Ce matin, en réaction à cet article, une lectrice s’est confiée. Elle a été victime d’une épisiotomie pratiquée sans prévention lors de son accouchement. Entendons-nous bien, je ne remets pas en cause l’utilité, la nécessité de cet acte. Je ne suis pas médecin. En revanche, pratiquer une intervention chirurgicale sur un patient, même dans l’urgence, même dans le tourbillon d’un accouchement, ne dispense pas de l’en avertir. C’est sur ce point (et d’autres), que j’estime que cette femme a été victime de ce qu’on appelle les violences obstétricales.

Il en existe de toutes sortes et c’est assez difficile de les identifier d’une part, et d’en parler d’autre part, tant notre société actuelle jette l’opprobre sur les “victimes”. Car, il faut bien l’avouer, quelle que soit la situation, si tu es victime, c’est que tu l’as un peu cherché, non ?

Non. Et c’est tout un processus, tout un travail sur soi à faire avant de pouvoir dire : “Je suis une victime”. Alors voilà, je vous le dis, je suis Delphine, maman de 3 garçons, et il y a 4 ans et demi, enceinte de mon deuxième fils, j’ai été victime de violences obstétricales.

J’en ai déjà parlé, mais pas si ouvertement. Novembre 2014, alors enceinte de quelques semaines, je me rends à la maternité pour passer la première échographie, celle des 12SA, celle qui permet entre autres de déceler une potentielle anomalie de la clarté nucale, un paramètre qui rentre en compte dans l’évaluation des risques d’une Trisomie 21.

Après avoir attendu ce moment avec un mélange d’excitation et d’impatience, nous entrons en consultation mon mari et moi. C’est un moment magique, on va voir notre bébé pour la première fois !

L’accueil est glacial, le praticien est accompagné d’une personne qui ne nous est pas présentée, que je présume stagiaire. En soi, ça ne me gêne pas, je suis bien contente que les futurs professionnels de santé s’entraînent, mais qu’en est-il de la politesse ?!

Nous somme en fin de journée, la personne qui consulte est peut-être fatiguée, passons.

Je m’installe, elle place la sonde sur mon ventre. Oh mon bébé, que tu es beau ! Heureusement que tu es là, avec ton Papa, rien de ce qui se passera après ne pourra jamais m’enlever ça ! Papa rigole et fait des blagues, mais l’échographiste n’apprécie pas, et lui demande sèchement de se taire. Je comprends, elle a besoin de se concentrer pour bien voir, mais elle aurait pu nous le dire autrement. Passons.

Tu es un petit farceur, tu t’es caché retourné, on ne voit pas bien ta nuque… ni ton petit secret que je me languissais de découvrir. J’ose demander si tu es une fille ou un garçon, et m’al m’en a pris, je me fais rabrouer comme pas deux. Encore une fois, je peux comprendre que tu ne souhaites pas te dévoiler et que cette découverte ne soit pas le but de l’examen mais la tension monte et le malaise s’installe dans la salle. Passons.

L’échographiste ne parvient pas à mesurer la fameuse clarté nucale. Alors, sans me prévenir, elle ECRASE mon ventre avec sa sonde, très fort, elle tape, pour te faire bouger. Moi qui n’ose jamais m’exprimer en consultation, je lui dis qu’elle me fait mal. J’ai le palpitant à 10.000, OH, il y a MON bébé là-dedans !!! Elle rit : “Mais non Madame, ça ne fait pas mal !”.

Je regarde mon mari, interloquée en me demandant si j’ai bien entendu. Quel mépris ! Quel mépris de mon corps mais aussi de mon ressenti ! Le malaise se fait plus prégnant. Elle recommence. Elle appuie de toutes ses forces avec cette sonde et elle me fait mal. Je suis à deux doigts de pleurer, de douleur mais aussi et surtout d’humiliation, mais je me contient, elle va prendre sa mesure, et on va rentrer chez nous. Allez courage, dans 2 minutes, tout sera fini et on ne la reverra plus jamais.

Si seulement…

Après m’avoir labouré le bas-ventre, l’échographiste en colère me dit “Peuh ! Rien à faire, il ne veut pas !”

Ah booooooon ???? C’est étonnant ma bonne dame, s’il pouvait, je sens que que mon bébé irait se planquer encore plus loin, pauvre pomme ! A ton avis, comment peut réagir un fœtus quand il sent que sa matrice est malmenée ? Y a pas besoin d’avoir fait 10 ans de médecine pour être HUMAIN, le bon sens, ça ne s’apprend pas dans les livres (malheureusement).

“Bon et bien en va passer par en-bas !”

Encore une fois, c’est un examen médical, alors je fais confiance. Si c’est nécessaire de faire cette échographie par voie vaginale, so be it.

Je crois que la scène qui a suivi restera gravée à vie dans mes entrailles. Rien que de l’écrire, ma vue se brouille et mes doigts tremblent. Une échographie endo-vaginale, c’est pas ce qu’il y a de mieux pour se sentir à l’aise, encore moins quand la salle d’examen est sous tension, en présence de deux inconnues, dont une ignorant visiblement le sens du mot “bienveillance”.

Je respire, j’essaie de me détendre. Allez, bébé, faisons-le et partons. Je sens la sonde froide qui bouge, je me concentre de toutes mes forces sur l’écran…

Et là, l’échographiste fait un mouvement de va-et-vient rapide et violent sans me PRÉVENIR avec la sonde, parce que “il est coriace ce bébé, je ne vois toujours pas :”.

Je n’ai pas de mots pour exprimer mon ressenti, et la violence de cet acte. Je suis choquée, sur la table d’examen, je parviens juste à crier “AÏE !”, parce qu’en plus, elle continue de me faire mal. Ah si seulement j’avais eu la force de me lever et de partir. Je ne sais pas pourquoi je suis restée pétrifiée… “Mais non, ça fait pas mal” me dit-elle. A cet instant dans ma tête, je lui souhaite mille morts, et avant ça, 1000 consultations avec écho par voie vaginale aussi violentes que ce qu’elle vient de me faire endurer. Et peut-être même 1000 coloscopies.

Madame, j’ai 30 ans, et vous venez de pour ainsi dire mimer un acte sexuel VIOLENT dans mon vagin avec votre sonde, sans me prévenir, en allant taper au passage contre mon col de l’utérus. Je ne sais pas où vous vous croyez, mais mon sexe et moi en sommes pas consentants pour participer au remake de “Règlements de compte à OK Corral”. 

Je presse la main de mon mari, mon roc. Je lis dans ces yeux toute la compassion dont il est capable, et ça me sauve, je me sens légitime dans ma douleur. J’ai mal, et il est là, il a tout vu, il a compris.

Elle a enfin sa mesure à la con. Je me rhabille, on sort et je fonds en larmes.

J’ai été victime de violences obstétricales et ce n’est ni normal, ni acceptable. Je ne pense pas en reparler car la blessure reste profonde et sensible mais quelque part, si j’avais su que ça existait, si j’avais entendu ou lu que ce n’était ni ma faute, ni une fatalité, si on m’avait dit que j’avais le droit de dire NON et de partir, si je m’étais sentie légitime dans mon corps, dans ma souffrance et dans mes droits, peut-être que j’aurais mis fin à cette consultation dès les premiers signes de non respect de mon corps et de ma personne. Peut-être que oui, peut-être non. Mais en tout cas, j’avais envie de briser le silence et de tendre une main à toutes celles qui ont été violentées en leur disant qu’être une victime ne fait pas de vous quelqu’un de faible, de honteux ou de sale, au contraire.

Nous sommes des guerrières et notre corps nous appartient.

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14 Comments on J’ai été victime de violences obstétricales

  1. Bravo et courage !
    Je ne peux que te comprendre hélas, j’ai subi ce genre d’agression pendant mon accouchement en janvier dernier…
    J’ai porté plainte, le service droit du patient de l’hopital est avec moi, il a été suspendu…
    Je vais également envoyer une copie de tout ça à l’ordre des médecins.

    Ton témoignage m’a retournée.

    Nos amours valent tous les sacrifices certes, mais certains ont oublié l’humanité et l’amour qui a dû les animer un jour…

  2. Franchement je suis toujours hallucinée de lire ce genre de témoignages ! comment des professionnels peuvent faire ce métier et en arriver là ?!!! Ce sont des étapes, des moments tellement importants dans une vie de couple, de femme, que de se faire gâcher tout ça par des connards ça m’énerve à un point !!
    Je me rends compte de la chance que j’ai eu, d’avoir toujours rencontré des médecins ou professionnels bienveillants pour mes deux grossesses !

  3. Je suis écœurée quand je lis ce genre de témoignage… quand la parole se libère on se sent moins seules… ce n’est pas normal qu’on nous traite de la sorte… Il est grand temps que le corps médical évolue et prenne conscience que malgré leurs X années d’études, ils n’ont pas tous les droits sur notre corps !!!! J’ai eu la chance d’être entourée de professionnels bienveillants pour deux de mes trois grossesses… la première je n’ai pas osé trop l’ouvrir mais j’aurais dû !!! PLUS JAMAIS !!!!

  4. Moi pour mon premier j’ai vu la sage femme prendre un ciseau (pour l’épisio…), quand j’ai demandé ce qu’elle allait faire elle m’a répondu “ça ne vous regarde pas”….

  5. bonjour delphine, je compatie avec toi, pour mon premier ma grocesse c’est mal passé, a 5 mois on lui a decouvert une malformation. j’ai du quitter mon petit hopital famillial et mon gyneco d’une patience d’ange pour aller a marseille subir un viol echographique. oui je pose le mot car un echo endovag violente qui te fait saigner c’est un viol, le medecin etais un monstre qui ne prennais pas la peine de me considerer comme humaine. il expliquais a son eleve toute les malformation en langage medical que pouvais avoir mon bébé. or moi et ma maman qui etais avec moi, on le compend ce langage, c’est aussi notre metier, nous voyant devenir de plus en plus blanche c’est l’eleve gyneco qui nous a rassurer. et qui s’est fait engeuler par son prof “ON DEBRIF APRES L4EXAMEN” bref ma mere lui a “gentiment” repondu qu’il debrifer pas mais qu’il nous considerer comme des humain pas comme des vache et que lui meme ferais mieux de devenir veterinaire! bref ce genre de violence font que je refuse desormais tout examen en dehors de mon petit hopital famillial, meme maintenant que j’ai demenager.

  6. Je suis tellement bouleversée en te lisant..
    Il y a quelques semaines on me faisait une échographie pelvienne pour vérifier mon uterus suite à ma grossesse.
    Tout s’est déroulé exactement comme pour toi, je n’étais pas enceinte heureusement.
    On ne m’a pas demandé si j’étais ok pour une échographie endo- vaginale, on ne m’a pas prévenue lorsqu’on a placé la sonde, ni quand on l’a enlevée, on n’a jamais pris la peine de me demander si j’avais mal( oui j’avais mal..) , ou de me couvrir pour préserver mon intimité.
    On m’a laissé chercher un mouchoir seule, nue, toute tremblante pour essuyer le gel et mes larmes.
    Je rentrais chez moi à pied et j’ai pleuré dans la rue.. de rage, de tristesse, de douleur.
    Quand mon compagnon est rentré je lui ai dit que j’avais le sentiment de m’être fait violée.
    Je me refais le film sans arrêt dans ma tête en me disant ” mais pourquoi tu n’as pas dit “NON STOP “.
    J’ai revu cet échographe par la suite à l’hôpital, j’ai eu envie de vomir ou de le frapper, ou les deux.

    Merci de partager ça avec nous, je me sent moins seule.
    Et j’ai pu poser ça là. C’est dit.

    <3

  7. Je n ai pas de mot…c est tellement violent…

    Ca m a replonger au jour de mon accouchement…l obstreticienne et rentrer dans la chambre m a hurler dessus m a dit que je n avais rien a faire la tout en écartant mes cuisses pour verifier ma dilatation..
    “VOUS DESCENDEZ!” elle est sortit..
    Je suis rester la…seule..a pleurer…

  8. Merci pour ton partage qui m’a arraché les larmes aux yeux. Mais quelle horreur !!! Je ne sais pas comment j’aurais réagi à ta place mais je suis choquée que des professionnels soient inhumains à ce point. Et ce “non ça fait pas mal madame !” Et ma main dans ta gueule on va voir si ça te fait mal. Je t’envoie plein de douceur et d’amour pour guérir cette blessure que tu portes en toi.

  9. Pétain de bordel de merde. J’avais entendu parler pendant l’accouchement…
    Mais là, pendant un examen c’est l’horreur.
    Je pense moi aussi avoir subi ce genre de violence mais à moindre degré lors de mon accouchement.
    Un gynéco, que je ne connais pas, arrive en salle accouchement.
    Il veut exmaniner mon col alors que la sf était sortie 2 min plus tôt.
    Soit, si il le faut ok.
    Mais une contraction passe à ce moment-là. A chaque contraction c’est mon bassin qui trinque alors ca me crispe et je me toys de douleur sur le côté.
    Il m’a choppé par la jambe, m’a écarté les jambes et y a fourré ses doigts…
    Sans même me prévenir ou me donner mon accord.
    Mon chéri m’a regardé…
    Je ne me suis pas gêné pour en parler aux sf qui m’ont accouchées.
    Et ensuite je l’ai stipulé dans le questionnaire de satisfaction.
    C’est le seul point noir de mon accouchement.
    Les sf ont été géniales.

  10. Oh comme ton article résonne en moi

    Pour mon 1er fils javais seulement 20 ans et je n’avait jamais consulter de gynéco.. jeune mariée qui n’a connu que sont mari tous ça était complètement inconnu pour moi..
    Lors de mon 1er Rdv gynéco après de multiple réflexion sur mon poids la gynéco effectue un touché vaginal et il fu violent car n’en ayant jamais eu je ne savait pas à quoi m’attendre (et surtout je ne savait pas que ça ne ce faisait pas aussitôt dans la grossesse) après multiple remarque sur le faite quelle ny arrive pas elle ma littéralement écraser le col ce qui ma provoquer des saignements je suis repartie chez moi traumatisé et honteuse de n’avoir rien dit.. mon mari ne la su que bien plus tard lors de ma 2eme grossesses..

    2eme violence obstétricale c’est lors de mon accouchement pour mon 1er fils tjr.
    Pas le même hôpital, pas le même gynéco

    Ils décident de me déclencher sur un col pas prêt
    Et au bout de 6h alors que l’ouverture du col ce fait lentement mais sûrement et que je n’ai pas de péridurale car l’anesthésiste na pas réussi a me piquer et a dit qu’il reviendrait.. (8 ans plus tard jattend tjr qu’il repasse )

    La gyneco qui veux absolument m’accoucher mais qui veux surtout rentrer chez elle me fait un décollement de membranes sans me prévenir alors quelle effectués un touché du col.. jai hurler de douleur moi qui depuis le début de mon déclenchement par perf qui était douloureux n’ai pas laisser sortir un son de ma bouche.. la je n’ai pas pu me retenir jai eu l’impression qu’on était entrain de m’arracher les entrailles jai vu la peur dans les yeux de mon mari qui n’a absolument rien compris à ce qu’il ce passait et lui qui me connait tellement forte a la douleur était choqué de mon cri.. jai su bien plus tard que c’était une violence obstétricale et quelle aurait du me demander la permission avant de réaliser un tel acte

  11. Je m’appelle Céline, j’ai 34 ans et j’ai subi des violences obstétricales. Il y a 6 ans, la sage femme a pratiqué l’expression abdominale lors de mon premier accouchement. Elle ne m’a pas demandé mon avis et cela a été extrêmement douloureux. Elle a également pratiqué une épisiotomie sans m’en avertir. J’ai compris que j’avais subi une épisiotomie quand on m’a recousue. Et j’ai appris depuis que l’expression abdominale est interdite et peut avoir des conséquences très graves. Il est tant que les professionnels revoient leur pratique et mettent la bienveillance au cœur de leur travail. Pour mon 2e accouchement, j’ai été prise en charge par une équipe humaine qui prend soin des mères. Cela existe mais c’est encore bien trop rare…

  12. Durant mon accouchement il y’a bientôt 7 ans, la sage femme m’a pratiquer un episiotomie sans me le dire…. Mon fils est né, elle le pose sur moi un moment puis il va part avec son papa pour les premiers soins. Mon placenta est sorti mais j’ai toujours les jambes écartées devant elle alors je lui demande “Mais vous faites quoi en faite ? (Je ne sent toujours rien du à la péridurale) Et elle me répond en toute détente “bah je vous recouds madame”… Mais what ? Mais on ne m’a rien dit ? Pourquoi personne ne m’a prévenue ? Et j’ai pris sa réponse comme elle est venu, en me disant que oui, c’était sûrement pour ça… “C’est pour ne pas vous faire peur Madame… Et puis c’est une petite episio de rien du tout” (j’ai eu 4 points) Ah… Et bien, j’aurais préféré savoir, avoir peut-être mais savoir. Jusqu’à maintenant, je n’ai jamais considéré ceci comme une violence obstétrique car je pensais cela normal… Ça ne l’ai apparemment pas… Merci

  13. Mais non…. je suis horrifiée…. comment est ce possible… de ne pas écouter une patiente de plus une femme enceinte…
    Moi c’était il y a plus de 13ans… pour mon accouchement pour ma fille. J’ai eu une episiotomie quand la péridurale ne fonctionnait plus. J’ai donc tout sentie, je me rappelle encore de la douleur… j’ai hurlé pas pour l’expulsion mais pour cette coupure qui a tout de même nécessité 12points 9interieurs et 3exterieurs ou l’inverse je ne sais plus mais 12points. Tout simplement parce que le gynécologue ne voulait pas attendre plus longtemps. Je suis rentré en salle de naissance à 21h45 ma fille est né à 22h08… et monsieur ne voulait pas attendre plus longtemps et voulait rentrer chez lui au repas d’où on l’avait dérangé… il en a été quitté pour passer la soirée et la nuit à mon chevet puisque j’ai fais une hémorragie de la délivrance et il est rentré chez lui a 4h du matin… bref 1mois et demi sans pouvoir m’asseoir correctement. Et deux points qui ne voulaient pas cicatriser normalement. Et 13ans après de temps en temps si j’ai des rapports trop rapproché… Bein elle me fait mal et me gêne cette cicatrice…

  14. Bonjour Delphine

    Je viens de lire ton article. Je ne sais pas pourquoi mais là j’ai envie de raconter que moi aussi, j’ai ressenti cette humiliation, et de la part d’une femme gynécologue. Je te raconte … décembre 2018, j’attends mon 3ème bébé. Je suis à 1 mois du terme mais je fais du diabète gestationnel, le bébé a un gros gabarit et j’ai commencé les séances d’acupuncture pour aider à faire bouger les choses … un soir, j’ai rdv avec une gynécologue de la clinique où je dois accoucher, je ne la connais pas, je ne l’ai jamais vu. Elle doit avoir mon âge, une petite trentaine d’années. Elle me prend en consultation après plus de 2h de retard … sans un mot d’excuse mais bon, passons … on discute, je lui explique le déroulé de ma grossesse, mes accouchements précédents … puis vient le moment de l’examen … et là elle cherche à atteindre mon col mais, je ne sais pas comment il est positionné mais elle me fait très mal ! Je lui dit, c’est bizarre je n’ai jamais avec mon nom nom nom nom ça c’est pour faire un cadeau à Jérôme et Marie eu si mal lors d’un examen gyneco (et j’en ai eu quand même … à raison d’un frotti tous les 2 ans depuis 10 ans, d’une consultation par mois par grossesse …), bref elle me fait TRES mal et quand je lui dis, elle me répond que je dois être vraiment douillette et que c’est même pas la peine de revenir pour un décollement des membranes si bébé ne se décidait pas à venir en avance … ce soir là, j’étais seule en consultation. Avec 2h de retard mon mari était rentré à la maison avec nos aînés. Quand il revenu me chercher, je suis montée danse la voiture et j’ai fondu en larmes. Je me suis sentie tellement humiliée ! Je me suis sentie honteuse aussi de ne pas avoir oser lui rétorquer quelque chose. Bref, cet épisode m’a franchement marqué. Alors voilà ce soir j’ai juste envie de te dire « à moi aussi c’est arrivé ». Un peu comme #metoo ; ça ne fera pas avancer le débat sûrement mais juste pour témoigner que ça arrive, tous les jours certainement et partout. Et ce ne sont pas des gynécologues hommes et vieux les seuls coupables, la preuve … merci en tout cas pour cet article. J’imagine que maintenant que tu l’as rédiger tu dois te sentir un peu libérée, comme moi je me suis de t’avoir laissé ce commentaire…

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