Une fois n’est pas coutume, j’ai envie d’aborder un sujet “sérieux” aujourd’hui. Un sujet pas facile à aborder d’ailleurs, déjà parce que je n’aime pas forcément m’en souvenir, et aussi parce, je l’avoue, j’ai toujours un peu peur du regard des autres.

Mais pour moi, c’est important d’en parler, ici, sur ce blog où je suis comme chez moi. Alors on y va. Aujourd’hui, j’aimerais vous parler de la dépression pré-partum. Tout le monde connaît le baby blues, beaucoup connaissent la dépression post-partum. Et ben moi, j’étais en dépression enceinte. Non pas que j’aie envie de faire ma Calimero, mais je dis que si ne serait-ce qu’une femme enceinte et dépressive lit ce post et se dit “Ah, je ne suis pas toute seule…” alors j’aurais eu raison de l’écrire.

Moi, c’est pas la grossesse qui m’a plongée dans les affres de la dépression. Non, non, j’étais dépressive AVANT de tomber enceinte. Hibou s’est invité par surprise, j’avoue qu’on ne l’attendait pas à ce moment-là. Ou plutôt, comme je dis, on l’attendait, moi je l’attendais vraiment, mais je ne le savais pas encore. Et aujourd’hui, comme vous vous en doutez, je n’imagine pas ma vie sans lui.

Retour en arrière. Décembre 2013, je m’effondre. Trop de travail, trop de fatigue, trop de merdier perso accumulé pendant des années où j’ai fait semblant de ne rien voir, où j’ai soigneusement évité d’aborder les sujets qui font mal. D’ailleurs, je sais pas qui a trouvé le nom “dépression”, mais c’est quand même vachement bien trouvé. Parce que moi, quand je suis entrée dedans, j’ai eu l’impression de faire “PSSSCCHHHHIITTTT” comme une bonne grosse cocotte-minute qu’on aurait oublié sur le feu pendant 12 ans. Ouais, ça en fait de la pression. Donc en un sens, et je dis bien en un sens, c’est pas si mal de “dépressionner”, parce qu’au moins, tu te mets à respirer. Et dans mon cas, pour la première fois depuis looooongtemps !

Arrêt de travail en février, antidépresseurs, suivi psy, la totale quoi. Démission en mars, inscription au pôle emploi, et dans la foulée, un + sur le bâtonnet (si tu te souviens, j’ai raconté cet épisode ici). Et là, c’est un peu “GLOUPS” dans ma tête. Parce qu’être dépressive, OK, j’assume, ça peut arriver à tout le monde et comme je viens de le dire, je préfère voir le  positif et me dire qu’au moins, après avoir touché le fond, je ne peux que remonter.

Mais être dépressive ENCEINTE (et sans travail)… Déjà, quand tu prends des AD (antidépresseurs) et du Xanax parce que t’as des crises d’angoisse, tu te dis que ça doit pas être très bon pour Lustucru qui essaie de croître dans ton petit bidou. Mais surtout, parce que tu te demandes si avec la dépression et les angoisses justement, tu ne vas pas en faire un taré avant même qu’il pointe le bout de son nez. Heureusement que je n’étais pas seule. Mon mari, ma famille, mes amies ont tous été là (si vous lisez ces mots, sachez que vous avez ma gratitude éternelle) pour me supporter (dans le vrai sens du terme, pas dans le sens de soutenir), me rassurer, me pousser, me faire rire…

Bon et puis il y avait la psy. Alors chacun fait ce qu’il veut, en pense ce qu’il veut mais moi je dis, heureusement qu’elle était là. On devrait lui donner une médaille, parce qu’elle aussi elle m’a supportée sans broncher pendant 8 mois. Au final, je me rends pas vraiment compte : est-ce que j’ai eu plus d’angoisses qu’une future maman lambda ? Je ne crois pas en fait. J’avais juste des angoisses différentes (je vais pas te faire la liste, ça serait bien trop long).

Là où je me suis sentie à part, c’est pendant tout le premier trimestre. L’autre jour, je lisais ici un article de Salomé du blog Mais quelle idée de faire un bébé ? qui s’intitule “Quand le bonheur d’être enceinte n’est pas toujours là”. Tout est dit. Alors, on se calme, ça ne veut pas dire que j’étais malheureuse, ou pas contente, ou je ne sais quoi. Justement, je ne savais pas. J’appréhendais chaque annonce de ma grossesse, car voir mes proches sauter au plafond, pleurer de joie, m’étreindre en disant “Oh mais quel bonheur, tu dois être folle de joie !!”, c’était assez difficile. Je ressentais beaucoup de gêne, parce que non, je n’étais pas folle de joie. J’étais excitée, mais comme tout situation inconnue et nouvelle peut exciter. J’avais peur (pour les mêmes raisons), mais à part ça, je ne savais rien.

C’était dur. Parce que forcément, tout le monde a l’image de la femme enceinte radieuse, qui l’annonce avec moult sourires et larmes de joie… Je vous dis pas comme je me suis sentie différente et surtout comme j’ai eu peur que cela affecte mon Pois Chiche (bah oui, il s’appelait pas encore Hibou). ” Le pauvre, il se farcit une mère complètement paumée, il n’est même pas encore là qu’il se traînait déjà des casseroles”. J’ai bien conscience, que de toutes façons, la maman parfaite n’existe pas, et que de toutes façons, les enfants traînent les casseroles (plus ou moins grosses et plus ou moins longtemps) de leurs parents. Mais entre la mère parfaite et la mère dépressive, y a quand même une différence, hein.

Bref, j’ai mis du temps à accepter cette grossesse. Ça peut sembler paradoxal, on pourrait me dire “Bah pourquoi t’es tombée enceinte alors ? Et puis pourquoi t’as pas avorté ?” Eh bah j’en sais rien. Voilà. C’est comme ça. Je n’ai jamais douté une seconde, même si je ne savais pas ce que je ressentais : je voulais cet enfant. Même si c’était pas là, pas maintenant, pas ceci ou pas cela. Il était désiré ce Hibou. Et quand on creuse un peu, on voit que ça arrive à pas mal de femmes. Vouloir un bébé, tomber enceinte et se sentir perdue quand ça arrive. Il y en a même qui font une dépression au moment où elles apprennent qu’elles sont enceintes. J’avoue que quand le médecin m’a dit ça, j’ai senti un bon gros poids s’en aller de mes épaules. JE. NE. SUIS. PAS. LA. SEULE. C’est juste que c’est encore un peu tabou et que ça va à l’encontre de l’image de la femme enceinte dans notre société. Ça m’aurait étonnée que je rentre dans le rang de la majorité, tiens.

Côté purement physique, je n’avais plus “envie” (peut-on vraiment parler d’envie hum hum ?) de prendre d’AD, ni de Xanax, car on ne sait pas ce que ça peut faire au bébé. Première tentative de sevrage en mai, un désastre. Pensées noires (très noires), journées pyjama (mais pas celles que tu kiffes en mangeant de la glace devant des Disneys parce qu’il pleut dehors, nan, celles où tu te lèves pas, tu te laves pas, bref, craignos)… Le corps médical me dit que je ferais mieux de reprendre, parce qu’entre une maman qui va pas trop mal sous AD ou une maman qui est au fond du trou sans aide chimique, le choix est vite fait. Ah bon ? On me dit et on me répète qu’il vaut mieux éviter de prendre des médocs enceinte, mais que c’est pas interdit non plus. Et bien, soit. Je reprends mon traitement.

Petit à petit, mon ventre devient moins petit. Un jour, je sens comme une bulle qui éclate dedans. J’arrête de bouger TOUT DE SUITE. Je me concentre : “Pois Chiche, c’est toi ??” Pouf, une autre bulle, et encore une autre… Pas de doute, je sens bébé, MON bébé qui bouge à l’intérieur de moi. Je peux pas dire ce qu ej’ai ressenti. Je peux pas dire non plus que ça m’a guérie, mais ça ma réconciliée avec la grossesse. Enfin… jusqu’au 3e trimestre, mais là, la grossesse et moi on était fâchées pour des raisons purement physiques (quintal atteint sur la balance, rétention d’eau, canal carpien, sciatique et j’en passe).

Voilà voilà. C’est un article long, et pas hyper funky, mais je suis contente de l’avoir écrit car ça m’a fait du bien. Et si jamais ça peut en aider quelques unes à se sentir moins seules, alors y a pas photo. Bon et puis je reviens vite avec un post hahaha-taps-moi-la-cuisse-qu’est-ce-qu’on-se-marre, promis !

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39 comments on “Grossesse et dépression”

  1. Bravo à toi, ça ne doit pas être évident de faire son “coming out de dépression pré-partum”, les femmes enceintes sont “censées aller bien”, envers et contre tout (j’ai été de ces femmes enceintes gagas-hystériques-souriantes, mais je conçois qu’on n’est pas toutes logées à la même enseigne. Quand en plus du psychologique s’ajoute le physique (nausées etc) ça doit vraiment être moins funcky…
    Alors bravo. Et bonne continuation pour ton bébé blog que j’aime bien.

    • Ooooh merci ! Ce n’est pas évident en effet. Je me rappelle m’être sentie si différente et si seule, si j’avais pu lire un tel témoignage enceinte, ça m’aurait certainement aidée 🙂
      Tant mieux si tu as fait partie des femmes enceintes rayonnantes, c’est vrai que je me sentais mal aussi par rapport à ces Mamans, en me disant que je devais leur paraître monstrueuse… J’ai une copine qui me disait souvent “Mais c’est que du bonheur !! C’est tout juste si je clignotais pas quand j’ai appris que j’étais enceinte !!” Aaaaah, comme je l’enviais ! Ça sera pour le numéro 2 !! 😉
      Et merci pour les encouragements, ils me vont droit au coeur ! Longue à mon bébé blog ! 😀

    • Bonsoir,
      Je voulais vous écrire en privé mais je n’est pas trouver je suis une maman enceinte et sous AD sauf que ça me fait énormément peur quand à l’arrivée du bebe. Peur de l’avoir “bourrer” de mauvaises choses… cà n’a pas été trop difficile à l’arrivée de votre tout petit ?

  2. Hello !

    J’adore ! Ton blog et ton “audace” ? “Courage” ? Ta lucidité ? Je cherche le bon mot…

    Je n’ai pas vécu de réelle dépression allant jusqu’aux AD etc mais je crois qu’on est nombreuses à avoir vécu et à vivre des moments très très sombres de doute, de peur, des moments où on se sent si faible, usée qu’on a envie de tout laisser tomber, plus la force d’affronter cette bataille incessante qu’est la vie !

    Mais comme le dit ma mère,” tu auras la paix… Quand tu seras morte !! Essaies de voir le bon côté des choses”…

    C’est cash mais très vrai !
    Il faut profiter des moments magiques que nos enfants nous offrent c’est un super remontant-carburant !
    (Les mojitos, le nutella, et j’ajouterai pour moi la musique et un sport de self défense ça aide aussi beaucoup !!!!)

    Et en effet ça fait un bien fou de voir qu’on n’est pas seule à vivre ces moments obscurs ! En parler, dédramatiser, au lieu d’en avoir honte et de culpabiliser dans son coin, il faut oser et c’est top !

    Merci à toi et vive ton blog et ton humour !!

    • Que dire ? Je vais imprimer ton com’, l’encadrer et le mettre au-dessus de mon lit hahaha ! Me voilà reboostée jusqu’à la fin d’année avec de tels compliments ! Merci, tes mots me vont droit au coeur, et tu as complètement raison, quand je sens que je perds pied et que je m’enfonce, je prends 5 minutes pour contempler ce que j’ai là, sous les yeux. Mon fils, mon mari, un toit au-dessus de ma tête, et vraiment, je me rends compte de la chance qu’on a. Combien de personnes ne connaissent pas ou ne connaitront pas ce bonheur si simple et pourtant si grand. Cette pensée m’apaise et m’aide à relativiser, à faire le vide. Encore merci de tous tes compliments et à très vite sur le blog ! 😉

  3. Dépressive avant ma grossesse, bébé arrivé par surprise, pas qu’il n’était pas désiré mais pas dans l’immédiat. Je n’ai pas sauté au plafond quand j’ai vu le “enceinte …2-3” sur le test, j’ai même pleuré, j’avais peur, des réactions de tous (papa comprit), de l’avenir, de mon corps, de mon aptitude à être une mère, à tout. comme toi, on me disait, que c’était merveilleux et que je devais être aux anges mais pas du tout, le premier trimestre, j’ai tout fais pour prendre contact avec cette petite cacahuète qui était en moi, j’étais contente certes mais effrayé, et si mes vices restaient et la tué ? J’ai arrêté l’alcool complétement (j’ai arrêté les AD pour reprendre de l’alcool avant ma grossesse –‘) j’ai essayer de faire des efforts en acceptant mon poids et puis….première écho, je fond (non pas en larme…la SF m’a regardé bizarrement car le papa lui pleuré mais moi non…)je me jure que pour cette petite chose je ferais tout pour guérir, réussir et lui donner une mère et un avenir à la hauteur de ce qu’on appel le bonheur. Aujourd’hui j’ai des couac, je regrette beaucoup de chose mais elle m’aime et me montre que je ne suis pas si à chier, j’ai éviter la dépression, et autres conneries pour elle, j’ai appris à accepter mon corps et à en prendre plus soin. Je comprend ton ressentis mais à l’inverse c’est cette grossesse qui m’a sauvé 🙂 Merci d’écrire sur des sujets tabou, cela rassure les autres pour leur dire “vous n’êtes pas seule”

  4. Courageux et touchant. Pas évident de se livrer ainsi sur un tel sujet encore bien trop tabou. Il y a de nombreuses femmes dans ce cas, et elles n’osent malheureusement pas en parler par peur d’être juger. Un bon entourage est très précieux dans ces moments là. Bonne continuation et à très vite.

  5. Allez je le partage avec plaisir sur la page facebook de l’association Maman Blues qui œuvre depuis plus de 10 ans autour de la difficulté maternelle!
    Et puis moi aussi, j’ai connu la dépression prénatal et en prime j’ai fait une dépression post partum!
    Merci pour ce billet
    Elise

  6. Bonjour je suis enceinte de six semaines et j’ai bcp de mal à le vivre (perdu mon bébé en 2007) je suis angoissée , terrrrifier, peur d’être “mére”, vais-je réussir à l’assumer en + DE TOUS ça j’ai un syndrome génétique donc je vais savoir fin novembre si je vais réellement devenir “maman” un mot qui pour moi mets inconnu je suis AD ET ANXIO mais voilà SA ME FAIT DU BIEN et puis c’est tt!!!

  7. Que dire a part MERCI!!!! JE-ME-SENS-MOINS – SEULE. et oui c’est très difficile d’en parler sans se sentir juger. je n’ai jamais rencontrer une autre maman qui a vécu ce que j’ai vécu. et la j’avoue ca me fait du bien. alors MERCI …

    Avec ton post , tu ouvres la voie de OSONS EN PARLER!
    On sens une de-complexion et une distance apaisante. Une sérénité !

    Si je peux y faire une petite contribution. voici mon histoire.:
    J’ai donc vécu une dépression (très grave) pendant ma grossesse alors que nous désirions tant cet enfant. j’ai lutte des mois contre l’angoisse avant de m’ecrouler. et d’accepter de prendre un traitement et d’être meme hospitaliser.
    J’ai vécu exactement ce qu’ils appellent la transparence psychique de la femme enceinte. J’ai même découvert des secrets de famille.
    J’avais peur pour ma part de tout ce qui pourrait atteindre mon bébé et le rendre malade. C’est le paradoxe de la dépression enceinte. on aime notre enfant mais on est mal. cette ambivalence est source d’une grande souffrance. car elle engendre une culpabilite immense. un cercle vicieux sans fin.

    On est heureuse d’avoir ce petit bout mais le problème c’est que parfois (je parle pour moi) on ne nous a pas donne les clés. je ne crois pas en l’instinct maternel je crois en la transmission maternelle qu’on a reçue ou pas en héritage. et quand il y a eu un couac dans cette transmission…bah pour ma part j’ai du tout recomposer en accéléré.
    Mais il en va ainsi et je savoure cette maternité aujourd’hui a chaque instant. Ma fille me.comble de bonheur. je n’arrive pas a croire que ma fille est reussi a sortir indemne. et pourtant si !
    Et oui : il faut mieux prendre un traitement que de s’enfoncer un peu plus encore.
    Cette souffrance est une chance de se découvrir. il faut en faire quelque chose. l’évacuer en parler analyser….et tout s’apaise, tout disparait progressivement.
    C’est assez dur mais sans cette depression je n’aurais pas pu devenir maman et accueillir cet enfant. Il fallait que je règle des choses avant son arrivée.
    Et a toute maman qui se pose des questions : mon enfant va bien tres bien meme. Et oui ils existent des centres en France spécialisés pour femmes enceintes. car très honnêtement j’ai frappe a beaucoup de portes avant de tomber sur les personnes compétentes a suivre les femmes enceintes.

    Après il me reste la culpabilité: que dirais je a ma fille plus tard ? comment lui dire ? ( la prise d’AD est marquée sur son carnet de santé …); et la frousse de faire une
    deuxième enfant…
    Je rêve de pouvoir vivre une grossesse sereinement…
    Merci encore d’avoir ouvert le débat…si mal retranscris dans la presse et les médias.

  8. Bonjour,
    Comme je vois que tu réponds encore sur ce billet malgré son ancienneté, je glisse à mon tour un petit commentaire. Je suis en train de sortir doucement de plus de 5 ans de dépression, avec suivi psy, AD, parfois anxiolytiques, même des neuroleptiques pendant un an et demi… Et cet état m’empêche d’envisager une grossesse pour tout de suite. En fait, ça fait des années que l’envie de faire un enfant nous effleure, nous sommes mariés et propriétaires depuis presque 2 ans, on va sur nos 31 ans… mais la dépression signifie pour moi pas de travail donc pas de revenus (heureusement mon mari est en CDI), et bien sûr le traitement avec ses risques de sevrage pour le bébé. Plus la peur de replonger sous l’effet des hormones, de ne pas résister à la fatigue qui est déjà intense une fois que le bébé sera là. Bref beaucoup d’inquiétudes, et en même temps l’idée qu’on perd du temps, alors qu’on voudrait avoir plusieurs enfants… Et si ça ne marchait pas tout de suite quand on s’y mettra ?
    En tout cas, ton article et les autres témoignages me rassurent un peu, au fond je suis sûre qu’aimer mon enfant m’aidera à aller encore mieux, mais c’est difficile d’être sereine…

    • Même après deux enfants et l’arrêt des AD, je ne suis toujours pas sereine ! Il y  aura toujours une raison de s’en faire, de se poser 1000 et 1000 questions. En étant maman, ce ne sont plus les mêmes qu’avant, mais elles sont toujours là. Je ne dis pas ça pour t efaire flipper, au contraire… je crois que c’est dans la nature de certaines personnes, plus sensibles que d’autres et qui sont parfois submergées par leurs émotions de toujours douter, angoisser, etc. Avoir des enfants ne changent pas notre nature profonde, mais par contre, je suis convaincue que ça a fait de moi une personne à part entière, comme si avant, il me manquait un bout de moi-même pour avancer.

      J’ai longuement hésité à écrire ce com, car la seule chose que j’avais vraiment envie de dire était : FONCE.

      J’espère que vous trouverez votre équilibre, en couple ou en famille ! 😉

  9. Bonjour premièrement j'adore ta façon d'écrire qui est très rafraîchissante 🙂 j'essaie moi aussi de me sortir de la dépression et de la déprime , je consulte un psychologue toute les semaines et je me suis remise  sport Mon plus grand défi vivre le moment présent et être dans mon coeur au lieu d'être toujours dans ma tête 🙂

    Je viens tout juste de commencer un blog qui raconte un peu mon histoire.

  10. Bonjour! Quel beau message d'espoir. Je suis aussi en dépression je suis à peine à 11SA… je suis tombée enceinte alors que j'avais commencé un traitement anti-dépresseurs. Quand j'ai appris ma grossesse je l'ai arrêté je ne l'avais pris que 14 jours.. la je sens que j'en ai vraiment besoin je prends sur moi mais mon anxiété est casi permanente, les ruminations, la tristesse, un désintérêt pour tout.. j'ai tellement peur pour le bébé si je prends des médicaments je ne suis pas rassurée. 

    • Alors mon seul conseil serait d’en parler à un médecin compétent qui saura t’aiguiller et te dire quoi faire. Soit reprendre ton traitement, soit en commencer un autre soit juste un accompagnement thérapeutique… Le seul truc c’est de ne PAS rester SEULE avec tes angoisses et ta tristesse. Parfois on a pas le choix et prendre un traitement ne fera pas de toi une mère indigne, au contraire, tu t’inquiètes de ta santé, et par-dessus tout de celle de ton enfant à venir, la maternité est déjà en route… Je te souhaite une grossesse paisible, entourée, suivie. Et je suis là (par le formulaire de contact si tu veux parler en privé) si besoin. Courage, tu n’es pas seule.

    • Bonjour, je me permets de te répondre également, j'espère que la maîtresse des lieux ne m'en voudra pas. J'avais commenté ici en avril, mon mari m'a proposé de nous lancer 1 semaine après, et nous sommes en essais depuis août, alors que je suis toujours sous AD. Je suis tout à fait en accord avec la réponse de syndromeneuronique, il est important de ne pas rester seule avec tes inquiétudes ou ta souffrance. Si tu as peur d'une réponse culpabilisante des médecins, je voudrais seulement ajouter que mon projet de grossesse sous AD est approuvé par ma psychiatre et ma généraliste qui fait le suivi gynécologique et de grossesse. Il existe aujourd'hui pas mal de recul sur les effets des traitements pendant la grossesse et l'allaitement, et en étant bien informée et conseillée, on peut mener une belle grossesse et avoir un bébé en bonne santé avec des AD (en préférant certaines molécules plutôt que d'autres, mais il y a plusieurs possibilités). Je ne t'encourage pas spécialement à demander de reprendre le traitement (ce choix t'appartient avec les conseils de soignants), mais j'aimerais te rassurer tant sur tes inquiétudes pour le bébé que sur une éventuelle culpabilité : la principale recommandation pour que tout se passe bien est d'avoir une future maman bien dans ses baskets, que ça passe par des médicaments bien choisis ou un suivi psychothérapeutique adapté. Je te souhaite une très belle grossesse aussi sereine que possible, et un beau dénouement quand tu rencontreras ton bébé qui aura la chance d'avoir une maman qui l'aime. 

      • Je vous remercie pour votre réactivité ça fait plaisir de se sentir comprise. J'ai été voir 2 médecins en l'espace de 15 jours mais je n'ai pas sauté le pas pour prendre le traitement. Hier le medecin m'a prescrit de ventalafaxine 37.5 mg pour un mois, l'erreur à ne pas faire j'ai regardé les effets indésirables et les forums disant que pour le sevrage c est horrible. J'en suis pas encore là mais effectivement je sens que j'ai besoin de les prendre pour avoir déjà vécu une depression dans le passé l'AD avait été une béquille j'avais pu les arrêter progressivement et assez facilement. C'est dure de SURvivre la grossesse contente d'avoir un bébé mais tellement dure comme situation à supporter. J'étais déjà en début de dépression quand je suis tombée enceinte comme notre chère blogueuse. Concernant ma gynécologue elle me déconseille les AD c est pour cela que j'étais pas très rassurée à l'idée d'en prendre..

        • C'est la molécule que je prends, j'en suis à 150mg par jour. Je ne suis pas médecin et ne souhaite pas donner de "conseil" grand public sur un traitement en particulier car  c'est très important que les gens puissent avoir des informations fiables et légitimes, en revanche si tu veux, tu peux m'écrire à arsmaelle.lettreaaniouta [at] gmail.com et je pourrai te parler de ma situation et des échanges que j'ai eu avec les médecins sur le sujet.

          Syndrome, j'espère que tu ne m'en voudras pas de me permettre cela ici, mais ton blog a été pour moi un vrai soutien pour avancer dans notre projet et j'aimerais pouvoir rendre un peu de solidarité aux futures mamans dépressives…

        • Franchement, en regardant nimporte quelle notice d’AD, tu en vien sà la conclusion que tu auras plus vite fait de te pendre vu les effets secondaires ! Quant aux forums, n’en parlons pas ! C’est tout à fait humain de chercher des témoignages mais malheureusement, les gens ont tendance à s’exprimer quand ça ne va pas, et très rarement quand tout roule ! C’est très difficile de “trancher” entre ses besoins à soi (prendre des AD) et ce souhait de protection qu’on a vis-à-vis de son bébé, alors je ne te dirais qu’une chose qu’uen sage-femme m’a dite un jour, et qui résonne encore en moi aujourd’hui : “un enfant heureux est un enfant dont les parents sont heureux”. Tout est dit. Après, je ne suis pas médecin et je n’y connais rien à toutes les molécules qui existent, tout ce que je sais c’est que tu peux aller sur le site du CRAT pour vérifier si des études ont été faites avec le médicament qui t’a été prescrit sur les femmes enceintes et voir des conte-indications éventuelles. Je te souhaite vraiment le meilleur, et surtout, surtout l’apaisement <3

          • C'est vrai que sur les forums on voit de tout du coup ca nous rassure pas forcément… j'ai fait plusieurs fois la démarche d'aller voir le médecin pour des AD car je sentais que ce n'était plus supportable comme état qui plus est enceinte… je vais bien réfléchir mais c est vrai que je suis tentée de les prendre pour me donner une chance d'aller mieux… 

        • Salut,  

          Je m'immisce au milieu de tout ces commentaires. En fait, je cherche des témoignages de femme ayant eue leur enfant alors qu'elle était déjà dépressive avant.

          Je souffre d'une dépression qualifiée de sévère depuis 2 ans avec hospitalisations, changement et rechangement des AD, quelques anxiolithiques saupoudrés de quelques gouttes de neuroleptiques.

          Depuis quelques mois, cela va mieux. J'ai moins de moment ou je souhaiterais me jeter sous un camion pour faire taire ses angoisses. Mon psy ne souhaite pas que je baisse mon traitement. Ce que je fais malgré tout car avant toute chose et cette dépression, c'était de concevoir bébé.

          Moon psy m'a soit disant mis sous AD compatible avec une grossesse mais quand je regarde le site du CRAT, c'est niet. Sans parler des anxiolithiques et du neuroleptique. Quant à ma gynéco, elle m'a dit : soignez vous d'abort et aprés on verra si il est encore temps.

          Car voilà, j'ai 39 ans et je me sens filer vers mes 40 sans que la baisse des traitements arrive un jour à son terme. Et j'ai peur, que plus tard, ce soit TROP tard.

          Aussi, des témoignages me seraient trés précieux. Quel étaient vos traitements ? Votre état profond ? Vos enfants ont ils eu des symptomes de sevrage à la naissance et comment avez-vousgérer l'aprés car la dépression ne s'envole pas forcement avec l'arrivée du moustique ou hibou, hou hou !

          Merci de vos messages.

           

          • Hello, alors personnellement, ma dépression n’avait rien de sévère, au contraire, elle était légère. J’étais sous Seroplex 10 (je suis passée au 5mg pendant ma grossesse si mes souvenirs sont bons mais ça commence à dater un peu).En revanche pour tout ce qui est anxyolitiques, il n’est a priori pas possible d’en prendre enceinte, mais je ne suis pas médecin. Moi j’étais sous Xanax et j’ai dû arrêter enceinte. Je pense que tu ne devrais pas prendre d’initiatives et écouter le corps médical, notamment si ta dépression est qualifiée de sévère. Pour l’instant, tu n’es pas enceinte, tu pourras aviser lorsque cela sera le cas, les AD n’empêchent pas la grossesse.

            Pour ce qui est des symptômes à la naissance, mon fils a dû aller en réa et il a passé sa première nuit à l’unité Kangourous (loin de moi donc), ce qui n’est pas exactement l’idée que je m’étais fait de sa venue au monde, ni de nos premiers instants ensemble. En revanche, PERSONNE ne m’avait parlé de ces risques de détresse respiratoire liée à la prise d’AD durant la grossesse. Et je me suis retrouvée à l’apprendre en surfant par hasard sur le site du CRAT au baut milieu de la nuit. J’allaitais à l’époque et il était indiqué qu’il valait mieux éviter le Seroplex en cas d’allaitement. Là encore, personne ne m’avait rien dit !! DU coup, j’ai arrêté mon traitement, j’ai arrêté mon suivi psy médicamenteux, je n’ai gardé que le suivi thérapeutique. Mon fils n’a eu aucun symptôme de manque ou autre. Il est doux, enjoué, n’a aucun souci moteur, parle bien grandit bien. Je ne peux pas te parler de l’après car chaque situation est propre à chaque parent donc ce que je pourrais dire n’a aucune importance.

            Bon courage, car je ne sais que trop bien dans quel état nous plonge cette pute de maladie. Et souviens-toi, tu n’es pas seule. D’ailleurs si tu tapes “dépression pre partum” sur Google, tu vas vite t’en rendre compte !

  11. Bonjour à toutes. J'ai 39 ans et j'ai eu une première grosssesse il y a 15 ans qui m'a traumatisé.  Je m'explique rapidement,  j'ai eu des nausees,  jusque là rien de méchant mais cela s'est aggravé en vomissement avec hospitalisation car je n'arrivais même plus à boire. On m'a dit que c'était psychologie alors qu'il était désire.  En plus de mes vomissements j'ai des angoisses généralisée.  Coeur qui palpiter,  peur de tout, nausees en augmentation et je ne dormais que 5h par nuit. Du coup je pleurais beaucoup et pas d'aide de mon mari a l'époque.  Aujourd'hui,  j'ai refait ma vie et mon compagnon n'a pas d'enfant. Jai donc arrêté la pilule en début d'année. Sauf qu'au premier retard de règle j'ai fait une attaques de panique et j'étais déjà malade rien que de m'imaginer enceinte.  Je ne l'était pas. Je suis donc allée voir mon médecin qui m'a remis sous bromazepam  (que j'avais arrêté dans le but d'une grossesse ). Sauf que ça ne l'ai a pas calme. On m'a orienté vers un psychiatre qui m'a mis sous sertraline 50 mg. C'est un antidepressseur.  Il m'a dit qu'on pouvait faire une grosssesse sous antidepressseur combiné si besoin au bromazepam.  Je recherche des témoignages de femmes étant ou ayant étaient sous antidepressseur durant leur grossesse.  Savoir comment elles vont et comment vont les bébés ?  Vu mon âge,  je  n'ai plus vraiment le temps et mes angoisses sont pathologique.  J'ai peur d'être à nouveau malade et j'aimerais avoir des témoignages s'il vous plaît sur des femmes étant passé par là.  Aidez moi. J'aimerais tant cet enfant mais je ne veux pas lui faire de mal et je ne peux pas arrêter mon traitement.  Merci d'avance pour vos réponses.

    • Ici tu trouveras du soutien mais pas de conseil médical, or il me semble que ce dont tu as besoin, c’est d’un suivi psy. Tu parles de ton traitement médiacmenteux mais qu’en est-il de la thérapie à côté ? Rien de ce qu’on pourra te dire ne te guérira comme par magie, il n’y a que toi qui puisses trouver la clef en étant aidée par des professionnels. Je te souhaite tout le courage du monde et l’apaisement que tu recherches.

      • Bonjour.  D'abord merci pour votre réponse.  Oui en plus du traitement,  je suis suivie par un psychiatre et mon médecin traitant qui sont très rassurant quant à une grosssesse avec mon traitement actuel. Quand j'ai lu votre histoire cela m'a rassure et je cherche d'autres témoignages de femmes ayant vécu ou étant enceinte sous sertraline avec le dosage qu elles prennent mais savoir aussi si il y a eu sevrage à la naissance.  Depuis 3 semaines je suis sous traitement avec bromazepam en plus et je me sens mieux.  Si je tombe enceinte mon traitement ne sera pas changé.  Je sais que vous avez été enceinte sous antidepressseur et un anxiolitique il me semble.  Vivre angoissé tout le temps est une vraie souffrance.  Je n'ai pas demandé à être comme ça.  Aujourd'hui le traitement me fais du bien et j'essaie d'avoir un autre enfant même si j'ai peur. Merci pour votre réponse.  

        • Moi j’étais sous Seroplex 10 et Xanax. A l’annonce de ma grossesse, on m’a dit d’arrêter les anxyolitiques, ce que j’ai fait. A la naissance mon fils a dû aller en réa et être intubé car il ne respirait pas et son coeur commençait à flancher. On n’a aucune preuve que ce soit les AD qui soient à l’origine de cet incident. Mais pour moi, oui. Et personne, je dis bien personne, ne m’avait avertie des risques à consommer des AD en étant enceinte. Pas pour moi, mais pour mon enfant. Le risque zéro n’existe pas. Mais je ne suis pas médecin donc je ne veux pas m’avancer, je n’y connais rien non plus. Plein de courage, tu n’es pas seule.

  12. Bonjour,

    Je vous remercie d'avoir eu le courage d'écrire cette article. Étant aussi en dépression pour la seconde fois… l'envie de bébé m'obsède de plus en plus… je le ressens comme un besoin vitale mais comme vous celà m'angoisse… non d'avoir un enfant mais de "l'intoxiquer" avec mon traitement pendant la grossesse.. d'en faire un dépressif. J'en serais malade s'il devait vivre cette maladie… puis je rêve d'allaiter mais je ne veux pas qu'il ingere mon traitement…. et en même temps j'ai peur d'arrêter mon traitement et retomber très bas car aujourd'hui je me sens stable…

    J'en ai parlé avec mon compagnon et lui ne veut pas qu'on est d'enfant tant que je suis sous traitement ce que je comprend tout à fait et s'il fallait me changer le traitement il aurait peur pour moi que je ne le supporte pas comme au début de la maladie… donc en l'écoutant j'ai le sentiment que je ne serais jamais mère… 

    Je me suis bien lâcher… désolé pour la longueur du commentaire mais ton article m'a touché…

    Encore merci.

  13. Bonjour,
    Quelques années plus tard et totalement par hasard je tombe sur cet article quand en parallèle je viens de lire “Je suis un cadeau”.
    Merci pour cet article, après plusieurs traumas et grosses pertes je n’arrive pas a vivre ma seconde grossesse, ni a vivre tout court d’ailleurs. Pourquoi cela nous parait il aussi honteux ? Je ne sais pas… Mais plus on essaye de le cacher et pire c’est.
    Merci, sans l’avoir voulu, de m’avoir rappelé que j’étais pas seule.

  14. Merci pour cet article

    Alors moi, je ne suis pas dépressive, j’avais envie d’avoir bébé, mais une fois enceinte, je suis complètement en panique, rien que sous l’effet de la nausée et des hormones, je sens que mon corps change, que ma vie change, j’ai trop peur de ne pas être à la hauteur, de peut être avoir pris cette décision sans vraiment y réfléchir, je l’aime déjà mon petit haricot, et c’est justement pour ça que j’ai peur, peur de ne pas être une bonne maman, une maman trop paniqué et pommée.

    Ce qui m’empêche de vivre cette grossesse “pleinement” je suis trop prise par la nausée les sautes d’humeurs et la fatigue omniprésente .

    Je sais que cet article est vieux mais je tenais à répondre.

  15. Mille Merci pour ton blog ! Cet article, j’aurais pu l’écrire moi même (en moins bien sûrement) tellement il me ressemble !
    Ca m’a fait un bien fou de le lire et de réaliser que je ne suis pas seule à penser certaines choses … pas toujours très positives voire très sombres….

    Bonne continuation et plein d’articles à venir j’espère !
    Flo

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