement naze et méga stressée. Je passais toutes mes minutes à tourner autour de mon lait maternel. Il m’a fallu le papa pour me faire me rendre compte que je n’étais pas bien et que à cause de ça choupette n’était pas bien non plus. Je suis carrément d’accord avec cete phrase de SAGE-femme, un bébé heureux est un bébé dont les parents sont heureux… alors il faut s’écouter. Merci de nous la rappeler à travers ce si beau texte.
    Gros bisous d’une fan expatriée en Belgique.

    • Ton com’ était passé en indésirable ! D’où le délai de réponse, sorry ! Ton message me touche, je suis ravie de voir que tu te sens chez toi ici, c’est le but ! 😀

      Effectivement, on ne parle jamais de l’inverse, qui est de s’acharner à allaiter quand ça se passe mal et quand cela fait plus de mal que de bien à la maman, au bébé, et même, au Papa… C’est aussi pour ça qu’on peut pas être pour ou contre l’allaitement au sein et que perso, je refuse de choisir un pseudo camp. Chacun doit s’adapter aux désirs et besoins de l’autre (enfin de ceux qui comptent pour nous, bébé en tête évidemment !) et trouver son équilibre comme ça… ENfin c’est mon avis ! 😉

  7. C’est ce que je ressens quand j’endors Luna 3 ans et demi. Ca me rend heureuse et elle aussi ! Lucile a grandi trop vite à cause de mon handicap et je n’ai pas pu faire ce que j’aurais voulu pour elle ! On me disait ” arrete de dormir avec elle” et autres choses ! Je veux profiter des moments qui restent avec elles avant qu’elles ne veulent plus de moi … J’ai versé ma larme au spectacle de Luna car c’est le dernier spectacle petite section que je verrais … Continues à être une bonne maman !

  8. Ah punaise… Quand tu deviens parent personne ne te prévient que tu vas en entendre des vertes et des pas mûres et qu’il va falloir que tu te blindé contre la connerie…

    • Ben disons que moi je m’y attendais, on peut pas lutter contre les réflexions des gens. Mais je ne m’attendais pas à ce que ça vienne de ma famille quoi..? c’est d’ailleurs ça qui fait mal ! Parce que, qu’un médecin ou ma voisine me disent de ne pas allaiter ou de faire ci ou ça, je m’en tape ! Mais les proches… on attend du soutien de leur part, pas des jugements à deux balles !

    • L’avantage du 2e bébé… on s’écoute plus, je sais pas comment dire, mais je me sens plus forte ! Je n’ai pas de regret pour Hibou, juste cette amertume de m’être auto-trahie un peu… Mais ça passera !

  9. Je le trouve pas brouillon ton texte, il est authentique et il fait du bien!

    Je me souviens de mes débuts de maman, trop novice peut être, trop fragile, trop peu sure d’elle pour penser que mes choix étaient meilleurs que ceux qu’on me conseillait. Aujourd’hui, avec du recul, je méprise les jugements que l’on m’a balancé. En même temps j’ai de la peine pour ces personnes. Elles sont restées figées, emprisonnées par ce qu’on leur a appris, complètement centrées sur leur bienpensance.

    Sois fière! Soyons le, tu as tout dis!

    • Exactement !!!! La bienpensace quoi ! Mais au nom de quoi ? N’y en a-t-il pas autant que de cerveaux ? Bref, moi ça me tue qu’on ait UNE façon de voir les choses et qu’on cherche à l’imposer à tout le monde, à tout prix. Maintenant, y a même plus de discussion possible avec moi : je fais comme je SENS et basta ! Merci pour tes mots et ton soutien 🙂

  10. Tu as bien raison, fais comme tu le sens et surtout comme tu le ressens, et les autres ne comptent pas. A chacune sa façon d’être mère.
    Au fait les liens vers les articles ne marchent pas (quand tu mets en début d’article ICI concernant ta grossesse sous antidépresseurs ou la naissance compliquée)

    Des bisous

    • Merci pour les liens (j’avais fait ma feignasse mais c’est réparé !). Oui, il y a autant de façon d’être mère que de maman, et même autant que d’enfants. Je ne suis pas la même maman pour Hibou et pour Bouchette… Donc je vois pas pourquoi on devrait rentrer dans un moule ou un autre (parce qu’il y en a partout, chez les maternantes comme chez les non maternantes)… Bref tout ça me fatigue ! Mais au moins je vis ma vis et fais comme je l’entends, en étant honnête avec moi-même, c’est le principal !

  11. Ton article est tel que tu le ressens !
    Je vis cela aussi mais a la longue les donneurs de ” mauvais bons ” conseils de sont lassés . Ils le pensent je le sais mais ne disent plus rien 😀
    Toute façon 13 mois d. Allaitement ç est tellement étrange que ça sert a rien de parler a une extraterrestre LOL
    Ici aussi on en a bravé des obstacles à commencer par les ” ordres” de la pédiatre .
    Au final le peu que j entends encore me font mal aussi comme très récemment avec un membre de ma famille .
    Courage ne lâché rien

  12. Ton texte n’est pas brouillon, il est merveilleux. Il devrait être lu par toutes les futures mamans et par tous les gens de toute la vie, parce que selon moi, tu as tout compris.

    Je te fais un gros bisou pour réparer, un tout petit peu, cette méchante phrase qui brûle, qui gratte, qui estomaque, qui tâche, qui fait mal.

    Julie G.

  13. On a eu la chance de ne pas avoir de remarques pour LaCrapule et un médecin traitant qui nous a accompagné dans nos envies et nos doutes sans jugement. A l’inverse de toi, j’ai mis du temps à accepter que je ne saurais pas être “maternante” et à m’ôter la culpabilité qui va avec parce que ce terme est beau et fort donc je culapabilaisais de ne pas l’être… pour des raisons pratique/d’envie et de santé pour l’allaitement (mais ça j’ai un peu de mal à le digérer…)
    Puis une femme m’a dit “et vous le nourrissez?” Après avoir pensé “ben non, je vais le laisser crever”… je me suis dit qu’aimer son enfant était l’essentiel et que nos choix nous appartenait !
    Mais la maternité est un sacré parcours du combattant psychologique !!

    • Oui je pense qu’il y a aussi beaucoup de mamans qui ne sont pas allaitantes, maternantes, calinantes, cododotantes… et que la société ne leur fait pas de cadeaux non plus en les pointant du doigt comme étant des sans-coeur. Un peu comme les mamans au foyer qui sont des cas sociaux ou les working mums qui sont affreuses de laisser leurs enfants en garde… Bref, tout est sujet à controverse, donc autant s’en foutre et passer outre (plus facile à dire qu’à faire, évidemment) !

  14. tu as tout à fait raison! chacun fait comme bon lui semble!

    ici le “il faut que tu arrêtes”… c’est mon père qui ne cesse de nous le dire lorsqu’on a décidé de faire le 2ème… papi avait eu son petit fils, pour lui c’était bon.. sauf que nous, nous voulions 2 enfants rapprochés.
    Alors quand le 1er essai du 2eme bébé a marché la toute 1ere fois (1er essai, c’est qu’elle voulait et devait être là!!), mon père au lieu de nous féliciter, nous a dit “faut faire un noeud!”… très classe.

    j’aime mon père, mais pas ses états d’âmes…

    du coup, dès que je me plains pour X ou Y raisons… il me ressort le “je te l’avais dit”… argh… je pense que cela fait d’autant + mal quand cela sort de la bouche de nos proches…
    le jugement des “autres” on s’en tape un peu, mais celui de ceux qu’on aime, ça fait mal…
    mais tanpis… on est grand!

    • Ahemmmm oui sympa les réflexions ! Déjà en soi, mais surtout le fait que ça vienne de ton père… Pas cool. Comme tu dis, tant pis, mais bon, c’est pas pour autant que la pilule est facile à avaler quoi ! :-/

  15. Bonjour,
    Je suis en train de découvrir ton blog. J’aime la spontanéité qui se dégage de tes articles et les sujets que l’on a en commun. Cet article en particulier, je suis aussi la maman de deux enfants (deux filles, 3 ans et 3 mois). Je suis entièrement d’accord avec toi ce que j’ai compris à l’arrivée de la deuxième. L’entourage a parfois des paroles blessantes qui nous font culpabiliser alors que cela ne devrait pas être le cas!

    • Coucou ! Désolée de te répondre si tard, mais je suis en vacances seule avec les enfants dans la brousse = pas beaucoup de temps pour se poser et répondre ! Merci de ta visite et de ton commentaire, j’espère que le reste du blog te plaira / t’as plu ! 😉

  16. Que ça fait du bien 🙂 elle a 18mois et elle est toujours au sein, quand je travaille elle ne l’a plus le soir mais on s’adapte, ne travaillant pas la journée, je lui laisse volontier à la demande et ce n’est pas pour autant qu’elle est collé à mon sein toute la sainte journée. Au départ on me disait “rhooo dans 3 mois tu picoles avec nous” mais 3 mois plus tard j’étais toujours allaitante et le fameux “quoi ? Encore mais ça devrait pas être fini ? Elle est trop grande maintenant”…J’ai faillis perdre mon allaitement, mon rapprochement intime entre elle et moi à la matérnité car : 1 elle a été collé au biberon direct dans la salle d’exam car jugé trop petite et maigre pour le terme (40SA+6 elle faisait 2.570Kg pour 45cm) mais la mise au sein c’est faite naturellement elle avait tout compris, sacré caractère, elle préféré le sein au biberon mais hélas…Crevasse, douleur, monté de lait tardive, j’ai souffert comme jamais (si si les contractions à côté c’était rien XD) et personne ne m’écoutait, personne ne m’aidait, juste une sage-femme qui a essayé tant bien que mal mais hélas son service prenait fin et je ne l’ai plus jamais revu, quand je demandais de l’aide j’étais choqué de voir comment on traité ma fille pour la mettre au sein, la forçant à prendre, elle avait mal et moi avec doublement. En rentrant à la maison j’étais dépourvu, ma fille hurlait de faim et moi je ne voulais pas j’avais mal, j’ai tenté le biberon avec mon lait mais elle ne voulait pas….Elle voulait SA mère. Heureusement mon homme en a parlé autours de lui pendant mon séjour, il a appelé ma soeur qui a sauté au plafond apprenant pour le biberon, elle lui a donné tout les conseils possible, il est venu et nous a soulagé toute les deux, l’allaitement était enfin là, je ne sais pas comment le remercier d’avoir fait ça pour moi, pour nous. Je crois que j’en avais gros sur le coeur aussi XD. Elle a dormis avec nous jusqu’à ses un an car pour l’allaitement = +
    Nous rassurer sur la MSN : +
    De la savoir là bien vivante et réelle : + (malgré tout l’accouchement a faillit lui couté la vie :/)

    Et entre ceux qui jugent “mais l’allaitement jusqu’à” ou bien “dormir avec” ou encore “le portage c’est” dans un sens négatif ou ceux qui jugent “quoi tu ne le portes pas ?” ou “tu n’as jamais allaiter et tu ne voulais pas mais c’est horrible” et aussi “tu lui fais manger des petits pots ?” toujours dans le négatif, nous on est vite perdu, et comme tu dis le principal est de s’écouter, si on est en accord avec soi, le bien-être de notre enfant en découlera 🙂

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