Je t'avais prévenu(e), je t'avais bien dit dans cet article que je péparais un petit post sur les trucs nazes de la grossesse. Soyons clairs, je ne reviendrais en arrière pour rien au monde. Notre vie est avec Hibou et on ne la conçoit pas autrement avec Papounet.

MAIS on ne va pas se mentir, être enceinte n'est PAS un état de grâce. Si tu as lu cet article, tu sais d'ailleurs que je n'ai pas forcément respiré la joie et le bonheur durant ces 9 mois d'attente. Bon, je vais pas revenir sur la dépression, je suis plutôt d'humeur "pouet-pouet" aujourd'hui (bonjour les vacances !), donc je vous propose juste un petit tour d'horizon des choses plutôt banales mais quand même ultra-chiantes de quand ton bébé pousse à l'intérieur de toi.

1 – la règle du "Un pas, un pet". Alors oui, pardon, j'ai oublié de prévenir, si tu es une princesse qui ne va jamais aux toilettes et que le mot prout offusque, passe ton chemin, N-O-W. Donc, revenons-en à la règle, THE rule. C'est ma copine Marion qui m'en a parlé, et force est de constater que le terme approchant, elle se vérifie. Je vous épargnerai les détails de cette fois dans la salle d'attente de la sage-femme où.. Mais sachez qu'elle se vérifie. Et que donc enceinte, pour ça et un tas d'autres raisons, bye bye dignité.

2 – les seins qui fuient. Et comme dirait Tante Popi : "et pas que les seins". On m'avait dit : "Ouiii, le dernier môôôiiis, tu vas vôôôiiiir, tu vas avoir du collostrûûûm qui va sortir de ta poitrîîîne, c'est ton corps qui se prépare à nourrir béyyybé"… Il s'avère que dans mon cas, le dernier mois a commencé au 3e mois… Merci les Always maxi plus spécial nibards (ouh yeah). Et puis avec bébé qui appuie sur la vessie, toussa, toussa, moi j'ai commencer à fuir du bas en éternuant, en riant, en toussant… J'ai même demandé à la sage-femme si on pouvait rééduquer le périnée PENDANT la grossesse, pour te dire !

3 – la rétention d'eau. Aaaaah, le bonheur de ressembler à une vieille barrique montée sur deux troncs d'arbres, eux-mêmes fichés dans des melons (7e mois) ou pastèques (8e mois) qui avant te servaient de pieds. Le jour où j'ai mis mes bottines "motard" qui sont normalement bien lâches au niveau de la cheville et que je n'ai pas réussi à remonter la fermeture éclair, je me suis dit qu'il y avait un loup. J'ai même eu droit aux bas de contention coloris "chair" mais pas le chair nomal, non non, le chair de Mémé qui voit plus clair donc taupe-chair-cramoisi-marron-tirant-sur-le-lie-de-vin en fait (y a que moi qui pige pas pourquoi d'ailleurs, étant donné la pâleur des mémés que je croise dans la rue ??). MAIS j'avais de la dentelle sur le garot la bande autocollante en haut de la cuisse, attention ! Sexy mamy poulette !

4 – la constipation. Si tu penses à la constipation de quand t'as mangé trop de riz et que tu chies pas pendant 2 jours, oublie. Moi, j'étais bouchée. Au point de ne plus manger parce que j'avais vraiment peur d'exploser. Mes 3 premiers kilos de grosses, je les ai chopés comme ça. En arrêtant d'aller là-où-le-roi-va-seul. Je te vois venir ! Oui, j'ai bouffé des pruneaux. Oui, j'ai bu de l'Hepar. Oui, j'ai rayé de mon alimentation riz, bananes et carottes cuites pendant 9 mois. Mais rien n'y a fait, pas même mon meilleur ami le Forlax. D'ailleurs, ceci explique cela, et notamment pourquoi, à 2 doigts d'accoucher, j'ai fait le marathon-WC à la maternité hein.

5 – la peau. Ne crois pas, JAMAIS, les personnes qui te disent "enceinte, on a une peau ma-gni-fi-que" ! MYTHO. Perso, je bourgeonnais, tel un bouleau tout feu tout flamme à l'arrivée du Printemps, mais version clafoutis qui clignotte voire qui brille dans la nuit. Merci les hormones (grosses p*tes).

6 – la schizophrénie. Enceinte, tu es un peu comme Jean-qui-rit / Jean-qui-pleure mais dans la même minute. Tu dis blanc mais en fait non, tu dis noir, personne ne te comprend mais évidement tout le monde est d'accord avec toi (t'es enceinte donc bon, on va pas te contrarier hein). C'est très très très fatiguant. Epuisant même. Et si ton mec te le fait remarquer, réponds-lui "Et moi, t'imagines un peu, être dans ma tête là maintenant tout de suite ?" Bon ben voilà.

7 – les syndromes chelous. Je te rassure, tout le monde n'est pas forcément atteint. Mais dans mon cas, TOUS les mois, je me découvrais un nouveau truc : les crises de sciatalgie, la rétention d'eau, le canal carpien aux deux poignets (oui, oui, à cause de la rétention justement), et mon préféré (IRONIE) : le syndrome de Lacomme qui fait que tu as bobo partout, au point de te réveiller la nuit. Ah, et sans oublier le syndrome "imaginaire" qu'on m'a découvert : la maladie de Marfan, qui existe vraiment hein mais qu'en fait je n'ai pas (ouf, je ne vais pas m'en plaindre non plus !).

8 – la non-accessibilité. Aux pieds, aux poils, à la schneck. Au fil du temps, si tu fais pas gaffe, tu te retrouves avec des serres de rapaces sur les orteils (j'ai troué mes paires de chaussettes préférées, après avoir bataillé 5h pour les enfiler, merci quoi), des jambes de yeti et une zone sinistrée là où je pense. J'ai mis un point d'honneur à aller chez l'esthéticienne pendant ma grossesse, sauf le dernier trimestre pour diverses raisons, alors que c'est évidemment là le moment le plus crucial. J'avais programmé mon dernier RDV le 25 novembre, histoire d'être nickel pour accoucher, et c'est donc pour ça que j'ai accouché le 24, n'est-ce pas ? Heureusement, grâce à ma copine Emilie, j'avais quand même des ongles rutilants, rouge grenat, ça a un peu relevé le niveau.

9 – la narcolepsie. J'aurais bien dit que le sommeil me posait problème en attendant Hibou, mais je pense pas que ça aurait été bien compris. Moult femmes enceintes ont du mal à dormir. Pas moi. C'était plutôt le contraire ! J'avais envie de dormir partout, tout le temps. Bon, c'est cool hein dans l'aboslu, mais quand tu peux pas avoir une conversation téléphonique de 10 minutes sans piquer du nez ou prendre la voiture sans avoir peur de rencontrer un platane, ça devient handicapant, un peu. Et pour ceux qui seraient tentés de croire que ça ne dure que le 1er trimestre, bah non.

10 – les culottes-parachutes. Oui, je conclus sur ce détail absolûûûûment glamourissime q'est la lingerie de femme enceinte. Souviens-toi, je me farcissais déjà les protège-slips de seins, dans des soutifs de 2 fois ma taille (moi qui ai toujours rêvé d'en avoir de plus gros, je t'avoue qu'au dernier trimestre, ça m'a fait un choc en allant racheter un soutif – que je n'ai pas acheté d'ailleurs tant il me paraissait énooorme, ça m'a bloquée), mais j'ai aussi dû passer aux slips que-même-ta-mamie-elle-en-n'a-pas-des-comme-ça !! J'ai bien tenté de résister, mais comment te dire : les strings ? Impossible si tu n'as pas envie de ressembler à un rôti (ce qui, crois-moi, vient bien assez tôt en suite de couches avec les slips-filets-magiques-que-tu-te-demandes-qui-a-inventé-ça-un-jour (un homme évidemment) de l'hôpital). Les shorties ? Perso, la forme ne me convenait pas, ça me sciait le bide et le sgras du cuissot. Un jour ma copine Emilie (oui, encore elle) m'a dit d'un air aguerri : "Tu y viendras, aux culottes parachutes, et tu verras, qu'est-ce qu'on est bien là-dedans avec notre gros bide de Mamma !!" Je confirme. Bon, je n'oublierai jamais la honte que je me suis tapée quand mon beau-frère les a vues danser sur le fil à linge dans le jardin de la maison où toute la famille était en vacances, mais m'en fous, ça valait le coup !

Je m'arrête à 10 pour ne pas avoir sur la conscience la fin du monde et l'extinction de l'espèce humaine, mais crois-moi, il y a bien d'autres choses gonflantes quand on a un petit habitant sous le nombril ! M'enfin, il pourrait y en avoir 100, 1000 et même 1 millions que ça ne changerait rien : avoir un bébé, c'est <3 <3 <3 !!

Bon et toi, c'est quoi qui t'as le plus saoulée ?

 

 

 

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14 Comments on Les 10 choses trop pourries quand on est enceinte (et qui ne me manquent PAS DU TOUT)

  1. Merci âpres 3 réveils nocturnes de ma numéro 2 cette nuit,une tronche de picasso qui a bizarrement remplacée mon miroir, la démarche façon thriller avec un oeil ouvert pour entrevoir mon chemin et pas foncer dans numéro 1 qui court déjà partout, la sensation de gueule de bois sans avoir bu depuis 12mois. J’ai bien rigolé en vous lisant c’est criant de vérité ! Ça fait un bien fou de rire de bon matin lol 🙂

    • C’est mal mais en te lisant, j’ai ri ! Comment te dire… Picasso est mon deuxième nom, et personnellement je n’ai plus de démarche étant donné que je rampe en fait. la gueule de bois de Maman est sans commune mesure avec celle de quand tu es bourrée. Il a été scientifiquement prouvé qu’elle mettait 125 fois plus de temps à s’estomper !! Je concluerai juste par ces mots : BON COURAGE !

  2. Ouaou… Tu as eu la grossesse dont j’avais peur… (bon tu n’as pas été alitée, si ?).
    Moi, j’avais trèèèèèèèès peur d’être enceinte (et trèèèèèèèès peur du jour J). J’avais peur que ça se passe trèèèèèèèès mal et que j’ai trèèèèèèèès mal.
    J’ai tellement appréhendé… et en fait j’ai vraiment eu de la chance, j’ai eu une grossesse trèèèèèèèèès tranquille. Juste fin août (j’accouchais fin décembre), je me suis cognée une tendinite à la jambe gauche, un vrai canard boiteux. Tout ça parce que dans le métro parisien, j’étais assise avec une cop sur les sièges strapontins (c com ça kon di ??? 😉 ), on s’est levée à l’arrêt qu’on pensait être le nôtre et qui ne l’était pas alors on s’est rassises. Tu connais la meuf qui se lève d’un siège qui se relève tout seul et qui oublie de le rebaisser pour s’assoir ? Je ne me suis pas trop fait mal pour le coup et j’ai même éclaté de rire (le genre de rire pour masquer la grosse tehon que tu viens de te taper). Mais quelques jours après, tiens c’est bizarre, j’ai mal… ^^ J’ai bien eu 20 séances de kiné qui ont fini par un peu me soulager mais je n’ai arrêté de boiter qu’après que Poupette soit (enfin) sortie.
    Et sinon je me réveillais la nuit sans pouvoir me rendormir (j’en ai lu des bouquins à 4/5h du mat ^^) et je n’arrivais pas à faire de sieste (je connaissais le programme TV par coeur).
    A part ça… c’est comme si je n’avais pas été enceinte (mais bon l’effet canard boiteux je m’en serais bien passé, mon chéri à chaque fois que je marchais entonnait une petite chanson que je ne sais pas si tu reconnaitras avec des ta ta mais voilà : ta tata tata tatatatata tata tata tatatatata mais lui faisait pom popom popom popopopopom popom popom popopopopom…).

    • Non mais le fou rire en imaginant la scène du métro !! Bon mais tu as dû avoir peur quand même non ? Moi je me suis viandée de ouf à 6 ou 7 mois, j’ai raté une marche… Entorse, atelle, bobos de bébé avec mercurochrome (comment te dire que je comprends le sens du mot tehon mieux que personne vu que je suis allée voir le doc avec du rouge sur mes bobos ahem)… Et avec la sciatique et le syndrome de Lacomme, je devais parfois me déplacer avec des béquilles ! Mais bon, je vais pas non plus me plaindre encore et encore, car déjà ce n’était QUE temporaire et surtout, on oublie tout (bon en fait nan mais chut, y a des nullipares qui nous lisent) une fois que bébé est là !! 😀

      Par contre, même si j’étais dépressive et que j’avais moult angoisses dans ma tête, je n’ai jamais eu peur. Je veux dire, je n’ai jamais douté de mes capacités (physiques évidemment) à porter mon bébé et à accoucher ! Et du coup, je crois que c’est aussi ça qui m’a sauvé la mise le jour J. Zéro stress + péri (bah oui, soyons honnêtes quand même) = accouchement de rêve en 2-2 !

      • Argh toi tu as eu la sciatique + le syndrome de Lacomme ? Pas cool…

        Oui j’avoue quand je me suis écrasée comme une grosse mer#e là où il y aurait du avoir le siège, j’ai un peu (beaucoup) flippé mais ouf, à part la tendinite, rien.

        Alors le “on oublie tout” après la naissance ça me fait bien rire. Oui c’est vrai, on oublie les merdouilles de pendant la grossesse, la douleur des contractions le jour J, la péri (les nuits à endormir bébé…)… Mais rien qu’à imaginer en faire un 2ème, bizarrement mon cerveau sort tout ça de son petit tiroir où c’était bien rangé genre “tu te souviens ? t’es sûre ??” 😉

  3. Et bien pour etre franche, pour moi le plus difficile ce fut les autres ! Les gens qui te regardent rond comme un ballon mais qui la moitié du temps ne te proposent ni aide ni place. Je me suis fait violence pour demander a passer devant au supermarché a 8 mois de grossesse…et j’avais droit a la tronche. On mettra ca sur le compte des hormones mais ca m’affectait bcp a chaque fois !

    • Oh ma pauvre ! Moi au contraire, j’avais l’impression d’être dans un cocon vis-à-vis de la société ! J’en parle même en bien dans mon article sur les 10 choses trop bien quand on est enceinte (et qui me manquent)… Mais je crois qu’on ne dira jamais assez que chaque femme et surtout chaque grossesse est différente ! Mais moi aussi j’ai demandé à passer devant en caisse, je pense que c’était 2 semaines avant d’accoucher si je me souviens bien, un couple m’a laissée passer sans problème mais entre eux et moi, une dame faisait aussi la queue, et elle n’a pas compris que je lui passe devant. Elle m’a bandi sa carte d’invalide en me hurlant dessus et je lui ai juste dit que si elle voulait passer, elle n’avait qu’à le demander, comme moi je l’avais fait. Point barre. Et je suis restée devant elle, dans la queue, que ça lui plaise ou non. Je ne l’ai pas fait pour l’emmerder, non, juste pour éviter d’avoir à passer 20 minutes debout sans bouger avec 20 kilos en plus dans le bide !

  4. je peux faire ma relou ? et avouer que moi, malgré les boutons d’acné pas juvénile glups, malgré le soir où je me suis endormie au resto (diner en amoureux !!! pour nos deux ans…hum no comment ;), malgré le dernier mois passé comme une loutre sur le canapé, malgré les c.. dans le métro (et notamment celui qui m’a dit que je mentais à coup sûr et que je n’étais pas enceinte, que je disais ça juste pour avoir sa place… oui bien sur…), malgré les bas de contention, malgré le look approximatif quand on n’est pas encore assez grosse pour les fringues de grossesse mais qu’on ne rentre plus dans ses fringues normales… bref malgré tout ça, j’ai ADORE cette période et j’ai hate tellement hate de revivre tout ça une deuxième fois…. (même si là, avec Lapin n°1 dans les pattes, ça va être chaud chaud chaud, notamment côté sommeil arrgggg)

    • HAHAHAHA !!! L’endormissement au resto ! Ah non mais LOL !!! Tu me diras, ça compense le débile du métro… ça me laisse sans voix! Franchement je l’aurais défoncé je crois… Dis-moi que t’as réagi hein ?? Sinon je vais mal dormir je te jure !!
      Et mention spéciale au look approximatif, c’est trop trop ça !! Fringues de grossesse trop grandes, fringues normales trop petites, la lose ! 😉

      • alors, 1- l’endormissement au resto, je le traine comme un boulet depuis, je te jure, il me rate pas quand on va au resto depuis (heureusement, presque plus jamais AHAH), il me demande toujours si j’ai pris mon oreiller…
        2- comme dit plus tôt, je n’ai AUCUN sens de la répartie et surtout j’ai eu peur du type, je me suis dit que j’étais tombée sur un cinglé, un vrai , du genre qui allait me pousser sous la rame puis manger mon foie tout cru si je la ramenais encore… et puis en plus un gentil monsieur m’avait laissé sa place entretemps 🙁
        3- en plus, pendant cette période d’entre deux, on n’a en général pas encore dit qu’on était enceinte et les gens pensent juste qu’on a forcé sur les cacahuètes, c’est pas super…

  5. Coucou, j’ai bien ri à la lecture de cet article que je découvre maintenant! J’adore ta façon de décrire les choses que j’ai vécu plus ou moins pareil pour mes deux grossesses. Pour moi aussi le mythe de la femme épanouie plus plus pendant ses grossesses n’existait pas, c’est bien ça non le principe d’un mythe.

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