IMG_20131023_094659Me revoilà ! Je profite d’une sieste du Hibou pour rédiger mon petit billet du jour. Hier soir, en allant au lit, j’ai un peu réfléchi à ce blog, à ce que j’avais envie d’y mettre, mais aussi et surtout, comment le raconter. Et là, je me suis dit “Il n’y a pas 36 solutions, il faudrait commencer par le commencement !”. Donc, je m’en vais vous raconter comment j’ai su (et obtenu confirmation) que nous attendions un enfant.

Retour en arrière. On est fin mars 2013, en week-end à la campagne. Depuis plusieurs jours, j’ai mal aux seins (très mal) et je m’endors partout. Oui, mais comme je suis en vacances, c’est un peu normal que je dorme à gogo. Je viens de quitter mon emploi d’attachée de presse, je récupère la fatigue accumulée pendant 3 longues et dures années de labeur (Hé oh ! Toi là-bas, dans le fond ! Tu crois que je t’ai pas entendu marmonner “Cosette !” ?? Pfffff !). Donc on va dire, que je trouve juste que ça fait un petit moment que aïe, ouille, quand je descends les escaliers, je me tiens les seins (qui pourtant ne sont pas gros du tout, mais alors, vraiment pas).

Un soir, on discute avec mon mari de tout et de rien et là, au milieu de la conversation, il me sort : “Quoi ???? Tu connais pas LE hit international Supercoptère, la b*te en l’air, le c*l par terre tin tin tin… ??” Euh, bah non, désolée je connais pas… mais n’empêche que je commence à me gondoler. Lentement mais sûrement, je sens le fou rire monter. Et je renchéris en lui répondant : “Ah mais ouiiiii, c’est comme C’est la java, trou du c*l du chat… !!” (Aparté : ne vous affolez pas, Papounet et moi, on n’est pas en mode pipi-caca-prout H24 mais bon, là, il s’avère que c’est tombé comme ça, et avec le recul, je me dis que c’était très certainement hormonal) Et là, le plus gros FOU RIRE de ma vie (avec un autre que j’ai eu vers 10 ans, avec ma soeur, et où j’ai recraché du lait par le nez… enfin bref, je m’égare, là !). Je manque d’air, même. Et puis je PLEURE littéralement de rire, chose qui ne m’arrive jamais, de grosses, vraies larmes de rire. Papounet me regarde incrédule, limite inquiet : “Tu vas bien ?”… Le temps de me calmer et je lui réponds que oui, je vais bien, mais que franchement, je pense qu’il y a baleine sous caillou (anguille sous roche, ndlr) et que je suis peut-être enceinte. Echanges de regards paniqués, gorges qui grattent, bébé n’est pas “programmé”… Oh, mais c’est sûrement pas ça, après tout…

 

Oui sauf qu’en rentrant chez nous, le mardi 2 avril au soir, le doute est trop fort. Je dégaine le test de grossesse (oui, bébé n’était pas programmé, mais oui, j’avais quand même un test à la maison “au cas où”. Les mamans ont toujours tout un tas de trucs “au cas où”. Comme quoi, j’avais ça dans le sang avant même d’être mère !)… Je vous épargne les détails, l’attente, tout ça, vous connaissez. Pour être honnête, ce que je pense à ce moment-là c’est : “Pitié, montre-moi un beau +, je veux un beyyybé !! Euh, mais putain, non, je suis folle, je suis au chômage, je veux devenir coach sportive, montre-moi un -, merde ! Un + !! Non, un – !! …” Bref, ce n’était que le prélude de la grossesse (puis de la maternité), où, il faut bien le dire, tu deviens un peu schizo quand même.

 

Et là, bon ben un énoooorme + quoi ! Je vais voir Papounet. Je sais plus trop ce que je lui dis mais en gros, on va être parents. On s’assoit tous les deux sur le canap et on se regarde presque sans se voir. Mains moites, bouches sèches, oeil vif, on est heureux ? On sait pas ! On fait quoi ? On sait pas… On a chaud, vite, j’ouvre la fenêtre ! On est un peu perdus là… On va être PARENTS. Mais attends, c’est pas un truc de vieux ça ? C’est des vieux, les parents ! J’suis trop jeune, moi !

Et comme à chaque fois que j’ai pas de réponse, il me faut de la bouffe. “Chéri, il nous FAUT de la pizza, une bonne grosse pizza, et puis on verra après, hein !”. Papounet le super-héros part me chercher ma pizza. Chouette ! En bonne ex-attachée de presse, je commence de mon côté une liste des choses à faire en URGENCE dès le lendemain :

– aller voir le doc pour savoir ce qu’on fait;

– appeler la mater et puis la crèche (oui, j’habite en région parisienne et on m’avait dit : “avant même que ton bébé ait une tête, des bras et des jambes dans ton ventre, inscris-le en crèche !” Ah bon ? bon ok !)

– appeler la clinique où je devais me faire poser des implants mammaires 8 jours plus tard, pour savoir si on peut quand même le faire, ou pas (quoi ? je vous ai dit que j’avais des petits seins nan ?)

Et puis, dans le feu de l’action, j’appelle Marraine (pas la mienne, celle qui allait devenir la Marraine du Hibou) pour lui dire. Faut que je le dise à quelqu’un, VITE !! Elle sort de son cours de danse, dans le RER, elle capte mal, on se rappelle 3, 4 fois pour arriver à communiquer. Ca y est, je l’ai dit, c’est officiel. Mamounette en devenir…

 

Ah, et pour la petite histoire, la fameuse pizza, vous vous souvenez ? Ouais, bah elle nous a coûté la modique somme de 200 boules, car les flics n’ont pas aimé la voiture garée en double file en sortie de rond-point… Oui, mais M’sieur l’agent, y avait URGENCE là !! J’ai failli demander l’exonération du PV en écrivant un courrier en expliquant le pourquoi du comment, qu’on venait d’apprendre qu’on allait être parents pour la première fois… mais j’ai pas osé finalement !

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7 Comments on Plus ou moins ? ou alors plus ? ou moins ?

  1. Anguille sous roche, baleine sous caillou et et… b*t* sous couette … pardon je sors, mais j’aime trop cette expression … lol

    • Héhéhé ! Je revis la scène :
      Moi : “-E—UI—EN—EINTE”
      Toi : “Quooooiii ??”
      Moi : “-E—UI—EN—EINTE !!”
      Toi : “—AI—ON !!?!?”
      <3

  2. Héhéhé ! Je revis la scène :
    Moi : “-E—UI—EN—EINTE”
    Toi : “Quooooiii ??”
    Moi : “-E—UI—EN—EINTE !!”
    Toi : “—AI—ON !!?!?”
    <3

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