Et oui ! Encore un article qui parle de sein, de lait, de biberon. ENCORE. Je connais pas les chiffres exacts, mais à mon avis, un article sur l'allaitement est publié toutes les 8 secondes dans le monde. Sujet passionnant, au sens littéral du terme : qui déclenche les passions.

Ça fait environ 125 ans que je muris ce post. Enfin, en vrai, un an, peu ou prou (oui, j'aime les formulations désuettes, j'ai fait L, merde). Un an que je me dis "Oh putain, faut que ça sorte !!", un an à me dire "Non, en fait, tais-toi, tu ne vas faire que jeter de l'huile sur le feu… feu qui n'a pas lieu d'être". Un an à bondir en lisant des inepties, des méchancetés, des insultes. Un an à lever les yeux au ciel face à la bêtise humaine. Un an à lire, à me documenter. Un an à me demander comment tourner les choses pour exposer mon point de vue sans froisser ni blesser personne (ce qui est bien évidemment ET paradoxal, ET impossible).

Aujourd'hui, j'ai encore lu un article su rle blog Die Franzoesin qui me fait réagir. D'un côté parce qu'il fait écho en moi et que j'ai l'impression que j'aurais pu écrire ce post si je n'avais pas autant aimé allaiter. D'un autre côté parce que je ne suis pas du tout d'accord avec le fait de "y a pas de quoi en être fière". Si. Allaiter, même si c'est un choix, peut s'avérer difficile. Je me souviens avoir posté un jour sur Instagram une photo de mon fils au sein avec ette phrase "l'allaitement est un combat". Ce n'est pas parce qu'on choisi de donner le sein que c'est FACILE. Ce n'est pas parce qu'on choisit de donner le biberon que c'est facile, même combat. Mais quand tu donnes le sein, c'est ton corps. Il faut faire avec. Avec la fatigue, avec l'énervement, avec la douleur parfois. Tu ES l'aliment, le médicament, le doudou, le tout. Il y a zéro DISTANCE. Bien sûr, ce n'est pas parce qu'on choisit de donner le biberon qu'on n'est pas tout ça. Ce n'est pas du tout le sens de ma pensée. Mais ton corps… C'est comme si un comptable disait à un coureur de marathon "Bah quoi, t'as couru 42 km ? And so what ?" Euuuhh bah je vais pas te faire un dessin mais on repousse les limites quoi. Physiques et psychiques. Il y a aussi cette fierté de "c'est moi qui l'ai fait". Ne ressens-tu pas cette fierté vis-à-vis de ton enfant ? C'est toi -et ton homme- qui l'avez fabriqué, dans TON ventre (a priori). Et bien moi c'est pareil, pour mes enfants, et pour mon lait. Je fais du lait. Ce lait, mon lait, fait grandir mes enfants, les rend forts, les rend beaux. Je ne suis pas en train de dire que tu passes à côté de tout ça si tu donnes le biberon, que tes enfants seront faibles ou moins beaux. Pas du tout. Mais il n'y a rien de plus naturel que d'accomplir une tâche, et à s'en féliciter lorsque celle-ci est menée à bien. Donc SI, moi je suis FIERE. De moi et de mes fils. Fière du chemin parcouru.

En parlant de parcours, je ne saurais que trop vous dire de courir vous procurer le livre "A chacune son chemin pour un allaitement paisible", de Laura Boil et Virginie Lespingal-Bastide, qui compile des témoignages plus que poignants sur l'allaitement, tout en étant une- chef d'oeuvre de pudeur, de douceur et de respect. Personnellement, il ne quitte jamais mon chevet.

J'ai hésité et j'hésite toujours à publier cet article à l'heure où je le rédige, car il sera FORCEMENT biaisé. J'ai donné le sein à mes deux enfants. 9 mois pour le premier, 11 pour le second.  Plus d'un an et demi de ma vie à nourrir mes petits (dit comme ça, même moi je trouve ça flippant bordel). Des moments de tendresse, de joie, de douleur, de doute, de solitude aussi. Des moments qui m'ont forgée en tant que maman.

Alors évidemment, je ne vais pas dire que l'allaitement me laisse indifférente. J'aime ça. Point. Comme les framboises ou le chocolat. Je le savais même avant d'y goûter. C'est en moi, ça ne se commande pas. C'est (entre autre), ce pour quoi je suis faite, femme, avec deux glandes mammaires. Je ne me suis jamais demandé si j'allais nourrir mes enfants avec mon corps : POUR MOI, il est simplement fait pour ça.

D'où que cette question "Vous allez allaiter ?" me fait royalement, profondément, outrageusement CHIER. Premier enfant, je suis hésitante : euuuh, je dois dire quoi ? On attend quoi de moi ? Je sais pas… "Oui, si je peux… si j'ai pas mal, si j'ai assez de lait, si, et si, et si…" On voit déjà que des doutes qui n'ont pas lieu d'être ont fait leur chemin dans mon petit crâne de piaf nullipare. mais d'où peuvent donc venir ces incertitudes ?

Des on-dit ! Ah ces bonnes vieilles remarques de la Tante Bernadette qui te dit que si tu as de grosses loches, alors tu seras une bonne laitière (soit dit en passant, j'aime allaiter mais c'est le genre de réflexions tellement débiles que ça me filerait l'envie de passer au bib sans plus attendre), ou alors de la tante Denise qui te dit "Ah oui, c'est bien ! Enfin, si tu y arrives hein, parce que les crevasses, merci !"… Je n'ai pas de mots pour dire à quel point je suis usée de ces stéréotypes, ces clichés qui ont la peau dure et qui nous font douter avant même le passage à l'acte (ouais ça fait un peu Pierre Bellemare mais j'aime bien).

Deuxième enfant, je sais où je vais, où je veux aller. on me repose la question. Mon cerveau crie "Mais est-ce que je vous demande si votre grand-mère fait du surf sur la banquise en string moi ???!!" mais je me contente d'un "Oui' et puis je ferme mes oreilles. Je n'ai jamais eu une seule crevasse. Mon corps a commencé à frabriquer du collostrum au 4e mois de grossesse. Je n'ai eu qu'une seule mastite en 20 mois d'allaitement, et encore, parce que je m'étais "retenue" d'allaiter mon fils aîné en public, par peur du regard des autres. Je ne sais pas combien de litres j'ai pu tirer, en plus de ceux que j'ai donnés à mes enfants.

J'ai entendu des "faut que t'arrêtes, ça devient limite incestueux", "ton lait doit être mauvais, c'est pour ça qu'il a mal au ventre", "tu n'as pas assez de lait, c'est pour ça qu'il se réveille la nuit". Outre le fait que ces remarques sont pour moi le signe d'une ignorance voire d'une bêtise effarante, elles me foutent la HAINE. Prace que je devrais m'en taper comme de l'an quarante mais que je n'y arrive pas. Parce qu'elles me blessent. Parce qu'elles sont condescendantes envers moi mais aussi mes fils. Les réduire à des objets, des estomacs, des bouches asoiffées d'érostime… Bon sang, notre société ne tourne vraiment pas rond ! On peut montrer ses seins sur uen affiche dans le métro pour vendre des pastèques (véridique), mais pour nourrir sa chair, c'est crade. Au secours…

Quand on voit une lionne allaiter ses petits, on se pose moins de questions. Alors, certes, elle a pas de mains, elle peut pas ouvrir une bouteille et verser un biberon à ses rejetons. C'est peut-être pour ça qu'on lui fout la paix, d'ailleurs. Mais merde.

La nature, c'est femme = utérus + seins = bébé + lait. Après CHACUN FAIT CE QU'IL VEUT. Je l'ai dit, je me fous qu'on donne le sein ou le biberon. Mais les regards de travers, les réflexions méchantes et dégradantes qui laissent sous-entendre que donner le sein c'est sale, aliénant ou que sais-je encore, je dis NON (si tu me suis sur Snapchat, tu dois bien visualiser le N-O-N maintenant). C'est juste la NATURE, bordel de cul.

Oui je suis grossière. Je deviens grossière quand ça me prend au tripes. Je te l'avais dit, l'article est biaisé. C'était couru d'avance.

Maintenant, je pense aussi aux femmes qui ne peuvent pas allaiter alors qu'elles le voudraient, et à celles qui ne le veulent pas parce qu'elles n'en ont pas envie. Nous avons la chance (ou pas), de vivre à une époque et dans un pays qui nous laissent le choix. Alors pourquoi s'offusquer que certaines choisissent un chemin différent du nôtre (du mien, j'entends) ? Je pense à ces Mamans qui doivent répondre d'une toute petite voix à la fameuse question "Vous allez allaiter ?" "Euh non…", et qui, avant même la naissance de leur enfant doivent se justifier sur le pourquoi du comment. Est-ce que je vous demande, moi, pour qui vous allez voter ou la fréquence de votre épilation du maillot ?

Je crois que ce qui me dérange c'est que l'allaitement, au sein ou au biberon, relève de l'intimité. Encore plus que les nuits de son bébé, son développement moteur ou tout autre thématique dont raffollent Tante Bernadette et Tante Denise. L'allaitement regarde les parents et l'enfant, point.

Je le re-re-dis, mon article n'est pas neutre. J'affirme que le lait fabriqué par une mère pour son enfant est de loin ce qui lui correspondra le mieux. Si le bébé a soif, le lait contiendra plus d'eau, si le bébé a faim, il sera plus gras. C'est tout simplement MAGIQUE. Tout comme de fabriquer un enfant dans son ventre. Mais quel intérêt à donner le sein si l'envie n'est pas là ? Mon fils est sevré depuis près d'un mois. Tout comme son frère avant lui, il boit désormais du lait artificiel. Cela me fait des noeuds au cerveau et me crève le coeur, mais c'est un autre sujet. Il ne s'en porte pas plus mal. Il s'ouvre au monde, il rit, il dort même la nuit dis-donc ! Tous les deux, nous développons un lien extraordinaire, vraiment beaucoup, beaucoup plus fort depuis que j'ai mis fin à notre allaitement. Oui, ça me manque, oui, je crèverais pour une dernière tétée, là maintenant, tout de suite, telle une camée en manque. Oui. Et pourtant. C'était mon choix de dire stop, ça suffit. C'est mon choix de voir mon fils reposé le matin, souraint en journée, farceur et détendue avec moi. C'est mon choix de dormir la nuit, de porter des soutifs rembourrés et des tee-shirts à col haut et non plus une superposition de tops et de tee-shirts pour qu'on en voie le moins possible lors des tétées. C'est mon choix, et il nous rend heureux. POINT.

Je vois pas pourquoi un tel choix, qu'il intervienne à 1 mois, 3 mois, ou 24, ou même avant la naissance tiens, pourquoi un tel choix devrait défriser les gens. Est-ce qu eça nous regarde ? Non. J'ai tellement souffert des remarques, des regards dont je parlais plus haut. Je n'ose imaginer les réflexions que peuvent se manger les mamans qui ne donnent pas le sein. Culpabilisantes, méchantes, flippantes. Je ne les ai pas entendues, évidemment puisque je n'étais pas concernée mais elles me foutent tout autant la haine que celles que j'ai pu me manger.

Peut-être qu'il y a des mamans qui veulent se réapproprier leur corps déjà bien dézingué par la grossesse ? Peut-être qu'il y a des mamans qui pensaient donner le sein une fois toutes les 3-4h et basta ? Peut-être qu'il y a des mamans fatiguées ? Peut-être que ça nous regarde paaaaaaaaas ?! Moi tout ce que je vois, ce sont des mamans qui aiment leur(s) enfant(s) et qui se mettent la ratte au court-bouillon, en se demandant sans cesse si elles ont fait le bon choix, sein ou biberon.

Il y a un an, j'ai aussi lu le livre de Julie Grêde, intitulé "Sein ou biberon, choisis ton camp". Je vais être honnête, je n'ai pas aimé. Parce que j'ai trouvé qu'il jetait encore de l'huile sur le feu, qu'il alimentait un débat stérile. Le coup de "choisir son camp", je trouve ça maladroit. Je l'ai aussi trouvé culpabilisant envers les mamans qui ne souhaitent pas allaiter (mais c'est mon avis d'allaitante donc difficile d'être objective !). Aujourd'hui, c'est à mon tour de plonger dans ce même débat, de dire que oui, le lait maternel est ce qu'il y a de mieux pour son enfant (et peut-être par là même de culpabiliser les mamans qui n'ont pas donné le sein), à mon tour de dire que la société qui regarde de travers des mères qui nourrissent leur(s) petit(s) me sort par les yeux. Là où j'espère faire la différence, c'est dans mon refus d'alimenter quelque guerre que ce soit. Les pros sein me fatiguent. Elles me fatiguent d'ailleurs bien plus que les pros bib, qu'on entend jamais en fait. Là où jespère faire la différence, c'est en disant aux mamans de n'écouter QU'ELLES et que leurs choix ne regardent QU'ELLES et leur famille.

Pour finir, cette phrase que je ne cesserai jamais de répéter : "Un enfant heureux et un enfant dont les parents sont heureux". Trouvez ce qui vous convient, et écoutez-vous. BASTA.

(Et pardon pour les fautes, mais je voulais me coucher tôt, j'ai mis 6 ans à pondre ce post et je vais donc au lit sans rien relire !)

 

Share Button

26 comments on “Une histoire de sein”

  1. Ce que je trouve triste dans cette histoire, c’est qu’on lie l’amour qu’on pourrait avoir pour nos enfants à cette question. Si je l’allaite = je l’aime plus que toi. Su coup, moi, je suis parfois gênée de dire que j’ai allaité longuement mes deux filles parce que, bien souvent, en face de moi, la personne se sent obligée de justifier qu’elle aussi elle est une bonne mère, alors que je lui ai rien demandé ni même rien sous entendu de tel. Pour moi aussi, allaiter, c’est naturel, mais ça ne fait pas de moi une meilleure maman qu’une autre, ou une mère plus aimante pour ses enfants. Bref, marre que tout ça soit si compliqué.

    • Mais OUI, OUI et RE-OUI. Tu as mis le doigt dessus !!! Je vais peut-être même amender mon article du coup. Comme si l’amour pouvait se mesurer en fonction des choix des parents, comme s’il pouvait se mesurer tout court, comme si ça regardait quelqu’un d’autre que les personnes concernées. 

      C’est un peu “qui a la plus grosse” version mamounette. C’est triste comme tu dis, et ça me fatigue. D’où que j’ai autant attendu, et hésité avant de publier, parce que je ne VEUX PAS de ce faux combat qui n’est pas le mien.

  2. Touchée en plein cœur…
    Tout d’abord, on se ressemble bcp! J’ai fait L aussi, j’aime le chocolat et les framboises et surtout le Lindt noir aux éclats de framboises! 😉
    J’ai allaité mon fils 11 mois et j’ai eu foule de réflexions aussi : apres 2 mois ça sert à rien, le lait n’est plus bon, ou laisse le moi la nuit, on passera au bib et on n’en parle plus, ou encore mais tu vas l’allaiter combien de temps, il a quand même 3 mois. D’un côté, mon caractère de connasse et ces réflexions ont fait que j’ai tenu 11 mois tant bien que mal jusqu’à ce que mon petit bonhomme décide de passer à autre chose, quelques jours avant ses 1ers pas. Je me suis sentie abandonnée à ce moment là.
    Et j’étais certaine d’allaiter ma fille encore plus longtemps si possible. Mais voila, cette nuit elle aura 8 jours et ça ne se passe pas comme prévu. Elle ne sait pas téter. Genre pas du tout! Elle ne prend pas mon sein, même avec des bouts de sein en silicone, auxquels j’ai fait une allergie de ouf a en saigner! Ça commence juste à cicatriser. Je tire mon lait pour lui donner au bib (des latch de Munchkin qui sont exceptionnels d’ailleurs!) et j’attends de recevoir des bouts de seins de Chicco en caoutchouc pour tenter ma derniere chance. Sinon la lactation baissera forcément et je serai obligée de passer au bib ce qui me crève le cœur d’y penser depuis presque une semaine…
    Alors oui, je t’approuve, allaiter n’est pas facile, même quand on l’a choisi. Et aujourd’hui, je me rends compte que ne pas allaiter est encore plus difficile pour moi qui le souhaitais plus que tout.
    Laissons le temps au temps comme on dit et restons hermétiques à toutes les critiques possibles et (in)imaginables.

    • Mon conseil qui vaut ce qui vaut : as-tu consulté une conseillère en lactation ? Car Gustave ne savait pas téter non plus et… j’ai pu allaiter 11 mois, grâce à la conseillère que j’ai vue et qui m’a donné de précieux conseils sur les positions, des exercices à faire, les coordonnées d’une ostéopathe spécialisée chez les bébés… Bref si ça te tient à coeur, n’abandonne pas pour rester sur des regrets. Les bouts de sein et tout le reste, à part miner ta confiance en toi en mode “je ne suis pas capable d’allaiter sans ci ou ça”, ne servent à rien selon moi puisque ton premier allaitement s’est bien passé. Tout va bien chez toi, ta princesse a juste besoin d’un petit coup de pouce, une conseillère pourra certainement vous aider. Mais comme Lili le dit fort justement en commentaire, l’amour d’une Maman ne se mesure pas au sein ou au bib. Vous aurez de toutes façons votre histoire, qui sera belle et pleine de love ! 🙂

  3. Merci pour cet article !! Je suis maman d’un petit garçon de 13 mois toujours allaité (même si je sens que c’est bientôt la fin) et je suis parfaitement d’accord avec toi .
    Que l’on choisisse ou pas d’allaiter son enfant, le plus important c’est que la maman se sente bien et du coup bébé aussi !! Je connais aussi les réflexions … Genre “mais tu es esclave de ton enfant en fait !!?? ” “Tu as plus de vie en allaitant ” et bien sur le fameux “franchement la c’est plus un bébé c’est malsain !!! ” j’en profite je vous dis MERDE !! Et voilà .
    Merci super maman .
    Bisous

  4. Merci pour ce post! Des que je suis tombée enceinte je ne me suis même pas posé la question : j’allais allaiter! Pourquoi? Je n’aurai pas pu y répondre. Pour moi c’était naturel et puis c’est tout. Rien ni personne n’aurait pu me faire changer. Sauf que personne ne m’avait dit Oh combien c’était difficile et fatiguant et stressant et culpabilisant, mais je l’ai fait pour les deux bébés. Pas assez longtemps à mon goût (3 mois pour mon fils, et ma fille est toujours au seins à deux mois et demi.) mais je peux dire Haut et fort que j’en suis extrêmement fière. Comme vous dites c’est nous qui l’avons fait! Ils grandissent grâce à notre lait et nos efforts! Quelle fierté quand on dit de ma fille qu’elle a de belles joues et qu’elle se porte bien ( soit dit en passant fierté Maternelle quand je la change et que je vois ces cuisses pleins de bourrelets mmmm j’adore) Bref. Même si je n’allaite pas autant que je l’aimerai, je l’ai fait, j’ai beaucoup aimé ça et je le referai si je pouvez. Je suis 100% d’accord avec vous sur le fait de dire que c’est personnel et que personne n’a à juger le choix des mamans. Chacune fait ce qu’elle veut et ce qu’elle veut.
    Moi j’ai allaité mes enfants en public ( avec lange) alors que je suis très pudique mais je ne me suis jamais posé de question. Que Ca plaise ou pas, je nourris mon enfant donc stop!
    Désolée pour le roman mais jai tellement aimé votre post qu’il fallait que je laisse un mot.
    Et merci pour tout vous êtes une super maman!!

  5. J’aurai tellement voulu allaiter mais pour la première(6ans aujourd’hui)
    J’ai essayer et elle n’a jamais voulu téter(né par césa et amener plus de 2h après l’accouchement)
    Pour mon deuxième (13mois) quasi jusqu’a la fin de ma grossesse je voulais allaiter(j’avais eu plein de doute tout le temps bib/sein sein/bib)
    Et quand j’ai accoucher et qu’on m’a poser CETTE question ” vous voulez allaiter?”
    La peur m’a pris au bide et j’ai dit NON
    Choix que j’ai regretter 2 jours plus tard j’ai voulu commencer a lui donner le seins
    Je l’ai dit a la sage femme qui m’a dit que je n’avais pas a regretter mon choix que le bib c’etait tres bien
    Donc j’ai continuer le bib a la mater ne sachant comment m’y prendre avec mon petit chat.
    Une fois rentrer a la maison j’ai voulu retenter alors j’en ai parler a la sage femme qui est venue post accouchement
    Elle m’a prescrit de l’homéopathie pour la lactation un tire laot electrique
    Bref j’ai essayer de tirer mon lait de mettre mon bébé au sein le plus possible mais tout comme sa soeur il n’en a pas voulu
    Donc je sais déja que quand bebe n°3 fera son nid
    JE L’ALLAITERAI coute que coute et le plus longtemps possible(ca choquerai mon entourage si a 2 ans bebe aura encore une têtée mais rien a faire)

    Merci pour cet article

  6. Très chouette article.
    Moi, je suis à l’inverse de toi. Avant même d’être enceinte, je savais que je ne voulais pas allaiter. Ça ne me semblait pas naturel ( pour moi). Et pourtant j’ai hésité car je voulais le meilleur pour mon bébé. Alors, je me suis renseignée, je suis même allée à des réunions spécial allaitement où j’ai cru me faire huer quand je disais que j’hésitais ( ben oui le biberon c’est le mal). Alors j’ai décidé d’attendre la rencontre avec bébé. Je me disais que peut être en le voyant ça me semblerait évident.
    Et le grand jour est arrivé, bébé est né sans souci, je l’ai pris sur moi et j’ai su.
    Tadam ….
    Il a bu son premier biberon.
    Et je n’ai aucun regret. Notre relation est géniale depuis 9 ans. Il a toujours été un bébé en bonne santé, grand, beau ( évidemment ).
    Pourtant, tout comme tu as dû te justifier d’allaiter, j’ai dû me justifier de ne pas allaiter. Je suis passée pour une mère égoïste face à beaucoup de personnes. Je me suis sentie idiote lorsqu’une inconnue m’a demandé ” et vous le nourrissez ?” ” euh, évidemment que je le nourris. Tu l’as bien vu mon bébé tout potelé ” avant de comprendre que nourrir = donner le sein et de balbutier honteusement ” euh non ” . Mais de quoi ils se mêlent les gens ?

    Et même si je n’ai jamais allaité, je pense comme toi que c’est le lait le mieux adapté aux bébés. Mais le lait artificiel l’est presque tout autant. Et le plus important au final ce n’est pas le choix du lait ( sein ou biberon) mais le choix de la mère. Car si maman est bien, bébé sera bien.
    Et merde à tous ceux qui portent des jugements et culpabilise ces jeunes mamans. Cela ne les regarde pas.

  7. Comme vous, je considère qu’il s’agit d’un choix qu’on fait avec soi-même, qui dépend de pas mal de choses, notamment de comment on ressent son corps, mais aussi de son corps lui-même! Et puis, il y a bébé, chacun est unique et parfois, le biberon s’impose. Il existe tellement de cas de figures… Je n’aime pas du tout cette tendance actuelle qui consiste à s’autoriser à critiquer les futures et jeunes mamans comme s’il s’agissait de films ou d’objets en démonstration télé-achat. . Bref, à quand le retour de la bienveillance et de la compassion?

  8. Parole d’une mère qui se voyait faite pour allaité et qui n’a pas pu, (ma fille ne savait pas téter on a essayé beaucoup de chose avec une conseillère en lactation et rien n’a fonctionné, j’ai tiré mon lait trois semaines mais j’étais au bord de l’épuisement et j’ai fini par me dire que ma fille avait plus besoin d’un mère reposé que de mon lait) merci pour ton article que je trouve très très juste. Non si je n’allaite pas mon bébé je ne l’aime pas moins, et non si je l’allaite je ne l’aime pas plus. Je pense que tout le monde a un rapport à son corps, à sa féminité différente et on ezt qui pour juger de cela… Je comprend que mes copines allaitante aient été refroidi quand leur beau père se collait à elle alors qu’elle essayé de mettre leur bébé au sein maladroitement (et oui c’est le début). Enfin bref ceci ezt décousu mais je crois qu’il faut être fière de faire des choix pour nos enfants qu’ils plaisent au autres ou non. Et vraiment je te tire mon chapeau par ce qu’allaiter c’est une des plus belles choses que l’on puisse faire (si on en a l’envie et la possibilité) mais bon sang que c’est fatiguant (physiquement & à cause de cette merdique société qui te fait douter en permanence) bref merci t’es mots mon fait du bien !

  9. Voilà entre confiture et tarte aux fraises, je prends le temps de te laisser un petit mot, car j’ai beaucoup aimé ton article 🙂
    J’ai lu aussi celui de Die Franzoesin… Il ne m’a pas choquée, car je sais qu’effectivement en Allemagne, l’allaitement est très très mis en avant… Mais comme toi, le fait de lire que nous ne devrions pas être fières d’allaiter m’a un peu heurtée… Je crois qu’on a tout à fait le droit d’être fières de cet acte, pas toujours si simple dans la société actuelle (tout comme on a droit d’être fière d’avoir accouché sans péri, d’avoir couru 5 ou 50km, d’avoir réussi à coudre pour la première fois… bref ^^).

    Tu connais ma position quant à l’allaitement. Comme je le dis souvent je suis plutôt pro allaitement, mais au fond je suis surtout anti rien (ou si, anti cons ? ahah)… J’ai allaité mon loulou 34 mois et je compte bien allaiter bébé 2 trèèèès longtemps également, car c’est ce qui me semble fait pour moi, pour nous, c’est tout. Je milite souvent, mais pas pour créer une guerre du nichon, non je milite car je suis fermement convaincue qu’on n’informe pas assez… Certaines mamans font des choix sur des on-dits ou par désinformation. Je suis POUR le choix, mais en ayant les bonnes infos, des informations correctes et objectives sur chaque option. L’allaitement souffre toujours de nombreux préjugés et c’est dommage. Certains allaitements foirent à cause de ça.

    Ce qui me dérange, c’est qu’on juge presque la valeur d’une maman à ce simple choix… Et quelque soit le choix qu’elle fait on lui attribuera comme un jugement de valeur, une “note”. C’est triste. Etre maman oui, c’est avoir la fonction nourricière, peu importe la manière, mais on n’est pas réduites à ça. Tout comme l’amour et la tendresse que l’on porte à nos enfants ne se résument pas à CE choix.

    Malheureusement nous vivons dans un monde où il faut entrer dans des cases, où juger l’autre et ses actes est presque normal. Il faut définir ce qui est bien ou mal, normaliser les individus.
    Mais comme tu le dis si bien, le choix de l’allaitement ou du LA, tout comme celui du cododo, du portage ou de plein d’autres choses, sont des choix intimes qui devraient pouvoir être pris avec sérénité. On devrait pouvoir se tourner vers l’extérieur pour y trouver de l’empathie et du soutien, des conseils, et non des jugements.

    Enfin bref, il est un peu tout décousu mon commentaire ^^ Mais je voulais t’écrire “quelques” lignes. Ca fait du bien de lire un article comme ça le matin 🙂

  10. Je fais parti de celles qui ont fait le choix de ne pas allaiter, pour mes 2 enfants. Ça ne s’explique pas, c’est viscéral, comme celles qui allaitent qui disent que le choix s’est imposé à elles, mois c’est pareil. L’allaitement ne m’a jamais fait envie, je voyais ça comme une contrainte, quelque chose que je n’arriverait jamais à gérer et qui ne me faisait pas du tout envie. Mais malgré tout je suis fascinée par les blogs de Mamans allaitantes, par les photos que je trouve superbes.
    Et je crois que la pire des questions pour une non allaitante c’est: mais pourquoi tu ne le nourris pas?
    Comme si donner des biberons de lait artificiel n’était pas nourrir son enfant.

    Je trouve ça vraiment dommage qu’il y ait une telle opposition entre allaitantes et non allaitantes. une allaitante/militante m’a meme une fois dit que je n’étais pas une vraie mere… Comment une mere peut elle dire ca à une autre mere?

    Bref même si je ne me suis forcément pas reconnu dans ton article, j’ai adoré le lire!

  11. Je suis d’accord avec tout, presque. Sauf le “oui, le lait maternel est le meilleur”. Dans quel sens ? Selon quels arguments et quels faits ? Je trouve que dire (et terminer par) ça, sans recul aucun, décrédibilise une bonne partie de ton pourtant si excellent texte.

    • Euh en même temps, c’est moi où j’ai bien dit TROIS FOIS que mon article était biaisé ? Évidemment qu’il n’y a pas de recul ! J’ai été, je pense, plus que claire en le rédigeant. Ton commentaire me prouve une nouvelle fois que quand on a envie de voir que ce que l’on souhaite alors oui, tout se déforme. Demande aux pédiatres, à l’OMS, ton pharmacien. Lis sur les boîtes de LA. Regarde, vérifie, demande à des labos d’analyser la composition du LM et du LA. C’est un fait établi : le lait maternel est le meilleur car il est par nature, tout simplement le mieux adapté à l’enfant. C’est intrinsèque. Pas d’enfants, pas de LM. 

      Quant à avoir de la crédibilité, euh sincèrement, je m’en cogne. Je suis pas médecin ni laborantine. J’écris avec mon coeur et je ne cherche pas à convaincre, je n’ai de comptes à rendre à personne. 

      Des commentaires comme le tien me choquent et me blessent profondément car ils déforment mes propos et se permettent d’introduire un jugement de valeur que je refuse. 

      • Super article, sujet très délicat malheureusement. En ce qui me concerne je suis tombée des nus en découvrant : autant de débat sur un sujet si perso et que pour beaucoup il s’agissait presque d’un choix assimilable à de la politique voir de la religion. Tout le monde à son mot à dire et son avis. On pense tous faire le meilleur choix pour notre enfant et heureusement. N’embêtons pas les autres avec !
        Mon histoire :
        J’ai choisi d’allaiter à la fin de ma grossesse parce que le lait artificiel ne m’inspirait pas. Tout s’est très bien passé (j’ai vu une consultante en lactation avant d’accoucher qui je pense est un rdv indispensable tant il y a d’idées reçues sur le sujet). Malgré mon expérience positive je reconnais que l’allaitement peut être crevant et beaucoup de mes amies – peu ou mal soutenues et conseillées- ont dû vite abandonner (ce que je trouve tres dommage)

        Je ne m’attendais pas à tout cela. A un sujet si sensible. Il est choquant de devoir se cacher pour allaiter. Nombre de professionnels de santé ne soutiennent pas vraiment l’allaitement à mon immense surprise. Car oui d’un point de vue purement scientifique il est avéré que l’allaitement est bien meilleur on ne va pas faire l’autruche.
        J’allaite toujours ma fille de 7 mois (pour ma part je commence à saturer un peu, du moins j’aimerais que les tetees s’espacent davantage mais la poupette ne veut pas de bib et je n’ai pas le cœur à la forcer alors j’attends la diversification complète 🙂 on ne connaît jamais aussi bien la patience que lorsqu’on est parent).

        La seule chose que j’ajouterai à cet article ou sur laquelle j’insisterai et qui est en lien avec le commentaire précédent est “assume ton choix” : Si tu ne regrettes pas d’avoir donné le biberon à ton enfant (et même si tu regrettes) ne réfute pas les études scientifiques (avec une pétition par exemple cf. Une réponse à l’article du monde. Et surtout ne mele pas le féminisme à tout ca. Il y a autant de courants que de femmes grrr)
        Je n’ai pas eu le sentiment que les mères donnant le biberon étaient culpabilisées globalement par la société mais je peux me tromper.

        En tout cas merci pour cet article. Le ton est bien choisi. Les commentaires sont assez sains à mon goût pour un sujet d’habitude si virulent.

    • Et donc le lait artificiel serait aussi bon que le lait maternel ? Selon quels arguments et quels faits stp ? Il constitue un substitut acceptable, et sans danger et heureusement qu’il existe, on est d’accord mais prétendre que c’est l’équivalent du lait maternel est tout simplement faux. Encore une fois, dire cela ne fait pas de nous une meilleure maman ou une maman qui aime plus ses enfants que les autres. Il faut arrêter de tout remettre en question et choisir sereinement le biberon, sans culpabiliser. Je sais que les produits frais et fait maison sont meilleurs que les plats préparés, ça ne m’empêche pas de me commander une pizza sans honte 🙂

  12. je suis bien d’accord avec toi. l’allaitement ou non fait partie de l’intimité, ca ne regarde que les parents ! mais beaucoup de personnes croient détenir LA vérité… dans un sens ou dans l’autre, il ne faut pas se laisser marcher sur les pieds et faire comme on le sent…

  13. Quel bel article ! Merci pour ces mots.
    En lisant tes mots je me suis évidemment plongée dans ma propre expérience à l’allaitement. 3 enfants. 3 expériences radicalement différentes !
    Le premier (12 ans aujourd’hui), allaiter était tout simplement impensable ! Une telle relation avec mon corps, c’était inenvisageable… Et j’ai eu la chance de n’avoir subi aucune remarque, ce qui me semble étrange a posteriori !

    La seconde (3ans1/2), là je me suis posée la question… Et finalement c’est le papa qui m’a demandé s’il était possible de ne faire que biberon. S’agissant d’un remariage pour moi et son 1er enfant pour lui, il voulait s’investir tout autant que moi. Je l’ai compris et comme le bib c’était déjà bien passé j’ai dit ok. Peut être avec une pointe de regret mais qui est vite passée.

    Et enfin la troisième (23mois), là, c’était différent. Je VOULAIS allaiter. Mais la vie nous réserve parfois des surprises, bonnes ou mauvaises. La grossesse a été difficile. Et l’accouchement une véritable catastrophe. Déclenchement qui au bout de 48h ne donnait rien. Pour au final vaguement se réveiller mais qui s’annonçait long. Je n’osais même plus demander quels foutus produits on me filait tellement il y en avait ! Ca s’est fini en césarienne sous anesthésie générale. Et je crois qu’il n’y a pas pire…
    Quand on m’a amené ma fille qui du coup avait déjà plusieurs heures, le papa avait d’ailleurs dû intervenir pour ne pas qu’ils lui donnent de biberon mais pipette en précisant que j’allais allaiter, toute une équipe a débarqué (sf, anesthésiste, gyneco) pour me dire que l’allaitement était impossible parce que BEAUCOUP trop de produits dans le corps ! Et qu’il fallait bien qu’elle mange cette petite…

    L’horreur ! J’ai pleuré des jours et puis j’ai essayé de faire sans.
    Mais au bout de plusieurs semaines de bib, c’est ma fille qui avait un comportement étrange avec moi. C’est le pédiatre qui m’a conseillé de la mettre au sein même sans lait. Besoin de re-connexion avec maman.

    La leache ligue m’a conseillé de l’y mettre au maximum de tenter une relactation avec un tire lait mais malheureusement, rien.
    En revanche la puce m’a prise un peu pour sa tétine de substitution quelques temps (4 mois environ) et puis un jour elle a dit stop. J’ai profité autant que j’ai pu ! Et ce malgré les remarques qui furent nombreuses !

    La conclusion ?
    bib ou sein même combat, seuls l’envie et le bien-être mère/enfant importent.

    Et le 4eme sera mis au sein !!

  14. Exactement ce que je pense et ressens… J’ai allaiter exclusivement pendant 5 mois mais j’ai à arrête il y a deux semaines. Ca affecter ma santé (en gros grosses migraines qui m’ont complètement épuisée et déshydratée .. Je ne pouvais plus m’alimenter et le nourrir. Ce qui m’a le plus énervée ce sont les questions : combien de temps vas tu le nourrir?parce que le biberon ce n’est pas de la nourriture? Et autant que cela marchera pour nous… Je suis tellement fière de ce que j’ai fait. Il faisait 2.5kg à la naissance et en faisait 7.5 après 5 mois d’allaitement exclusif. J’ai tellement apprécié ces moments à tous les deux… Merci pour ton post, ça me donne des papillons dans le ventre.

    Je t’embrasse

  15. Génial cet article ! Je n’ai rien à ajouter parce qu’il traduit parfaitement le fond de ma pensée avec de l’humour quand il faut et du coup de gueule quand il faut. Marre de voir défiler sur facebook des sujets sur l’allaitement tournés de manière à mettre de l’huile sur le feu et à forcer à se dire que l’on est dans “un camp”. Sérieux, on se croirait sur Koh-Lanta, ds rouges, des jaunes, et même après avoir fini d’allaiter, des ex-rouges, des ex-jaunes, mais bordel vous êtes blancs ! Vous êtes juste des mamans qui avez fait le choix qui vous semble le meilleur donc c’est forcément le bon pour vous et votre enfant. Il n’y a pas de camp, juste des mamans qui aiment leur enfant (oui bon ça fait un peu cliché comme phrase mais en gros c’est l’idée). Et sinon juste parce que je me suis dit en te lisant, ouf je ne suis pas la seule donc ça doit être normal, moi aussi j’aime trop donner le sein, je suis une droguée de la tétée, 15 mois le premier, et le second c’est en cours et quand ça va s’arrêter, c’est certainement pour moi que le sevrage sera le plus difficile 😉 Et même que quand j’allaite, il m’arrive souvent de chanter des chansons populaires ou enfantines remixées à la sauce allaitement. En gros, par exemple, J’ai du bon tabac, ça donne “j’ai du bon tété dans ma tétéière, j’ai du bon tété et c’est pour bébé”. Voilà et maintenant que j’ai avoué l’inavouable, je vais me cacher 😉 Ah si une dernière chose, moi aussi j’ai fait L et j’approuve totalement l’expression “peu ou prou” et bizarrement j’ai aussi apprécié “bordel de cul” dans ces circonstances 😉

  16. “Moi tout ce que je vois, ce sont des mamans qui aiment leur(s) enfant(s) et qui se mettent la ratte au court-bouillon, en se demandant sans cesse si elles ont fait le bon choix, sein ou biberon. ”

    Juste merci pour cette phrase 🙂

  17. Mais OUI ! MERCI !

    Ma fille n'a que 2 mois, et depuis ses deux semaines je ne compte plus les fois où ma belle-mère m'a harcelée pour que je lui laisse une nuit entière. Je l'allaite, elle a besoin de moi, je dois te le dire en quelle langue ?? (on en parle du fait qu'à la maternité elle a voulu renvoyer mon homme chez nous pour qu'il dorme ET VENIR PRENDRE SA PLACE ?!)

    L'allaitement est vraiment le sujet qui remue le plus les gens… Et même si je suis heureuse d'allaiter, je ne comprend pas qu'on puisse juger celles qui ne le font pas. Je me reconnais tellement dans ta description de la nullipare qui se demande si elle en sera capable, si ça ne sera pas trop dur, si, si, si… Enceinte je pensais qu'à la première difficulté je lâcherai l'affaire, et au final je me suis battue pour continuer à nourrir ma fille. Et oui, comme toi j'en suis fière, et je clame haut et fort que j'en ai chié mais que j'y suis arrivée !

  18. Merci beaucoup pour ce très bel article. Comme beaucoup d'autres lectrices, je me suis énormément reconnue dans ton texte, tes peurs, tes doutes, tes coups de gueule.

    Je réagis aussi au fait qu'on te reproche de dire que le LM est le meilleur aliment pour bébé. C'est un fait, c'est biologique, c'est scientifique, point barre. Mais cela ne veut pas dire que les mamans biberonnantes doivent culpabiliser, car il faut mille fois mieux une maman qui allaite au biberon et qui se sent bien, qu'une maman qui allaite au sein alors qu'elle n'en a pas envie. Chaque maman est différente, chaque bébé est différent, donc chaque relation maman/bébé est différente et se construit avec les choix et les envies des deux, les personnes extérieures n'ont pas à remettre cela en question. Toutes les mamans ont de quoi être fières d'elles.

    Ma fille a onze mois, et elle est toujours allaitée. Alors j'en ai pris des réflexions dans la figure, surtout de la part de ma belle-mère… Au début, je laisser pisser en baissant les yeux, en mode "cause toujours, tu m'intéresses". Mais au bout d'un moment, j'ai dit STOP. Et maintenant, à chaque fois que quelqu'un se permet de me juger parce que j'allaite ma fille, je répond poliment mais fermement que l'alimentation de bébé est l'affaire de bébé et des parents, et que personne d'autre ne doit y mettre son nez. C'est un sujet intime, et oui, c'est indélicat et invasif de demander à chaque fois "tu la nourris toujours ?". 

    Peut-être que la génération de nos enfants ne connaîtra pas cette polémique, puisque nous sommes nombreuses aujourd'hui à vouloir en sortir… 

  19. Bonjour. Je découvre petit à petit ton blog et ca fait plaisir de lire de tels articles. Enceinte de mon 2ème petit prince prévu pour fin octobre j'ai à coeur l allaiter mais je me sens… perdue ?! Pour mon premier on m'a laissé livrée à moi même avec bébé on m'a juste dit laisser le téter 15 minutes chaque côtés on verra si le lait monte.  Résultats méga crevasses le premier jour et comme j'avais été transfusée après l accouchement j'ai du arrêter d allaiter avant même d'avoir essayer car le sang qui couler des crevasses n'était pas le mien.  Tout ca parce que les sages femmes n en avaient rien a faire et preferaient passer 3 secondes à déposer un bibi déjà fait plutôt que de passer du temps à m apprendre . Cette fois si je me suis conditionnée pour rester ferme et déterminée et les solliciter même si ca les gonfles j espère juste ne pas être transfusée encore une fois sinon mes espoirs tombent à l'eau . Enfin bref tout ca pour dire que ca fait plaisir de te lire et c'est encourageant.  Merci 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *