chance-trefle-4-feuilles

Comme ça fait plusieurs posts que je me plains et me complains, je me suis dit qu'une petite note de bonne humeur ne serait pas de trop, n'est-ce pas ?! Ce matin, en me levant aux aurores (merci Hibou, ah merde, j'avais dit que je me plaignais pas… pfffff), j'ai réalisé, comme ça, d'un coup, la chance que j'avais. Attention, si tu n'aimes pas les articles cul-cul-gnan-gnan-bisounours, il est encore temps de fermer cette page !

Mais oui, j'en ai de la chance ! J'ai un mari formidable, doux, attentionné et généreux. Une Hibou en pleine forme, enjoué, dynamique, plus que souriant (sauf quand il sourit pas). Nous ne sommes pas malades. Nous ne sommes pas riches (loin de là) mais nous n'avons pas froid ni faim. Nous sommes unis, une famille. Nous attendons un petit Bigorneau qui d'après ses séances de gym quotidiennes va très bien lui aussi. Nous sommes heureux.

C'est déjà un bon début. Mais ce matin, j'ai surtout pensé à la chance que j'avais de garder Hibou à la maison. Oui, c'est fatigant. Oui, il y a des jours où je voudrais me casser sur une île DESERTE sans PERSONNE avec juste du chocolat et des pizzas. Oui, il y a des fois où je craque et où je vendrais bien Hibou sur eBay. Mais pas ce matin. Ce matin, on a pris le temps. Et c'est bien là qu'est notre chance. Nous avons le temps.

Le temps de préparer le biberon ensemble, même si ça prend 5 bonnes minutes de plus que si je le faisais seule. Le temps de faire un câlin-peit-dej sur le canapé. Le temps de s'habiller, de se coiffer. Hibou a voulu mettre ses chaussons. Il a mis 10 minutes et je l'ai aidé à terminer. Mais on s'en fout, on a le temps. Il a aussi voulu me coiffer (mais nan, mais nan, c'est sans douleur, promis !), et je n'étais pressée en rien. J'ai donc pu le laisser faire…

Puis il a joué tout seul, dans sa chambre (= il a saccagé sa piaule) pendant que j'ai pu faire ma désormais famous #gymdemamounette. On s'est retrouvés avec plaisir ensuite autour de Ririe, Fifie et Louloue, les 3 Sophie la Girafe hibouesques. On a joué pendant au moins 20 minutes à se poursuivre partout, Hibou était mort de rire, il arrêtait pas de courir, tomber, se relever, s'enfuir, revenir, et apparemment, c'était super marrant.

Mon coeur est encore tout gonflé de joie et  de fierté de le voir grandir, grandir, grandir. Il y a des moments de nostalgie, quand je repense à avant, quand c'était une minuscule boule de bébé, qui ne faisait que manger et dormir… Et puis ça repart, un rire, un mot, une attitude et je me dis que vraiment, on a de la chance.

Nous n'avons pas (ou rarement) d'impératifs de temps. Je pense que cela doit être extrêmement dur à gérer avec un tout-petit. Parce qu'à mon avis les "dépêche-toi, on est en retard", ça doit pas lui parler des masses. Evidemment, nous avons des rendez-vous de temps en temps, mais je m'arrange pour choisir les horaires. Hibou se couche le soir quand il est fatigué, il n'y a pas vraiment d'heure. Il se lève quand il est reposé (ou pas, car je doute qu'à 3h28 du matin on puisse être reposé, mais bon. Soit.), quand il le décide. Je ne le réveille pas. Il mange quand il a faim. Il sait trèèèèès bien se faire comprendre sur ce point et quand parfois je vois qu'il ne réclame pas mais que je me dis que quand même, son dernier repas date, je lui propose et il accourt dans la cuisine "maaahaaaam maaaahhaaaammm".

J'ai de la chance car je passe énormément de temps avec mon fils. Je le connais par coeur. Nous avons des millions de petits rituels et une complicité sans borne. Je sais ce qui le fait rire ou pleurer. Je connais ses mimiques. J'entends ses premiers mots (qui ne ressemblent à rien, sauf pour moi, à force d'entendre son charabia, je me suis aperçue qu'il était organisé et répétitif). Je le vois grandir. Et sans vouloir me jeter des fleurs, je l'aide à grandir. Enfin, je crois. En étant à l'écoute, en observant, je comprends, je m'adapte, j'agis, je l'aide à évoluer. Attention ! Je ne dis pas que c'est mieux ou moins bien quand ils vont en crèche ou chez la nounou, hein ! Juste que j'ai tellement, mais tellement de chance de pouvoir profiter de chaque étape, à chaque seconde. Quand je vois la vitesse à laquelle Hibou apprend, imite et se développe, ça me colle le tournis. Alors si je me mets à la place des parents qui ne voient pas leurs enfants en journée, j'imagine la claque !

Je sais bien que si je passais moins de temps avec Hibou, je ne le connaîtrais pas "moins" ou "moins bien", c'est mon fils, que diable ! Mais quel bonheur d'échanger avec la chair de sa chair, en permanence. Je ne dis pas non plus que c'est QUE du bonheur (pas folle, la guêpe), mais n'empêche, aujourd'hui, j'ai juste envie de dire que je mesure ma chance et que je suis reconnaissante à la vie de m'offrir cette belle opportunité, en plus de m'avoir permis de devenir maman, et deux fois !

Alors, merci la vie !

 

PS : cet article a été n'a pas été sponsorisé par la Ligue de lutte contre les troubles bipolaires dont je souffre actuellement en tant que future Mam's abreuvée d'hormones et vivant en mode Jean-qui-rit / Jean-qui-pleure en alternance. Si vous voulez faire un don, envoyez vos pains au chocolat chez moi. Merci.

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8 Comments on J’ai de la chance

  1. Pas de McDo sur l’île déserte??

    Tu dis bien les choses, comme Otis dans mission Cléopatre. Il n’y a pas de bonnes ou mauvaises situations mais tu chantes la vie! (Nan je ne me drogue pas mais je sais pas dire des trucs sérieux quand les choses sont très bien dites!)
    Habituellement je bosse mais je rentre tôt et j’ai les vacances et c’est déjà du bonheur en barre! H24,il doit y avoir des moments difficiles mais aussi beaucoup de joie, profites bien!

    • Maintenant que t’en parles… Un bon Big Mac et un puis mon McFlurry M&Ms et caramel… Mmmmmmmhhhh !!!! Bon, c’est malin, même si je pars pas ce soir sur mon île, je vais avoir besoin d’un macdo !!!! Pffffffffff ! (Et j’ai re-ri à la mention d’Otis ! Encore !)

  2. tu as tellement raison ! je ne survis que grâce au temps partiel qui me laisse du temps avec mon lapin, mais cette complicité permanente me manque tellement… tu as raison d’essayer d’en profiter un max, c’est une chance à saisir même si tu n’avais pas prévu que cela se passe ainsi… essayons de voir toujours les choses du bon coté (hum hum pas du tout mon genre glups 😉

    • Oui, c’est vrai que j’ai de la chance, mais ce n’est pas toujours facile de positiver ! J’en ai pris mon parti et au final, je suis heureuse que ce soit passé comme ça, et je pense que je le serai encore plus dans 15 ou 20 ans, quand je repenserai à ces moments et au bonheur de voir ses enfants grandir. Je n’aurais pas de regret de ce côté-là ! Après, quand tu es H24 avec tes moufflets, il y a des passages à vide, comme pour tout job et forcément des moments où tu voudrais changer de vie, mais c’est normal ! 😉

  3. Très bel article ! Moi aussi je me dis ça quand je le vois réclamer un câlin et que j’ai le temps, tout le temps d’arrêter ce que je fais pour me mettre à sa hauteur, le prendre dans les bras et faire un câlin aussi long qu’il en a besoin. En soi c’est assez fou !
    Bon même s’il y a aussi des jours trop durs comme aujourd’hui où je tuerais pour avoir un boulot et ne le retrouver que le soir bien propre, lavé, calme et prêt à se coucher #badmother

    • Ah ben c’est clair que des fois, j’aimerais avoir un job, juste pour pouvoir me “reposer” hahahaha !!! Mais encore tout à l’heure, il a voulu marcher à côté de la poussette, on a mis 5 plombes à arriver à la pharmacie qui est à 200 mètres, mais franchement, je m’en fous. Et même, je suis vraiment vraiment heureuse de pouvoir le faire, le laisser tripoter les fleurs, regarder les poubelles et s’extasier sur les roues des voitures, franchement, ça n’a pas de prix…

  4. Je confirme: c’est dur d’aller bosser et de ne passer que 2-3 heures par jour avec son bebe…. Ma paupiette va avoir 1 an la semaine prochaine, elle commence a marcher, et je n’ai rien vu passer, je m’estime déjà heureuse d’avoir pu prendre 3 mois en plus du congé mat mais c’était encore trop court… Pour le prochain je prends 10 ans! Lol
    Enfin brefle, je ne dirais qu’une chose, c’est vrai tu as de la chance (et c’est genial que tu en sois consciente!!) et profite a fond !!!!!
    Une maman jalooooouuuuse ! 😉

    • Oui, j’imagine à quel point cela doit être un crève-coeur ! Si j’avais continué mon ancien job, avec mon ancien rythme, je pense que j’aurais vu mon fils uniquement le matin, donc vêtements, petit-dej, en route pour la crèche. Je pense aussi et surtout que j’aurais fini par replonger vraiment profond dans la dépression parce qu’être Maman me définit, même si je ne sui spas que ça. D’autres ont besoin d’un job, parfois prenant pour se sentir bien. Moi j’ai BESOIN d’être avec mes piou-pious. Je m’estime donc vraiment chanceuse d’avoir l’opportunité de répondre à ce besoin 🙂

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